Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Commerce

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

En 2018, l’activité des secteurs du commerce ralentit légèrement, à l’exception du commerce de gros qui conserve une activité dynamique. En effet, l’investissement des entreprises (+ 3,8 %, après + 4,7 % en 2017) et les dépenses de consommation des ménages (+ 0,9 %, après + 1,4 %) décélèrent, de même que les échanges extérieurs (+ 3,5 %, après + 3,9 % pour les exportations et + 1,2 %, après + 3,9 % pour les importations).

Dans le commerce de gros , l’activité conserve sa vitalité dans la plupart des secteurs et la progression des prix entamée en 2017 s’accentue, en raison notamment de la hausse des carburants. L’activité des grossistes en produits agricoles bruts et animaux vivants se redresse en 2018. Premier contributeur de la croissance en 2018, le commerce de gros de biens d’équipement est encore stimulé par l’investissement des entreprises. Les ventes des grossistes en biens domestiques accélèrent, portées par les exportations de la plupart des produits, notamment des produits de luxe, tandis que la consommation des ménages français diminue. Seule l’activité des autres grossistes spécialisés se dégrade en 2018, pénalisée par les ventes de produits pétroliers.

Après trois années de croissance soutenue, l’activité du commerce et de la réparation automobiles marque le pas dans l’ensemble des secteurs. Les prix augmentent sensiblement, tirés à la hausse par les exigences accrues sur les normes anti-pollution. Les ventes du commerce automobile (plus de 70 % du total des ventes) contribuent pour seulement 0,8 point à la croissance d’ensemble du secteur. Les immatriculations de voitures particulières neuves ralentissent, particulièrement en fin d’année. Les constructeurs de groupes français gagnent cependant 3 points de part de marché pour atteindre 57,4 %, du fait du rachat d’Opel par le groupe PSA. Le commerce d’équipement automobile freine également, après une année 2017 particulièrement dynamique. Les ventes de motocycles reculent : les immatriculations de cyclomoteurs se contractent fortement, en lien avec l’application de la norme européenne anti-pollution Euro 4 en vigueur depuis le 1er janvier 2018 pour les plus petites cylindrées.

En 2018, dans un contexte de hausse des prix, les ventes du commerce de détail freinent nettement en volume, en particulier dans les grandes surfaces d’alimentation générale. Le commerce alimentaire spécialisé reste dynamique en 2018. Les ventes des petites surfaces généralistes augmentent également. Dans son ensemble, le commerce non alimentaire en magasin ralentit légèrement. Les ventes en magasin de culture et loisirs reculent fortement, essentiellement du fait des magasins de jouets. En revanche, les ventes en grands magasins restent soutenues, bénéficiant du retour des touristes étrangers. La vente à distance (notamment sur l’internet) continue de gagner des parts de marché malgré une croissance atténuée en 2018.

L’emploi salarié augmente modérément dans les secteurs commerciaux. En 2018, environ 3,2 millions de salariés travaillent dans le commerce ; ils représentent 20 % des salariés des secteurs principalement marchands. Pour la première fois depuis 2008, le commerce de détail est le secteur qui contribue le moins à la hausse des effectifs du commerce.

Tableaux et graphiques

Figure 1Parts de marché du commerce de détail selon la forme de vente

en % de la valeur TTC
Parts de marché du commerce de détail selon la forme de vente (en % de la valeur TTC)
Produits alimentaires (hors tabac) Produits non alimentaires
2017 2018 (p) 2017 2018 (p)
Alimentation spécialisée1 18,0 18,5 0,6 0,7
   Boulangeries-pâtisseries 7,1 7,3
   Boucheries-charcuteries 4,0 4,0
   Autres magasins d'alim. spécialisée 7,0 7,2
Petites surfaces d’alim. générale et magasins de produits surgelés 6,3 6,5
Grandes surfaces d’alim. générale 64,7 64,8 14,1 14,4
   dont : supermarchés 28,3 28,4 5,6 6,1
             hypermarchés 35,5 35,4 8,2 8,1
Grands magasins et autres magasins non alim. non spécialisés 0,3 0,3 2,9 3,0
Magasins non alimentaires spécialisés (y c. pharmacies) 1,2 1,0 57,2 56,5
   Carburant 0,3 0,2 4,4 4,6
   Pharmacies2 0,1 0,1 10,2 10,2
   Autres 0,8 0,7 42,6 41,7
Commerce hors magasin 7,6 7,3 7,4 7,6
   Éventaire et marché 2,2 2,1 0,4 0,4
   Vente à distance 4,2 4,1 5,5 5,7
   Autres formes 1,2 1,1 1,5 1,5
Commerce de détail et artisanat commercial 98,0 98,4 82,2 82,3
Ventes au détail du commerce automobile3 0,0 0,0 10,3 10,5
Autres ventes au détail4 2,0 1,6 7,5 7,3
Ensemble des ventes au détail 100,0 100,0 100,0 100,0
  • p : données provisoires.
  • 1. Y c. artisanat commercial.
  • 2. Pharmacies et commerces d'articles médicaux et orthopédiques.
  • 3. Ne comprend pas les ventes et réparations automobiles, inclut seulement les ventes et réparations de motocycles et les ventes de produits liés à l'automobile.
  • 4. Commerce de gros, prestataires de services et ventes directes des producteurs.
  • Note : l'activité de certaines grandes entreprises peut relever de plusieurs formes de vente : hypermarchés, supermarchés et petites surfaces d'alimentation.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2014.

Figure 2Activité commerciale selon le secteur d'activité

Activité commerciale selon le secteur d'activité
Valeur en milliards d'euros Évolution des ventes en volume aux prix de l'année précédente en %
2018 (p) 17/16 18/17 (p)
Commerce de détail1 2 518,3 1,4 0,2
   Alimentation spéc. et artisanat comm. 47,9 1,0 1,5
   Petites surf. d’alim. gén. et mag. de prod. surg. 14,3 2,5 4,6
   Grandes surfaces d’alim. générale 181,1 0,9 -0,4
   Grands mag. et autres mag. non alim. non spéc. 11,9 9,7 3,6
   Magasins non alim. spécialisés (y c. pharmacie) 220,1 0,8 -0,5
   Carburants 17,8 -0,7 -5,0
   Technologie de l'info. et de la comm. 8,3 8,6 3,2
   Équipement du foyer 50,6 1,2 0,0
   Culture, loisirs 23,5 -3,4 -4,4
   Autres comm. de détail en magasin spéc. 119,8 1,2 0,5
   Habillement-chaussures 36,7 -0,2 -3,6
   Autres équip. de la personne 21,0 4,2 0,9
   Pharmacies, articles médicaux et orthop. 38,3 2,5 3,7
   Autres magasins spécialisés 23,9 -1,5 1,8
   Commerce hors magasin 43,0 5,3 2,2
Comm. et réparation automobiles1 131,3 5,3 1,1
   Comm. de véhicules automobiles 93,4 4,6 1,1
   Entretien et réparation automobile 23,5 7,0 1,4
   Comm. de gros d’équip. automobiles 1,9 6,6 0,7
   Comm. de détail d’équip. automobiles 8,2 4,5 0,6
   Comm. et réparation de motocycles 4,3 10,9 -1,2
Commerce de gros3 670,1 1,4 2,0
   dont : produits agricoles bruts 61,8 -8,8 1,5
            produits alim., de boissons et de tabac 152,8 3,5 1,1
            biens domestiques 151,2 1,2 2,7
            équipements de l'info. et de la comm. 50,6 6,8 7,7
            autres équipements industriels 94,0 5,2 3,2
            autres commerces de gros spécialisés 135,9 2,6 -0,7
Intermédiaires du commerce 135,8 1,8 1,6
  • p : données provisoires.
  • 1. Ventes de marchandises TTC.
  • 2. Ventes de marchandises au détail y c. ventes de l'artisanat commercial : boulangeries, pâtisseries, charcuteries.
  • 3. Ventes de marchandises HT ; y c. secteurs du commerce de gros de produits divers.
  • Note : répartition par secteur d'établissement pour le commerce de détail et le commerce et réparation d'automobiles, répartition par secteur d'entreprise pour le commerce de gros.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2014.

Figure 3Emploi salarié dans le commerce

effectifs en milliers
Emploi salarié dans le commerce (effectifs en milliers )
Au 31 décembre 2000 2005 2018 (p)
Commerce et réparation automobiles 390 401 391
Commerce de gros 996 1 011 972
Commerce de détail1 1 526 1 646 1 797
Total 2 912 3 058 3 161
  • p : données provisoires.
  • 1. Hors activités de réparation.
  • Champ : France hors Mayotte, hors artisanat commercial.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4Chiffre d'affaires du commerce selon le secteur d'activité au sein de l'UE en 2018

en milliards d'euros
Chiffre d'affaires du commerce selon le secteur d'activité au sein de l'UE en 2018 (en milliards d'euros)
Pays Commerce automobile Commerce de gros Commerce de détail Total
Allemagne 282,7 1 294,9 578,5 2 156,1
Autriche 35,6 145,1 73,5 254,2
Belgique 90,0 252,4 84,1 426,5
Bulgarie 5,0 42,5 16,3 63,8
Chypre 1,0 6,0 6,0 13,0
Croatie 4,6 17,4 14,6 36,6
Danemark1 24,6 112,4 44,6 181,5
Espagne 90,1 424,4 237,6 752,0
Estonie1 3,3 15,0 6,8 25,1
Finlande 17,9 57,9 43,3 119,0
France 180,3 697,5 476,7 1 354,5
Grèce 7,2 60,5 42,4 110,1
Hongrie 14,6 54,4 31,9 100,9
Irlande1 16,9 130,7 39,1 186,7
Italie 134,8 530,5 329,0 994,3
Lettonie 2,3 19,7 7,8 29,8
Lituanie 4,3 22,2 11,7 38,1
Luxembourg 4,4 76,3 8,8 89,5
Malte 0,5 5,6 2,9 9,0
Pays-Bas 72,7 502,1 120,9 695,7
Pologne 49,1 229,4 113,0 391,5
Portugal 21,8 71,8 51,4 145,1
Rép. tchèque 21,6 95,8 45,3 162,7
Roumanie 12,4 69,8 50,5 132,7
Royaume-Uni 231,6 987,7 486,2 1 705,4
Slovaquie 7,1 31,9 20,7 59,7
Slovénie 6,5 15,7 14,5 36,7
Suède 44,2 140,4 81,6 266,2
UE1 1 368,8 5 970,2 2 949,2 10 288,1
  • 1. Données 2017.
  • Note : données 2018 provisoires ; données selon la Nace rév. 2.
  • Source : Eurostat (extraction du 9 décembre 2019).

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Artisanat commercial : regroupe les entreprises ayant pour activité la charcuterie, la boulangerie, la boulangerie-pâtisserie, la pâtisserie, la cuisson de produits de boulangerie.

Commerce : consiste à acheter des produits à des tiers pour la revente en état, sans transformation (ou après transformations mineures). L’activité des intermédiaires du commerce qui mettent en rapport les acheteurs et les vendeurs (ou bien exécutent des opérations commerciales pour le compte d’un tiers), sans être propriétaires des produits concernés, fait partie du commerce.

Commerce de détail : consiste à vendre des marchandises dans l’état où elles sont achetées (ou après transformations mineures) généralement à une clientèle de particuliers, quelles que soient les quantités vendues. Outre la vente, cette activité de commerce de détail peut aussi recouvrir la livraison et l’installation chez le client.

Commerce de gros : consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, à des utilisateurs professionnels ou des collectivités, voire à d’autres grossistes ou intermédiaires, et ce quelles que soient les quantités vendues.

Commerce et réparation d’automobiles : comprennent le commerce de gros ou le commerce de détail, sous toutes leurs formes, en neuf comme en occasion, de véhicules automobiles, y compris véhicules utilitaires et motos, de leurs pièces, ainsi que les services de réparation et de maintenance de ces véhicules.

Grand magasin : établissement de vente au détail qui réalise moins du tiers de ses ventes en alimentation et dont la surface de vente est supérieure ou égale à 2 500 m2.

Hypermarché : établissement de vente au détail en libre-service qui réalise plus du tiers de ses ventes en alimentation et dont la surface de vente est supérieure ou égale à 2 500 m2.

Intermédiaires du commerce de gros : mettent en rapport vendeurs et acheteurs professionnels souhaitant échanger une marchandise (et non un service) ou qui exécutent des opérations commerciales pour le compte de tiers, y compris sur l’internet : commissionnaires, courtiers, agents commerciaux, représentants non salariés, centrales d’achats, etc. Les intermédiaires du commerce de gros n’achètent ni ne vendent de marchandises, ils mettent à disposition un service. Ils ne sont donc pas propriétaires de la marchandise échangée. Ils sont rémunérés à la commission, proportionnellement au volume d’affaires traitées.

Supermarché : établissement de vente au détail en libre-service réalisant plus des deux tiers de son chiffre d’affaires en alimentation et dont la surface de vente est comprise entre 400 et 2 500 m2.

Définitions