Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Industrie automobile

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

Entre 2017 et 2018, selon les sources du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), la production mondiale de l’ industrie automobile , mesurée par le nombre de véhicules produits, diminue de 1,1 % à 96,1 millions d’unités, soit un recul d’un million d’unités. En France, la production augmente de 2,0 % pour s’établir à 2,3 millions de véhicules en 2018. Les 10 premiers constructeurs mondiaux en terme de production totalisent 70 % de la production mondiale. Les groupes français Renault et PSA, qui figurent aux 9e et 10e rangs de ce classement, représentent 8,3 % de la production mondiale en 2018, niveau très supérieur à celui observé en 2013 et 2014 (6 %). Avec 8,0 millions de voitures particulières et véhicules utilitaires légers en 2018, leur production augmente de 2,2 % par rapport à 2017. Le développement s’effectue par leur croissance interne et par des opérations externes. Après l’intégration de Lada dans le groupe Renault le 1er janvier 2017, les intégrations de Jinbei et Huasong dans ce groupe le 1er janvier 2018 et celle d’Opel dans le groupe PSA le 1er août 2017 renforcent la présence des groupes français sur le marché mondial.

En 2018, les marchés automobiles mondiaux se sont stabilisés à 95 millions de véhicules immatriculés, après une vive croissance durant huit années consécutives. En Europe et en Amérique, les immatriculations évoluent peu et se situent à un haut niveau. En Asie, la hausse ininterrompue depuis 2005 cesse et les ventes baissent. En revanche, en Afrique, les immatriculations progressent nettement. En 2018, les immatriculations de voitures particulières neuves sont quasiment stables dans l’ensemble de l’Union européenne. Le marché allemand conserve le premier rang européen, suivi par le Royaume-Uni, la France et l’Italie. En France, le marché automobile se transforme : les immatriculations de véhicules à essence augmentent sensiblement (+ 18,3 % en 2018) tandis que celles des véhicules équipés d’un moteur diesel se replient fortement (– 15,4 %). La part des immatriculations de voitures à essence devient ainsi en 2018 largement supérieure à celles des voitures diesel (55 % contre 39 %). Avec une part de marché supérieure à 6 %, l’émergence des motorisations hybrides et électriques se confirme en 2018 (+ 1 point par rapport à 2017).

En 2018, les exportations de produits de l’industrie automobile en France augmentent de 4,8 % pour atteindre 52,8 milliards d’euros (Md€). Les importations progressent plus rapidement, de 7,6 %, à 63,5 Md€. Le déficit extérieur, qui s’élève donc à 10,7 Md€, se creuse pour la sixième année consécutive. Les principaux clients de l’industrie automobile française sont généralement européens. Ils comprennent néanmoins des pays émergents d’Europe de l’Est ou d’Afrique du Nord. Le premier client de la France pour l’exportation de voitures particulières neuves est la Belgique, devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Le premier client pour l’exportation de véhicules utilitaires légers est l’Allemagne, devant la Belgique et le Royaume-Uni. Les importations sont marquées par une part toujours importante des flux de véhicules légers neufs en provenance d’Allemagne, premier partenaire commercial de l’industrie automobile en France.

Tableaux et graphiques

Figure 1Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2018

en milliards d'euros
Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2018 (en milliards d'euros)
Solde (Caf - Fab) Exportations (Fab) Importations (Caf)
2000 10,26 43,60 33,33
2001 12,99 47,63 34,64
2002 12,87 48,97 36,10
2003 13,43 49,97 36,54
2004 14,19 54,30 40,11
2005 11,37 53,70 42,33
2006 8,10 52,40 44,30
2007 3,73 52,54 48,80
2008 -0,75 47,48 48,23
2009 -3,49 34,80 38,29
2010 -2,41 40,17 42,58
2011 -3,74 43,66 47,40
2012 -2,36 41,11 43,46
2013 -2,42 40,62 43,04
2014 -3,50 40,76 44,26
2015 -4,28 45,29 49,57
2016 -7,24 47,21 54,45
2017 -8,68 50,34 59,02
2018 -10,73 52,77 63,50
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 1Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2018

  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 2Production mondiale des constructeurs français d'automobiles en 2018

en milliers
Production mondiale des constructeurs français d'automobiles en 2018 (en milliers)
2018 18/17 en % dont production en France
Voitures particulières 6 912 0,8 1 441
    PSA Peugeot Citroën 3 297 4,3 1 055
    Renault 3 615 -2,1 386
Véhicules utilitaires légers (jusqu'à 5 tonnes)1 1 052 12,0 496
    PSA Peugeot Citroën 571 17,1 156
    Renault 506 9,7 364
Véhicules industriels (plus de 5 tonnes)2 37 7,6 nd
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Hors production en double compte des Opel Movano et des Opel Vivaro.
  • 2. À partir de 2012, le périmètre des véhicules industriels porte sur les facturations de 7 tonnes et plus.
  • Champ : constructeurs français.
  • Note : PSA Peugeot Citroën comprend Peugeot, Citroën, DS et depuis le 1er août 2017 Opel. Renault comprend Dacia, Renault Samsung Motors, Alpine et depuis le 1er janvier 2017 Lada.
  • Source : CCFA.

Figure 3Immatriculations de voitures particulières neuves par type d'énergie

en milliers
Immatriculations de voitures particulières neuves par type d'énergie (en milliers)
2017 2018
en %
Essence 1 004 1 188 54,7
Diesel 998 845 38,9
Hybride1 82 106 4,9
Électricité 25 31 1,4
Bicarburation (essence + GPL + GNV) 1 2 0,1
Autres2 1 1 0,0
Total 2 111 2 173 100,0
  • 1. Véhicule dont la propulsion est assurée par l’énergie provenant d’un carburant et d’une batterie ou tout autre dispositif de stockage d’énergie électrique.
  • 2. Superéthanol, gaz naturel pour véhicule (GNV).
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : CCFA.

Figure 4Immatriculations de voitures particulières neuves selon le constructeur

en milliers
Immatriculations de voitures particulières neuves selon le constructeur (en milliers)
2017 2018
en %
Voitures de groupes français 1 151 1 247 57,4
     PSA Peugeot Citroën Opel1 617 699 32,2
     Renault2 534 548 25,2
Voitures de groupes étrangers 960 927 42,6
     dont : Volkswagen3 262 259 11,9
              Toyota4 94 103 4,8
              Fiat5 88 100 4,6
              BMW6 88 85 3,9
              Ford 84 83 3,8
              Nissan7 73 61 2,8
              Hyundai8 67 78 3,6
Total des immatriculations 2 111 2 173 100,0
  • 1. Opel appartient au Groupe PSA depuis le 1er août 2017.
  • 2. Y c. Alpine et Dacia.
  • 3. Y c. Audi, Porsche, Seat et Skoda.
  • 4. Y c. Lexus.
  • 5. Y c. Alfa Roméo, Chrysler, Jeep et Lancia.
  • 6. Y c. Mini.
  • 7. Y c. Infiniti.
  • 8. Y c. Kia.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : CCFA.

Figure 5Immatriculations de voitures particulières neuves dans quelques pays de l'UE en 2018

Immatriculations de voitures particulières neuves dans quelques pays de l'UE en 2018
2018 18/17 Part du diesel
en milliers en % en % en %
Allemagne 3 436 22,7 -0,2 32,1
Autriche 341 2,3 -3,5 41,1
Belgique 550 3,6 0,6 35,5
Bulgarie 38 0,3 14,3 nd
Croatie 60 0,4 18,3 nd
Danemark 218 1,4 -1,5 33,0
Espagne 1 321 8,7 7,0 35,9
Estonie 26 0,2 2,7 nd
Finlande 120 0,8 1,6 23,9
France1 2 173 14,4 3,0 38,9
Grèce 103 0,7 17,4 35,7
Hongrie 137 0,9 17,5 nd
Irlande 126 0,8 -4,4 54,3
Italie 1 911 12,6 -3,1 51,1
Lettonie 17 0,1 1,1 nd
Lituanie 32 0,2 25,3 nd
Luxembourg 53 0,3 0,0 46,9
Pays-Bas 444 2,9 7,1 12,9
Pologne 531 3,5 9,0 nd
Portugal 228 1,5 2,8 53,9
Rép. tchèque 261 1,7 -3,7 nd
Roumanie 131 0,9 24,6 nd
Royaume-Uni 2 367 15,6 -6,8 31,6
Slovaquie 98 0,6 2,2 nd
Slovénie 65 0,4 4,1 nd
Suède 354 2,3 -6,8 37,2
UE2 3 15 143 100,0 0,2 36,6
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. France métropolitaine.
  • 2. UE à 15 pays pour la part du diesel.
  • 3. UE à 26 pays pour le nombre d’immatriculations.
  • Note : données non disponibles pour Chypre et Malte.
  • Sources : ACEA ; CCFA.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Immatriculation : mouvement de mutation d’un véhicule avec émission d’une nouvelle carte grise. Ces mouvements incluent les immatriculations de véhicules neufs (c’est-à-dire dont le propriétaire est le premier depuis la mise en circulation du véhicule), ainsi que les immatriculations de véhicules d’occasion (nouveau propriétaire depuis la 1ère mise en circulation). Les immatriculations ne comprennent pas les mouvements de rectification des informations sur les véhicules avec ou sans émission de carte grise. À compter d’avril 2009, les véhicules bénéficient d’une immatriculation à vie. Cela n’affecte pas la définition statistique de l’immatriculation d’occasion ; les immatriculations concernent les véhicules neufs ou les ventes de véhicules d’occasion bien que ces derniers ne changent pas de numéro. Ces mouvements sont relatifs à la série dite normale, c’est-à-dire hors transit temporaire, immatriculation temporaire, militaire, corps diplomatique.

Industrie automobile : concerne aussi bien les constructeurs de voitures particulières, de véhicules de loisir, de véhicules utilitaires que les équipementiers spécialisés, les carrossiers, les assembleurs ou les prestataires de services d’aménagement de véhicules automobiles. Cette activité intègre donc la filière complète, y compris moteurs et organes mécaniques en amont, dès lors qu'ils sont principalement destinés à des véhicules automobiles. La construction automobile mêle étroitement des producteurs intégrés, des concepteurs, des assembleurs, des donneurs d'ordre et des sous-traitants, ainsi que des prestataires de services d’aménagement de véhicules automobiles. Cette industrie correspond à la division 29 de la NAF Rév. 2.

Véhicule utilitaire léger : véhicules de moins de 5 tonnes de poids total autorisé en charge, destinés à transporter des marchandises. Dans de nombreux secteurs (agriculture, bâtiment, services, etc.), ils servent également à aller et venir sur son lieu de travail, aux transferts entre les sites, au transport du matériel. Ils se déclinent en différentes catégories : dérivés utilitaires des voitures particulières, combispaces, camionnettes, fourgons, pick-up et tout-terrain.

Voiture particulière : bien durable que le ménage achète, utilise, entretient et revend éventuellement sur le marché de l’occasion.

Définitions