Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Indicateurs de richesse nationale

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

Pour mettre en œuvre la loi 2015-411 du 13 avril 2015, qui invite à la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse nationale dans la définition et l’évaluation des politiques publiques, le gouvernement a adopté en octobre 2015 un tableau de bord de 10 indicateurs qui alimente chaque année un rapport annexé au projet de loi de finances. Ces 10 indicateurs complètent le produit intérieur brut (PIB) dans trois domaines : social, économique et environnemental. Ces indicateurs concernent non seulement le bien-être présent et futur de la nation, mais également le bien-être « ailleurs » , c’est-à-dire celui des autres régions du monde, impactées par notre mode de vie. Ils peuvent être considérés comme un résumé synthétique du tableau de bord d’une centaine d’indicateurs sélectionnés pour le suivi national de la mise en œuvre de l’ Agenda 2030 des Nations unies .

Outre la croissance du PIB, la performance économique de la France est appréciée par l’évolution du taux d’emploi, et sa soutenabilité par l’effort de recherche et le taux d’endettement de la nation. Depuis 2005, la croissance économique par habitant a été plus modérée pour la France que pour l’ensemble de l’Union européenne (UE). Toutefois, le taux d’emploi des 15-64 ans continue d’augmenter pour atteindre son plus haut niveau depuis 38 ans. Dans le même temps, le poids de la dette publique notifiée a progressé de 67,4 % du PIB en 2005 à 98,4 % fin 2018. Enfin, la part des dépenses de recherche dans le PIB, à 2,2 %, reste significativement inférieure à l'objectif des 3 % fixé par la stratégie « Europe 2020 ».

Pour ce qui est du bien-être et de la cohésion sociale, les indicateurs font ressortir un diagnostic contrasté. Le taux de pauvreté en conditions de vie continue la baisse amorcée en 2013 pour atteindre 11,0 % en 2018. Après avoir diminué en 2013, les inégalités de revenus sont quasiment stables depuis. Au-delà des fluctuations annuelles, l’ espérance de vie en bonne santé reste stable ces dix dernières années. Le taux de sorties précoces du système scolaire a baissé de 2,4 points depuis 2010 pour s’établir à 8,9 % en 2018. Par rapport à la moyenne de ses partenaires européens, la France a une distribution de revenu moins inégalitaire, une espérance de vie en bonne santé dans la moyenne européenne et moins de sorties précoces. En matière de satisfaction dans la vie , la France se situe au-dessous des pays nordiques, mais au-dessus des pays méditerranéens.

Quant à la protection environnementale, le bilan est nuancé. La pression sur l’environnement est appréciée par l’ empreinte carbone et l’ artificialisation des sols . L’empreinte carbone, qui mesure les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à notre consommation, s’élève à 11,2 tonnes équivalent CO2 par personne en 2018. Elle augmente de 7 % entre 1995 et 2018 du fait de l’accroissement des émissions dues aux importations alors que les émissions intérieures sont contenues. En 2018, les importations sont responsables de 57 % de l’empreinte carbone de la France, contre 50 % en 2010 et 34 % en 1995. En 2018, les espaces artificialisés occupent 9 % du territoire et leur expansion est plus rapide que l’augmentation de la population. Toutefois, le rythme de cette consommation d’espace s’est un peu ralenti depuis 2009 pour atteindre + 1,1 % par an en moyenne entre 2009 et 2018.

Tableaux et graphiques

Figure 1Indicateurs de richesse nationale

Indicateurs de richesse nationale
2005 2010 2014 2015 2016 2017 2018
Rappel de l'indicateur traditionnel
Évolution du PIB par habitant (en volume par rapport à l'année précédente et en %)
    France 0,9 1,4 0,5 0,7 0,7 (p) 1,9 (p) 1,4
Dimension économique
1. Taux d'emploi des 15-64 ans (en %)
    France hors Mayotte 63,2 63,5 63,7 63,8 64,2 64,7 65,4
2. Dépense de recherche / PIB (en %)1
    France 2,04 (*) 2,18 2,28 2,23 2,22 (p) 2,21 (e) 2,20
3. Dette publique au sens de Maastricht (en % du PIB)
    France 67,4 85,3 93,9 95,6 98,0 98,4 98,4
Dimension sociale
4. Espérance de vie en bonne santé (en années)1
    France2 - Femmes 64,6 63,3 64,1 64,4 64,1 64,9 64,5
    France2 - Hommes 62,3 61,8 63,3 62,6 62,7 62,6 63,4
5. Satisfaction dans la vie (note de 1 à 10)
    France métropolitaine nd 7,3 7,1 7,2 7,2 7,2 7,3
6. Inégalités de revenus3
    France métropolitaine 4,2 4,5 4,3 4,4 4,3 4,3 (e) 4,4
7. Taux de pauvreté en conditions de vie (en %)
    France métropolitaine 13,2 12,6 11,9 11,1 11,0 11,1 (p) 11,0
8. Sorties précoces du système scolaire (en % de la population des 18-24 ans)
    France hors Mayotte 11,2 11,3 8,8 (p) 9,2 (p) 8,8 (p) 8,9 (p) 8,9
Dimension environnementale
9. Émission de gaz à effet de serre (en tonnes équivalent CO2 par personne)4
    France métropolitaine - Empreinte carbone 11,8 11,5 10,9 11,0 11,2 11,3 11,2
    France métropolitaine - Émission sur le sol national 8,5 7,6 6,6 6,6 6,6 6,7 6,4
10. Artificialisation des sols (en % du territoire national)
    France Métropolitaine5 7,4 8,5 nd (r) 8,8 nd nd (p) 9,0
  • e : donnée estimée.
  • nd : donnée non disponible.
  • p : donnée provisoire.
  • r : donnée révisée.
  • * : rupture de série.
  • 1. Calcul Ined-Inserm avec la méthode Ehemu qui utilise l'information empirique sur la mortalité aux âges élevés. Elle s'écarte de la méthode utilisée par Eurostat qui ferme ses tables de mortalité au-delà de 85 ans.
  • 2. France hors Mayotte jusqu'en 2013, y c. Mayotte à partir de 2014.
  • 3. Estimation par un modèle de simulation pour l'année 2018.
  • 4. Limités à CO2, CH4 et N2O.
  • 5. La méthodologie de l'enquête a évolué en 2006 et 2017. Un travail de raccordement de séries a été réalisé pour se caler sur la série actuelle. 7,4, 8,5 et 8,8 et 9,0 sont relatifs respectivement à 2002, 2012, 2015 et la moyenne 2017-2018.
  • Note : les définitions des indicateurs sont fournies en annexe.
  • Sources : Depp ; Drees ; Eurostat (extraction du 4 décembre 2019); Insee ; SDES ; SIES ; SSP Agriculture.

Figure 2Indicateurs de richesse nationale dans quelques pays de l'UE

Indicateurs de richesse nationale dans quelques pays de l'UE
Taux d'emploi des 15-64 ans Dépense intérieure de R&D1 Dette publique au sens de Maastricht Espérance de vie en bonne santé, femmes Espérance de vie en bonne santé, hommes Satisfaction dans la vie Dispersion des revenus2 Pauvreté en conditions de vie3 Taux de sorties précoces Émissions de gaz à effetde serre4 Artificialisation des sols
2018 en % 2017 en % du PIB 2018 en % du PIB 2017 en années 2017 en années 2018 (note de 1 à 10) 2017 2018 en % 2018 en % des 18-24 ans 2017 en teq CO2 par personne 2015 en %
Allemagne 75,9 3,0 61,9 66,7 65,1 7,4 5,1 7,8 10,3 11,0 7,4
Belgique 64,5 2,6 100,0 64,1 63,5 7,6 3,8 10,5 8,6 10,1 11,4
Bulgarie 67,7 0,8 22,3 66,2 62,9 5,4 7,7 32,9 12,7 8,7 1,8
Danemark 75,4 3,1 34,2 59,7 59,8 7,8 4,1 7,2 10,2 8,3 6,9
Espagne 62,4 1,2 97,6 69,9 69,0 7,3 6,0 13,9 17,9 7,3 3,4
France 65,4 2,2 98,4 64,9 62,5 7,3 4,2 11,0 8,9 6,9 5,4
Grèce 54,9 1,1 181,2 65,1 64,4 6,4 5,5 33,6 4,7 8,9 3,4
Irlande 68,6 1,1 63,6 69,3 67,9 (p) 8,1 (p) 4,2 14,8 5,0 12,6 3,8
Italie 58,5 1,4 134,8 66,4 66,2 7,1 6,1 16,8 14,5 7,1 6,9
Luxembourg 67,1 1,3 21,0 58,1 60,1 7,6 5,7 4,4 6,3 17,2 9,8
Pays-Bas 77,2 2,0 52,4 57,5 62,3 7,7 4,1 6,5 7,3 11,3 12,1
Pologne 67,4 1,0 48,9 63,5 60,6 7,8 4,3 10,5 4,8 10,9 3,5
Portugal 69,7 1,3 122,2 57,0 60,1 6,7 5,2 16,6 11,8 6,8 5,3
Rép. tchèque 74,8 1,8 32,6 62,4 60,6 7,4 3,3 7,8 6,2 12,1 4,6
Roumanie 64,8 0,5 35,0 58,3 59,2 7,3 7,2 32,2 16,4 5,8 2,2
Royaume-Uni 74,7 1,7 85,9 62,0 63,3 (p) 7,6 (p) 6,0 12,3 10,7 7,1 6,5
Suède 77,5 (r) 3,4 38,8 71,9 73,2 7,8 4,1 4,5 9,3 5,2 1,6
UE 68,6 (r) 2,0 80,4 64,0 63,5 7,3 5,2 (e) 14,5 10,6 8,4 4,2
  • e : donnée estimée.
  • p : donnée provisoire.
  • r : donnée révisée.
  • 1. Pour l'UE, la source de données est l'OCDE et pour la France, SIES (ministère de la Recherche). L'OCDE agrège les dépenses de recherche en dollars PPA plutôt qu'en euros comme le fait Eurostat.
  • 2. La donnée est celle de l'année de perception du revenu et pas celle de l'enquête sur les revenus et les conditions de vie (SILC) comme le fait Eurostat dans ses publications ; rapport interquintile des masses de niveau de vie.
  • 3. Données 2017 pour l’Irlande, le Luxembourg, le Royaume-Uni et pour la France calcul Insee.
  • 4. Tonne équivalent CO2, pour les gaz suivants : C02 N2O CH4 HCF PFC SF6 NF3, champ ensemble des secteurs sources d'émissions atmosphériques, hors UTCATF et items.
  • Note : les définitions des indicateurs sont fournies en annexe.
  • Source : Eurostat (extraction du 4 décembre 2019).

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Agenda 2030 des Nations unies : programme de développement durable à l’horizon 2030 fixant 17 objectifs universels pour l’humanité, la planète et la prospérité, que les 193 États membres de l’ONU se sont engagés à mettre en œuvre en septembre 2015.

Artificialisation des sols – zone artificialisée : perte du caractère naturel ou agricole d’un espace, au profit de zones urbaines, industrielles et commerciales, d’infrastructures de transport, de carrières, décharges et chantiers, ainsi que les espaces verts artificialisés (espaces verts urbains, équipements sportifs et de loisirs). La définition retenue par Eurostat est plus restrictive, car elle ne retient que les sols bâtis et les sols revêtus et stabilisés (routes, voies ferrées, parkings, chemins…).

Bien-être « ailleurs » : le bien-être dans les autres parties du monde peut être affecté par notre mode de vie. Celui-ci peut en effet avoir des conséquences néfastes telles que le réchauffement climatique et la montée des eaux dans certaines parties du globe ; dans d’autres, ce sera l’épuisement des matières premières ou encore les pollutions liées à la production des biens que nous consommons.

Dépense intérieure de recherche et de développement (DIRD) : travaux de recherche et développement (R&D) exécutés sur le territoire national quelle que soit l’origine des fonds. Une partie est exécutée par les administrations (DIRDA), l’autre par les entreprises (DIRDE). Elle comprend les dépenses courantes (masse salariale des personnels de R&D et dépenses de fonctionnement) et les dépenses en capital (achats d’équipements nécessaires à la réalisation des travaux internes à la R&D et opérations immobilières réalisées dans l’année). Voir aussi dans la rubrique « Définitions » en annexe : Recherche et Développement (R&D).

Dette publique notifiée (ou dette publique au sens de Maastricht) : couvre l’ensemble des administrations publiques au sens des comptes nationaux : l’État, les organismes divers d’administration centrale (Odac), les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale. La dette au sens de Maastricht est calculée dans le cadre des comptes nationaux avec une définition spécifique. Elle ne comprend pas l’ensemble des passifs financiers mais uniquement les numéraires et dépôts, les titres autres qu’actions que sont les bons du Trésor (BTF et BTAN), les obligations assimilables du Trésor (OAT), les Euro medium term notes (EMTN), ainsi que les emprunts ; en sont exclus les produits dérivés et les autres comptes à payer. C’est une dette brute au sens où on ne soustrait pas aux éléments de passifs les actifs financiers des administrations publiques. Elle est consolidée : sont donc exclus du calcul de la dette les éléments de dette d’une administration détenus par une autre administration. C’est le cas par exemple des dépôts des administrations publiques au Trésor. La dette au sens de Maastricht est évaluée en valeur nominale, c’est-à-dire à la valeur de remboursement du principal. Ainsi, les intérêts courus non échus ou les fluctuations des cours des titres ne sont pas compris dans l'évaluation des instruments, alors que la réévaluation de la valeur de remboursement des titres indexée sur l'inflation (OATi, BTANi et CADESi) est prise en compte. La dette annuelle des administrations publiques est notifiée à la Commission européenne deux fois par an, fin mars et fin septembre. La dette trimestrielle est transmise à Eurostat 90 jours après la fin du trimestre.

Empreinte carbone : indicateur destiné à caractériser la pression exercée à l’échelle planétaire sur le climat (bien public mondial) en termes d’émissions de gaz à effet de serre par la population du pays considéré. Elle couvre à la fois les émissions directes de cette population et les émissions indirectes, liées à la production et au transport des biens et services qu’elle consomme, que ceux-ci soient produits en France ou à l’étranger. L’empreinte carbone permet donc de s’interroger sur les responsabilités de chaque pays et de mieux appréhender les négociations internationales sur le climat. C’est une information complémentaire aux inventaires d’émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le territoire national, qui sont réalisés au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Équivalent CO2 : méthode de mesure des émissions de gaz à effet de serre qui prend en compte le pouvoir de réchauffement de chaque gaz relativement à celui du CO2.

Espérance de vie en bonne santé (à la naissance), ou années de vie en bonne santé (AVBS) : nombre d’années en bonne santé qu’une personne peut s’attendre à vivre (à la naissance). Une bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et l’absence d’incapacités. L'AVBS est un indicateur d’espérance de santé qui combine des informations sur la mortalité et la morbidité. Les informations utilisées pour son calcul sont des mesures de prévalence (proportions) de la population d’un âge spécifique étant dans des conditions de bonne ou mauvaise santé et des informations de mortalité par âge. Il est aussi appelé espérance de vie sans incapacité (EVSI).

Gaz à effet de serre (GES) : les principaux gaz responsables de l’effet de serre, dont les émissions sont encadrées par le protocole de Kyoto, sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O) et les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). Les émissions de ces six gaz sont pondérées par leurs potentiels de réchauffement global (PRG) et exprimées en équivalents CO2 pour donner un total d’émissions en équivalents CO2.

Indicateurs de richesse nationale : pour mettre en œuvre la loi 2015-411 du 13 avril 2015, dite loi Eva Sas, qui invite à la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse dans l’évaluation et la définition des politiques publiques, le gouvernement a adopté en octobre 2015 un tableau de bord de 10 indicateurs qui alimentera chaque année un rapport annexé au projet de loi de finances. Dispersion des revenus, pauvreté en conditions de vie, taux d’emploi, sorties précoces, dépense intérieure de recherche, dette publique, empreinte carbone, artificialisation des sols, espérance de vie en bonne santé et satisfaction dans la vie sont les 10 indicateurs retenus, compatibles avec un cadre international de développement durable. Ces 10 indicateurs peuvent être considérés comme un résumé synthétique du tableau de bord d’une centaine d’indicateurs sélectionnés pour le suivi de la mise en œuvre nationale du Programme de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies.

Inégalité de revenus : dans le cadre des « indicateurs de richesse nationale », rapport de la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % d’individus les plus aisés à celle détenue par les 20 % des personnes les plus pauvres. Deux sources différentes sont utilisées : ERFS, qui est la source de référence pour les données françaises, et SRCV-Silc, qui est la source de référence pour les comparaisons européennes.

Niveau de vie : revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC), qui permettent de tenir compte de la taille du ménage et des économies d’échelle réalisées en son sein. Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Pauvreté en conditions de vie ou privation matérielle : désigne une situation de difficulté économique durable. Selon Eurostat, une personne s’y trouve lorsqu’elle cumule au moins 3 privations ou difficultés matérielles parmi les 9 de la liste suivante :

1. avoir eu des arriérés de paiement du loyer, d’un emprunt hypothécaire ou des factures d’eau/gaz/électricité dans les 12 derniers mois ;

2. Pouvoir chauffer son logement ;

3. Faire face à des dépenses imprévues ;

4. Pouvoir consommer de la viande ou une autre source de protéines au moins tous les 2 jours ;

5. Pouvoir s’offrir une semaine de vacances hors du logement ;

6. Posséder un téléviseur couleur ;

7. Posséder un lave-linge ;

8. Posséder une voiture personnelle ;

9. Posséder un téléphone.

Produit intérieur brut (PIB) : agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières : la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité) ; la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ; la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels (rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte).

Satisfaction dans la vie : elle est mesurée à partir des réponses apportées par les individus à la question « sur une échelle allant de 0 (pas du tout satisfait) à 10 (très satisfait), « indiquez votre satisfaction concernant la vie que vous menez actuellement ».

Sorties précoces du système éducatif : jeunes âgés de 18 à 24 ans qui n’étudient plus et n’ont pas terminé avec succès l’enseignement secondaire de second cycle (Classification internationale type de l’éducation-CITE 3). Ils sont classés comme sortants avec le niveau CITE 2. En France, il s’agit des 18-24 ans qui ne poursuivent ni études, ni formation et n’ont ni CAP, ni BEP, ni diplôme plus élevé. Voir aussi dans la rubrique « Définitions » en annexe : Classification internationale type de l’éducation (Cite).

Taux d’emploi : rapport entre le nombre de personnes ayant un emploi et la population totale correspondante. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population « en âge de travailler » (la convention retenue est le plus souvent celle âgée de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population (femmes de 25 à 29 ans par exemple).

UTCATF : utilisation des terres, leur changement d’affectation et la forêt. C’est une catégorie utilisée dans les inventaires d’émissions de gaz à effet de serre qui couvre les émissions et les absorptions de ces gaz liées à l’utilisation des terres, leur changement d’affectation et à la forêt.

Définitions