Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Évolution de la population

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

Au 1er janvier 2020, la France compte 67,064 millions d’habitants : 64,898 millions résident en métropole et 2,166 millions dans les cinq départements d’outre-mer. Au cours de l’année 2019, la population a augmenté de 187 000 personnes, soit une hausse de 0,3 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel , + 141 000 personnes en 2018, bien que ce solde soit historiquement bas. Le solde migratoire est estimé à 46 000 personnes. La population augmente régulièrement depuis trois ans : + 0,3 % par an depuis 2017, mais plus modérément que les années précédentes : + 0,4 % par an entre 2014 et 2016 et + 0,5 % par an entre 2008 et 2013.

En 2019, le solde naturel atteint un nouveau point bas. En 2016, il avait atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Depuis trois ans, il ne cesse de baisser, en raison à la fois du recul des naissances et du plus grand nombre de décès. Entre 2018 et 2019, le nombre de naissances diminue de 6 000 tandis que 2 000 personnes de plus sont décédées. Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès a tendance à augmenter depuis une dizaine d’années.

Au 1er janvier 2019, la population de l’Union européenne (UE) est estimée à près de 513,5 millions de résidents, contre 512,4 millions au 1er janvier 2018. Au cours de l’année 2018, plus de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE (5,3 millions de décès et 5,0 millions de naissances), ce qui signifie que la variation naturelle de la population de l’UE a été négative pour une deuxième année consécutive. La variation démographique (positive, avec 1,1 million d’habitants supplémentaires) est donc due à l’apport migratoire. Au 1er janvier 2019, la France représente 13 % de la population de l’UE. Elle en est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne (16 % de la population de l’UE, soit 83 millions de résidents). Un peu plus de la moitié de la population de l’UE vit dans les quatre pays les plus peuplés : Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie. En 2018, la population a augmenté dans dix-huit États membres de l’UE. Pour la troisième année consécutive, le Royaume-Uni a gagné le plus d’habitants (+ 374 000 habitants) ; sa population atteint 66,6 millions en 2018. A contrario, dix pays européens perdent de la population en 2018, dont trois avec une baisse supérieure à 0,7 % (Lettonie, Croatie et Bulgarie). La Roumanie et l’Italie ont perdu chacune plus de 120 000 habitants.

En 2019, la population mondiale est estimée à 7,7 milliards de personnes. Elle pourrait atteindre 9,7 milliards en 2050. Avec 60 % de la population mondiale, l’Asie reste le continent le plus peuplé de la planète. L’Europe n’en représente plus que 10 %, contre le double en 1960. À l’inverse, la part de la population africaine a presque doublé passant de 9 % en 1960 à 17 % en 2019.

Tableaux et graphiques

Figure 1Composantes de l'évolution démographique

en milliers
Composantes de l'évolution démographique (en milliers)
Population au 1er janvier1 Naissances vivantes2 Décès2 Solde naturel2 Solde migratoire évalué3 Ajustement3 4 Évolution de la population3 5 (en %)
1985 56 444,7 796,1 560,4 235,7 39,4 0,0 0,49
1990 57 996,4 793,1 534,4 258,7 77,4 -52,3 0,58
1995 59 280,6 759,1 540,3 218,7 42,2 -54,1 0,44
2000 60 508,2 807,4 540,6 266,8 72,0 94,5 0,56
2005 62 730,5 806,8 538,1 268,7 92,2 94,6 0,58
2010 64 612,9 832,8 551,2 281,6 38,9 0,0 0,50
2012 65 241,2 821,0 569,9 251,2 72,3 0,0 0,50
2013 65 564,8 811,5 569,2 242,3 100,1 0,0 0,52
2014 66 130,9 818,6 559,3 259,3 32,3 0,0 0,44
2015 66 422,5 798,9 593,7 205,3 40,2 -65,3 0,37
2016 66 602,6 783,6 593,9 189,8 65,0 -83,0 0,38
2017 66 774,5 769,6 606,3 163,3 46,0 -100,0 0,31
2018 66 883,8 758,6 609,6 148,9 46,0 -101,0 0,29
2019 66 977,7 753,0 612,0 141,0 46,0 -101,0 0,28
2020 67 063,7 nd nd nd nd nd nd
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Résultats provisoires arrêtés à fin 2019 pour 2018, 2019 et 2020.
  • 2. Résultats provisoires arrêtés à fin 2019 pour 2019.
  • 3. Résultats provisoires arrêtés à fin 2019 pour 2017, 2018 et 2019.
  • 4. Du fait d'un changement de questionnaire visant à améliorer la connaissance des situations de multi-résidence, un ajustement a été introduit à partir de 2015 pour estimer les évolutions de population à questionnement inchangé. Par le passé, un ajustement avait aussi été introduit entre 1990 et 2005.
  • 5. Le taux de variation de la population une année donnée correspond à la somme du solde naturel et du solde migratoire divisée par la population au 1er janvier de cette année.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y c. Mayotte à partir de 2014.
  • Lecture : la population est de 66 602,6 milliers d’habitants au 1er janvier 2016 d'après le recensement de 2016, et de 66 774,5 milliers d’habitants au 1er janvier 2017 d'après le recensement de 2017. La population évolue donc en apparence de + 171,8 milliers d’habitants : + 189,8 milliers dû au solde naturel, + 65,0 milliers dû au solde migratoire et – 83,0 milliers dû au changement de questionnaire. L'évolution de la population à questionnaire identique est donc estimée à + 254,8 milliers d’habitants, soit une hausse de la population de 0,38 % en un an.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 2Taux d'accroissement annuel de la population dans l'UE

pour 1 000 habitants
Taux d'accroissement annuel de la population dans l'UE (pour 1 000 habitants)
Solde naturel Solde migratoire Accroissement total
2000 2018 (p) 2000 2018 (p) 2000 2018 (p)
Allemagne -0,9 -2,0 2,0 4,8 1,2 2,7
Autriche 0,2 0,2 2,2 4,0 2,3 4,1
Belgique 1,1 0,7 1,3 5,4 2,4 6,1
Bulgarie -5,1 -6,6 0,0 -0,5 -5,1 -7,1
Chypre 4,5 4,1 5,7 9,3 10,2 13,4
Croatie -1,5 -3,9 -11,7 -3,3 -13,2 -7,1
Danemark 1,7 1,1 1,9 3,2 3,6 4,3
Espagne 0,9 -1,2 3,9 7,1 4,8 5,9
Estonie -3,8 -1,0 -2,3 5,3 -6,1 4,3
Finlande 1,4 -1,3 0,5 2,1 1,9 0,9
France1 2 4,4 2,2 1,2 0,7 5,6 2,9
Grèce -0,2 -3,2 5,8 1,4 5,6 -1,8
Hongrie -3,7 -3,9 1,6 3,3 -2,1 -0,6
Irlande 6,1 6,1 8,4 9,0 14,5 15,2
Italie -0,2 -3,2 0,9 1,1 0,7 -2,1
Lettonie -5,0 -4,9 -6,9 -2,5 -12,0 -7,5
Lituanie -1,4 -4,1 -5,8 -1,2 -7,2 -5,3
Luxembourg 4,5 3,2 7,9 16,3 12,4 19,6
Malte 3,7 1,6 3,1 35,3 6,8 36,8
Pays-Bas 4,2 0,9 3,6 5,0 7,7 5,9
Pologne 0,3 -0,7 -0,5 0,6 -0,2 -0,1
Portugal 1,4 -2,5 6,5 1,1 7,9 -1,4
Rép. tchèque -1,8 0,1 -2,7 3,6 -4,5 3,7
Roumanie -0,9 -3,9 -0,2 -2,8 -1,1 -6,6
Royaume-Uni 1,2 1,7 2,4 3,9 3,6 5,6
Slovaquie 0,5 0,6 -4,1 0,7 -3,7 1,3
Slovénie -0,2 -0,4 1,4 7,2 1,2 6,8
Suède -0,3 2,3 2,7 8,5 2,4 10,8
UE 0,6 -0,7 1,7 2,8 2,3 2,1
  • 1. Source Insee pour les données relatives à la France.
  • 2. Champ : France hors Mayotte pour 2000, France y c. Mayotte pour 2018.
  • Source : Eurostat (extraction du 8 janvier 2020).

Figure 3Évolution de la population dans le monde

en millions
Évolution de la population dans le monde (en millions)
1960 1970 1980 1990 2000 2010 2019 Évolution annuelle moyenne 2019/1960 en %
Afrique 283,4 363,4 476,4 630,3 811,0 1 039,3 1 308,1 2,6
   Afrique orientale 83,6 109,7 146,5 197,2 257,4 339,3 433,9 2,8
   Afrique centrale 32,2 40,2 52,9 70,9 96,1 131,6 174,3 2,9
   Afrique septentrionale 63,2 82,5 106,8 139,7 171,3 202,9 241,8 2,3
   Afrique méridionale 19,4 25,0 32,4 42,0 51,4 58,4 66,6 2,1
   Afrique occidentale 84,9 106,1 137,8 180,5 234,7 307,0 391,4 2,6
Amérique latine et Caraïbes 220,5 286,7 361,3 442,8 521,8 591,4 648,1 1,8
   Caraïbes 20,7 25,2 29,6 34,1 38,1 41,2 43,3 1,3
   Amérique centrale 51,1 69,4 91,1 113,4 135,3 157,6 177,6 2,1
   Amérique méridionale 148,7 192,1 240,5 295,4 348,4 392,5 427,2 1,8
Amérique du Nord 204,6 231,0 254,0 279,8 312,4 343,3 366,6 1,0
Asie 1 705,0 2 142,5 2 649,6 3 226,1 3 741,3 4 209,6 4 601,4 1,7
   Asie orientale 805,9 999,4 1 198,1 1 393,3 1 519,8 1 604,9 1 672,6 1,2
   Asie centrale méridionale 619,1 775,4 980,4 1 240,0 1 511,9 1 775,4 1 991,4 2,0
   Asie méridionale orientale 214,0 281,4 357,6 444,5 525,0 596,9 662,0 1,9
   Asie occidentale 66,1 86,2 113,5 148,3 184,6 232,4 275,3 2,4
Europe 605,4 656,9 693,6 720,9 725,6 736,4 747,2 0,4
   Europe orientale 253,5 276,2 294,7 309,8 303,9 294,9 293,4 0,2
   Europe septentrionale 81,7 87,3 89,8 92,0 94,5 100,4 105,8 0,4
   Europe méridionale 117,8 127,5 138,6 143,5 144,8 153,0 152,4 0,4
   Europe occidentale 152,4 166,0 170,5 175,5 182,3 188,1 195,5 0,4
Océanie 16,0 19,9 23,2 27,3 31,4 36,9 42,1 1,7
Monde 3 034,9 3 700,4 4 458,0 5 327,2 6 143,5 6 956,8 7 713,5 1,6
  • Note : estimations et projections de population en milieu d'année.
  • Source : ONU (World Population Prospects: The 2019 revision).

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Population mondiale (estimations et projections) : estimations de population effectuées par les Nations unies, fondées sur les recensements et enquêtes nationales récentes. Les effets de mouvements de réfugiés, du grand nombre de travailleurs étrangers et des changements de population attribuables à la conjoncture politique sont, autant que faire se peut, pris en considération. Les projections des Nations unies sont fondées sur des hypothèses quant à l’évolution de la fécondité, de la mortalité et des migrations. À court terme, c’est-à-dire à 20 ou 30 ans, les projections démographiques sont relativement sûres. La plupart des hommes qui vivront alors sont en effet déjà nés, on connaît leur nombre et on peut estimer sans trop d’erreur la part de ceux vivant aujourd’hui qui seront alors encore en vie. Concernant les nouveau-nés, leur nombre peut également être estimé, car les femmes qui mettront au monde des enfants dans les 20 prochaines années sont déjà nées, on connaît leur effectif et on peut faire une hypothèse sur leur fécondité.

Projection de population : fournit une image de ce que pourrait être la taille et la structure à venir de la population par sexe et âge. Elle s’appuie sur la connaissance du passé, et, pour le futur, sur des hypothèses pour trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations. Différentes hypothèses d’évolution sont faites pour chaque composante, constituant différents scénarios. Les projections servent de base à la réflexion de long terme, notamment en termes d'aménagements collectifs. Elles permettent d’analyser l’évolution de la population si les hypothèses se vérifiaient, mais ne sont pas des prévisions. Les comportements individuels, certaines actions de politiques publiques, des progrès scientifiques ou des imprévus (évènements météorologiques, épidémies) dans les années à venir peuvent en effet avoir un effet durable et sensiblement influencer les évolutions tendancielles, ce que les projections ne prennent pas en compte. Les projections démographiques sont réalisées par l’Insee à partir des résultats du recensement de la population et des données d’état civil. Elles peuvent être réalisées sur l’ensemble du territoire ou sur toute zone composée de plusieurs communes et ayant au total plus de 50 000 habitants. Il peut s’agir de département, pays, aire urbaine, grandes agglomérations… ou de tout territoire ad hoc.

Projections démographiques 2013-2070 : elles projettent chaque année le nombre d’hommes et de femmes de chaque âge vivant en France à partir d’hypothèses sur l’évolution de la fécondité, de la mortalité et du solde migratoire.

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours d’une période. Ce concept est indépendant de la nationalité.

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Les mots « excédent » ou « accroissement » sont justifiés par le fait qu’en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l’inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.

Taux d’accroissement naturel (ou taux d’excédent naturel) : taux de croissance démographique imputable au mouvement naturel de la population, c’est-à-dire, celui qui ne résulte que des naissances et des décès. Il se calcule comme le rapport du solde naturel pendant une période à la population moyenne de cette période. Il est aussi égal à la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.

Taux de mortalité : rapport du nombre de décès de l’année à la population totale moyenne de l’année. Le taux de mortalité prématurée est le nombre de décès, au cours de l’année, d’individus âgés de moins de 65 ans, rapporté à la population totale des moins de 65 ans, de la même année.

Taux de natalité : rapport du nombre de naissances vivantes de l’année à la population totale moyenne de l’année.

Définitions