Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Salaires dans les entreprises

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

En 2016, le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein (EQTP) d'une personne travaillant dans le secteur privé ou dans une entreprise publique est de 2 238 euros, nets des cotisations et contributions sociales. Correction faite de l’inflation, le salaire net moyen augmente de 0,5 % en euros constants par rapport à 2015 (après + 1,1 % en 2015). Le Smic horaire brut a été revalorisé de 0,6 % au 1er janvier 2016.

Entre 2015 et 2016, le salaire net moyen en EQTP augmente de 1,2 % en euros constants dans l’industrie, de 0,9 % dans la construction et de 0,3 % dans le tertiaire. Il évolue différemment selon les catégories socioprofessionnelles, même si le ralentissement est généralisé. C'est pour les cadres que l'augmentation est la plus marquée (+ 0,6 % en euros constants, après + 1,2 % en 2015), en particulier dans l’industrie et le commerce. Le salaire net moyen des ouvriers progresse de 0,3 % (après + 1,1 % en 2015) ; il croît plus vivement dans le commerce, l’industrie et la construction. Le salaire net moyen des professions intermédiaires augmente de nouveau faiblement (+ 0,1 %, après + 0,2 % en 2015), avec des évolutions contrastées par secteur d’activité. Celui des employés est stable (après + 0,6 % en 2015), avec des divergences sectorielles également.

Le salaire net médian en EQTP s’élève en 2016 à 1 789 euros par mois. Les 10 % de salariés les moins bien rémunérés gagnent moins de 1 189 euros nets par mois. À l’opposé, les 10 % de salariés les mieux rémunérés perçoivent plus de 3 576 euros par mois. Les salaires nets augmentent à tous les niveaux de l’échelle salariale avec une hausse qui demeure plus marquée dans le haut de la distribution. Les disparités salariales augmentent ainsi légèrement. Au total, le rapport entre le neuvième et le premier décile de salaire reste stable, à 3,0. En 2016, les salaires en EQTP des femmes sont en moyenne inférieurs de 19,0 % à ceux des hommes (18,9 % hors contrats aidés et de professionnalisation). Le salaire net moyen des femmes progresse plus que celui des hommes : + 0,8 % contre + 0,4 % en euros constants. Ainsi, l’écart de salaire moyen entre femmes et hommes diminue de 0,4 point entre 2015 et 2016. Cette réduction tient en partie à la hausse de la part des femmes parmi les cadres. Par ailleurs, pour toutes les catégories socioprofessionnelles, le salaire net moyen augmente plus fortement pour les femmes que pour les hommes. En 2016, 41 % de l’écart salarial entre femmes et hommes est dû au fait que la structure de la population salariée dans le privé par secteur d’activité, taille d’entreprise, âge, catégorie socioprofessionnelle et condition d’emploi n’est pas la même pour les hommes et pour les femmes. La part non expliquée de l’écart ne peut cependant pas s’interpréter comme une mesure des différences de salaires entre femmes et hommes à poste de travail égal.

Avertissement

Les déclarations annuelles de données sociales (DADS) que les entreprises adressent aux administrations sociales sont progressivement remplacées par les déclarations sociales nominatives (DSN) . Dans ce contexte, l’Insee a engagé une refonte des traitements statistiques réalisés. Ainsi, en 2016, bien que la source utilisée soit toujours les seules DADS, les résultats en niveau de cette publication ne sont pas complètement comparables à ceux des publications précédentes. Les données des millésimes antérieurs ont ainsi été recalculées afin de présenter des évolutions annuelles cohérentes.

Tableaux et graphiques

Figure 1Salaires mensuels nets moyens selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2016

Salaires mensuels nets moyens selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2016
Montants mensuels nets en euros courants Évolution 16/15 en euros constants en %
Femmes Hommes Ensemble (F-H)/H en % Femmes Hommes Ensemble
Cadres1 3 477 4 377 4 060 -20,6 1,1 0,5 0,6
Professions intermédiaires 2 055 2 396 2 241 -14,2 0,2 0,0 0,1
Employés 1 549 1 681 1 590 -7,9 0,0 -0,2 0,0
Ouvriers 1 441 1 731 1 681 -16,8 0,5 0,2 0,3
Ensemble 1 969 2 431 2 238 -19,0 0,8 0,4 0,5
  • 1. Y c. chefs d'entreprise salariés.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Figure 2Écart de salaires mensuels nets moyens entre les hommes et les femmes

en euros courants
Écart de salaires mensuels nets moyens entre les hommes et les femmes (en euros courants)
2015 2016
Femmes 1 950 1 969
Hommes 2 418 2 431
Ensemble 2 223 2 238
Différence (F-H)/H (en %) -19,4 -19,0
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Figure 3Salaires mensuels nets moyens selon le secteur d'activité

en euros courants
Salaires mensuels nets moyens selon le secteur d'activité (en euros courants)
2016 en euros 2016/20151 en %
Ind. extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 2 806 1,1
Fab. de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 1 971 1,2
Cokéfaction et raffinage 3 851 3,5
Fab. d'équip. élect., électroniques, informatiques et fabrication de machines 2 799 1,0
Fabrication de matériels de transport 2 993 1,5
Fabrication d'autres produits industriels 2 376 1,4
Construction 2 047 0,9
Commerce et réparation 2 042 1,1
Transports et entreposage 2 199 -0,7
Hébergement et restauration 1 585 0,4
Information et communication 3 219 0,5
Activités financières et d'assurance 3 355 0,8
Activités immobilières 2 311 1,8
Activités scientifiques et techniques, services adm. et de soutien 2 296 0,4
Adm. publique, enseignement, santé humaine et action sociale 1 766 -0,1
Autres activités de services 1 902 -0,5
Ensemble 2 238 0,5
  • 1. En euros constants.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Figure 4Salaires horaires nets moyens par sexe et par catégorie socioprofessionnelle

en euros courants
Salaires horaires nets moyens par sexe et par catégorie socioprofessionnelle (en euros courants)
2015 2016 16/151 en %
Femmes 12,9 13,1 0,9
Hommes 15,7 15,8 0,5
Cadres2 25,9 26,0 0,2
Professions intermédiaires 14,7 14,8 0,1
Employés 10,5 10,6 0,2
Ouvriers 10,9 11,0 0,6
Smic horaire net3 7,5 7,5 0,3
Ensemble 14,6 14,7 0,6
  • 1. En euros constants.
  • 2. Y c. chefs d'entreprise salariés.
  • 3. Smic horaire net de prélèvements sociaux, de CSG et de CRDS, pour 151,67 heures.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Figure 5Salaires annuels bruts moyens dans l'UE en 2018

en euros
Salaires annuels bruts moyens dans l'UE en 2018 (en euros)
Salaires annuels bruts moyens
Luxembourg 59 497
Danemark 56 559
Pays-Bas 51 567
Allemagne 50 546
Belgique 48 455
Autriche 47 120
Irlande 46 774
Royaume-Uni 44 453
Suède 44 212
Finlande 43 984
France 39 436
UE 35 779
Italie 31 292
Espagne 26 923
Malte 23 331
Chypre 23 052
Grèce 21 214
Slovénie 19 671
Portugal 18 343
Estonie 16 103
Rép.tchèque 14 945
Hongrie 12 978
Croatie 12 776
Pologne 12 716
Slovaquie 12 131
Lettonie 11 881
Lituanie 11 121
Roumanie 9 312
Bulgarie 7 105
  • Champ : salaire moyen pour un célibataire sans enfant.
  • Source : Eurostat (extraction du 20 novembre 2019).

Figure 5Salaires annuels bruts moyens dans l'UE en 2018

  • Champ : salaire moyen pour un célibataire sans enfant.
  • Source : Eurostat (extraction du 20 novembre 2019).

Figure 6Distribution des salaires mensuels nets en 2016

en euros courants
Distribution des salaires mensuels nets en 2016 (en euros courants )
Déciles Femmes Hommes Ensemble (F-H)/H en %
D1 1 145 1 245 1 189 -8,0
D2 1 270 1 420 1 346 -10,6
D3 1 383 1 566 1 479 -11,7
D4 1 499 1 721 1 621 -12,9
Médiane (D5) 1 639 1 899 1 789 -13,7
D6 1 821 2 121 1 995 -14,1
D7 2 064 2 431 2 273 -15,1
D8 2 417 2 931 2 709 -17,5
D9 3 091 3 926 3 576 -21,3
D9/D1 2,7 3,2 3,0 ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Lecture : en 2016, 10 % des salariés en équivalent temps plein du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation, perçoivent un salaire mensuel net inférieur à 1 189 euros.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Déciles et rapports interdéciles : si l’on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires…, les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires :

- le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent les 10 % des salariés disposant des salaires les plus faibles ;

- le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessus duquel se situent les 10 % des salariés disposant des salaires les plus élevés.

Le premier décile est, de manière équivalente, le salaire au-dessus duquel se situent 90 % des salariés disposant des salaires les plus élevés ; le neuvième décile est le salaire au-dessous duquel se situent 90 % des salariés disposant des salaires les plus faibles. Les déciles d'une distribution permettent de calculer des rapports interdéciles :

- le rapport D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut et le bas de la distribution ; c'est une des mesures de l'inégalité de cette distribution ;

- le rapport D9/D5 compare le haut de la distribution à la valeur médiane ;

- le rapport D5/D1 compare la médiane au bas de la distribution.

Déclaration annuelle de données sociales (DADS) : formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés, en application de l'article R243-14 du code de la Sécurité sociale (Décret du 24 mars 1972) et des articles 87.240 et 241 de la loi 51-711 du 7 juin 1951 du code Général des Impôts. Dans ce document commun aux administrations fiscales et sociales, les employeurs, y compris les administrations et les établissements publics, fournissent annuellement et pour chaque établissement, la masse des traitements qu'ils ont versés, les effectifs employés et une liste nominative de leurs salariés indiquant pour chacun, le montant des rémunérations salariales perçues. Le champ des DADS couvre l'ensemble des employeurs et leurs salariés, à l'exception des agents des ministères, titulaires ou non, des services domestiques (division 97-98 de la NAF rév. 2) et des activités extra-territoriales (division 99 de la NAF rév. 2). La DADS est progressivement remplacée par la Déclaration Sociale Nominative (DSN) à partir de 2016.

Déclaration sociale nominative (DSN) : fichier mensuel produit à partir de la paie destiné à communiquer les informations nécessaires à la gestion de la protection sociale des salariés aux organismes et administrations concernées. Elle remplace l’ensemble des déclarations périodiques ou événementielles et diverses formalités administratives adressées jusqu’à aujourd’hui par les employeurs à une diversité d’acteurs (Caisse primaire d’assurance maladie, Urssaf, Agirc-Arrco, Organismes complémentaires, Pôle emploi, Centre des impôts, Caisses régimes spéciaux, etc.). La DSN repose sur la transmission unique, mensuelle et dématérialisée des données issues de la paie et sur des signalements d’événements. Les données transmises dans la DSN mensuelle sont donc le reflet de la situation d'un salarié au moment où la paie a été réalisée. En complément, elle relate les évènements survenus (maladie, maternité, changement d'un élément du contrat de travail, fin de contrat de travail...) dans le mois ayant eu un impact sur la paie. La DSN réduit les risques d’erreur et la charge de travail déclarative.

Médiane : si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d’affaires, etc., la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C’est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salaires. De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le Smic alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s’ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane. Par ailleurs, l’incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n’affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Salaire brut ou net : le salaire est le paiement du travail convenu entre un salarié et son employeur. Le salaire brut correspond à l'intégralité des sommes perçues par le salarié au titre de son contrat de travail, avant toute déduction de cotisations obligatoires. Il comprend le salaire de base (ou traitement indiciaire dans la fonction publique) les primes, la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires, l’épargne salariale, d’autres indemnités et rémunérations annexes (indemnité de résidence, supplément familial,…) et les avantages en nature. Le salaire net (de prélèvements sociaux) est le salaire que perçoit le salarié avant prélèvement de l’impôt sur le revenu. Il s’obtient en retranchant du salaire brut les cotisations sociales salariales, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Dans le secteur privé, les salaires sont calculés à partir des données déclarées par l'employeur dans la source DADS. Dans la fonction publique d'État, les salaires sont calculés à partir du Système d'information sur les agents des services publics (Siasp). Dans les deux cas, le salaire net est mesuré à partir du salaire net fiscal (lequel ne couvre pas les montants d’épargne salariale placés) et le salaire brut à partir de l’assiette de CSG. Les principales sources d'information sur les salaires sont les suivantes : les déclarations annuelles de données sociales (DADS), l'enquête sur le coût de la main d'oeuvre et la structure des salaires (Ecmoss) ainsi que l'enquête sur l'activité et les conditions d'emploi de la main d'œuvre (Acemo). Cette dernière est réalisée par la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère en charge de l'emploi. Voir aussi dans la rubrique « Définitions » en annexe : Décomposition de l’évolution du salaire moyen.

Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : salaire horaire minimum légal en France métropolitaine ainsi que dans les départements d'outre-mer (DOM) et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il a été institué par une loi du 2 janvier 1970 et il a pris, avec le minimum garanti, la succession du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti), créé en 1950. Un salaire au moins égal au Smic est versé à tout salarié du secteur privé, âgé d'au moins 18 ans. Bénéficient également de ce minimum les salariés du secteur public employés dans des conditions de droit privé. Un taux réduit du Smic peut être pratiqué pour : les apprentis et les jeunes salariés en contrat de professionnalisation, en fonction de leur âge et de la durée du contrat ; les jeunes salariés âgés de moins de 18 ans qui ont moins de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d'activité. Un abattement de 10 % peut ainsi être pratiqué lorsque le jeune salarié est âgé de 17 à 18 ans et de 20 % lorsque le jeune salarié est âgé de moins de 17 ans. Sont exclus du bénéfice du Smic les salariés dont l'horaire de travail n'est pas contrôlable (certains VRP). Le Smic est revalorisé au 1er juillet de chaque année jusqu'en 2009, puis au 1er janvier de chaque année à partir de 2010. Depuis 2013 (décret n°2013-123 du 7 février 2013), le Smic est revalorisé :

- chaque 1er janvier, en tenant compte de l'évolution de l'indice mensuel des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, augmentée de la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés (avec possibilité pour le gouvernement de décider d'une revalorisation supplémentaire) ;

- en cours d'année lorsque cet indice des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du Smic immédiatement antérieur.

Jusqu'en 2012, le Smic était revalorisé en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, augmenté de la moitié de la croissance du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).

Salaire en équivalent temps plein (EQTP) : salaire converti à un temps plein pendant toute l’année, quel que soit le volume de travail effectif. Pour un agent ayant occupé un poste de travail durant six mois à 80 % et ayant perçu au total 10 000 euros, le salaire en EQTP est de 10 000 / (0,5 x 0,8) = 25 000 euros par an. Pour calculer le salaire moyen en EQTP ou sa distribution, tous les postes y compris ceux à temps partiel sont pris en compte au prorata de leur volume de travail effectif (soit 0,5 x 0,8 = 0,4 EQTP dans l’exemple précédent). Voir aussi dans la rubrique « Définitions » en annexe : Décomposition de l’évolution du salaire moyen.

Définitions