Tableaux de l'économie française Édition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le :Paru le02/03/2017
Tableaux de l'Économie Française- Mars 2017
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Sommaire

Revenus des ménages

Insee Références

Paru le :02/03/2017

Présentation

En 2015, le des ménages augmente de 1,4 % en valeur, après + 0,8 % en 2014. Parallèlement, le prix de la dépense de consommation finale baisse (– 0,2 %) pour la première fois depuis 2009, si bien que le du RDB connaît sa plus forte hausse (+ 1,6 %) depuis 2009. Compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel, c’est-à-dire par , progresse de 1,1 % (après + 0,1 % en 2014). La progression du RDB est d’abord imputable à l’accélération des revenus nets d’activité (avec une contribution de + 1,0 point, après + 0,3 point en 2014). Bien qu’en décélération pour la troisième année consécutive, les en espèces soutiennent le RDB (contribution de + 0,7 point), tandis que la contribution des revenus du patrimoine est négative (– 0,1 point). La légère baisse des revenus du patrimoine des ménages tient essentiellement à la forte diminution des revenus tirés de leurs placements en assurance-vie. Les dividendes perçus par les ménages progressent nettement. Les intérêts reçus et versés par les ménages se replient fortement sous l’effet de la baisse des taux d’intérêt. Enfin, les impôts courants pèsent légèrement à la baisse sur le RDB, comme l’année précédente.

Les salaires nets perçus par les ménages progressent plus vite qu’en 2014 (+ 1,4 %, après + 0,6 %) en raison de l’accélération du salaire moyen par tête alors que l’emploi progresse au même rythme qu’en 2014. Les cotisations sociales ralentissent nettement (+ 1,3 %, après environ + 4,0 % en moyenne les trois années précédentes), avec une progression toutefois plus rapide des cotisations salariales obligatoires que des cotisations employeurs du fait de la baisse des cotisations familiales à la charge des employeurs au 1er janvier 2015 dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité. Ces mesures expliquent également en partie le rebond (+ 3,7 %, après trois années de recul) du revenu mixte net des entrepreneurs individuels, dont les cotisations diminuent (– 1,0 %), après une croissance annuelle moyenne de 3,5 % les trois années précédentes.

Les prestations sociales en espèces reçues par les ménages poursuivent leur décélération en 2015 : + 1,9 %, après + 2,2 % en 2014, + 2,9 % en 2013 et + 3,8 % en 2012. Les prestations familiales se replient, sous l’effet principalement de la mise en oeuvre de la modulation des allocations familiales en fonction des revenus à partir du 1er juillet 2015. Les prestations vieillesse décélèrent notamment sous l’effet du gel des pensions de base au 1er octobre 2014. En revanche, les prestations chômage demeurent dynamiques en raison d’une situation encore dégradée sur le marché du travail.

Après avoir fortement ralenti ces deux dernières années, les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent légèrement (+ 1,7 %, après + 1,5 % en 2014).

Tableaux et graphiques

Revenu disponible brut des ménages

en milliards d'euros
Revenu disponible brut des ménages (en milliards d'euros ) -
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Salaires et traitements bruts 755,2 777,2 795,3 811,5 820,8 828,8 841,7
  Cotisations sociales à la charge des salariés 101,4 103,4 104,6 108,8 113,8 117,5 120,8
  Salaires et traitements nets 653,8 673,8 690,7 702,7 707,1 711,3 721,0
Prestations sociales autres que transferts sociaux en nature 406,8 419,4 428,9 445,1 458,2 468,3 477,3
Revenus salariaux et sociaux 1 060,6 1 093,2 1 119,6 1 147,8 1 165,3 1 179,6 1 198,2
Excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut 278,7 280,9 286,6 289,8 286,9 288,8 291,8
Cotisations des non salariés 27,2 28,1 27,8 29,1 30,3 31,0 30,7
Revenu disponible brut 1 255,3 1 285,4 1 311,4 1 318,3 1 321,9 1 332,8 1 352,0
  • Champ : ménages y c. entreprises individuelles.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Évolution du revenu disponible brut et du pouvoir d’achat des ménages

en %
Évolution du revenu disponible brut et du pouvoir d’achat des ménages (en %)
09/08 10/09 11/10 12/11 13/12 14/13 15/14
Revenu disponible brut (RDB) 0,1 2,4 2,0 0,5 0,3 0,8 1,4
Évolution de l'indice du prix de la dépense de consommation finale des ménages -1,5 1,2 1,8 1,4 0,6 0,1 -0,2
Pouvoir d'achat du RDB1 1,6 1,2 0,2 -0,9 -0,4 0,7 1,6
Pouvoir d'achat par personne 1,1 0,7 -0,3 -1,4 -0,8 0,3 1,2
Pouvoir d'achat par ménage 0,7 0,3 -0,7 -1,7 -1,2 -0,1 0,9
Pouvoir d'achat par unité de consommation 1,0 0,6 -0,4 -1,5 -1,0 0,1 1,1
Population moyenne 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,4
Nombre de ménages 0,9 0,9 0,9 0,8 0,9 0,8 0,7
Nombre d'unités de consommation 0,7 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 0,5
  • 1. Évolution déflatée à l'aide de l'indice du prix de la dépense de consommation finale des ménages.
  • Champ : ménages y c. entreprises individuelles.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Évolution du RDB et du pouvoir d’achat des ménages

par rapport à l'année précédente en %
Évolution du RDB et du pouvoir d’achat des ménages (par rapport à l'année précédente en % )
RDB Pouvoir d'achat du revenu disponible brut1
1960 11,2 7,8
1961 7,9 4,8
1962 14,9 10,2
1963 11,4 6,3
1964 8,6 5,1
1965 7,4 4,7
1966 8,0 4,9
1967 9,0 5,6
1968 9,8 4,5
1969 12,2 4,7
1970 12,6 7,2
1971 11,5 5,5
1972 12,1 5,9
1973 13,3 5,7
1974 18,4 3,5
1975 15,0 3,0
1976 12,3 2,4
1977 12,4 2,8
1978 15,2 6,0
1979 11,9 0,9
1980 13,7 0,6
1981 15,6 1,7
1982 14,2 2,2
1983 9,5 -0,1
1984 6,7 -1,2
1985 7,0 0,7
1986 5,3 2,6
1987 4,4 1,3
1988 6,2 3,4
1989 7,6 3,6
1990 6,7 3,7
1991 4,3 1,5
1992 4,7 2,0
1993 2,2 0,6
1994 1,7 0,8
1995 3,4 2,4
1996 2,4 0,9
1997 2,7 1,9
1998 3,5 3,3
1999 2,5 3,1
2000 5,7 3,4
2001 5,2 3,2
2002 4,0 3,0
2003 2,6 0,9
2004 4,5 2,3
2005 2,9 1,0
2006 4,5 2,4
2007 5,2 3,0
2008 3,1 0,3
2009 0,1 1,6
2010 2,4 1,2
2011 2,0 0,2
2012 0,5 -0,9
2013 0,3 -0,4
2014 0,8 0,7
2015 1,4 1,6
  • 1. Évolution déflatée à l'aide de l'indice du prix de la dépense de consommation finale des ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Évolution du RDB et du pouvoir d’achat des ménages

  • 1. Évolution déflatée à l'aide de l'indice du prix de la dépense de consommation finale des ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Revenu disponible des ménages par habitant dans l'UE en 2014

Revenu disponible des ménages par habitant dans l'UE en 2014
Revenu médian1
en euros en SPA2
Allemagne 19 733 19 299
Autriche 23 211 21 662
Belgique 21 705 19 591
Bulgarie 3 311 6 754
Chypre 14 400 15 762
Croatie 5 225 7 740
Danemark 27 861 19 987
Espagne 13 269 14 195
Estonie 7 217 9 241
Finlande 23 702 19 250
France 21 199 19 307
Grèce 7 680 8 610
Hongrie 4 512 7 559
Irlande 19 477 15 997
Italie 15 759 15 274
Lettonie 5 203 7 320
Lituanie 4 823 7 595
Luxembourg 34 320 28 271
Malte 12 787 15 501
Pays-Bas 20 891 18 805
Pologne 5 336 9 560
Portugal 8 229 10 125
Rép. tchèque 7 622 11 091
Roumanie 2 195 4 090
Royaume-Uni 20 584 16 933
Slovaquie 6 809 9 806
Slovénie 11 909 14 328
Suède 27 120 20 614
UE 15 777 nd
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Revenu par unité de consommation.
  • 2. Standard de pouvoir d'achat : unité monétaire artificielle utilisée pour neutraliser les différences de niveaux de prix entre les pays.
  • Note : revenu annuel.
  • Source : Eurostat.

Contributions à l'évolution du pouvoir d'achat des ménages

en points
Contributions à l'évolution du pouvoir d'achat des ménages (en points)
Pouvoir d'achat du RDB Revenus nets d'activité Revenus du patrimoine Impôts courants Prestations sociales en espèces Prix
2008 0,3 1,8 1,0 -0,8 1,1 -2,8
2009 1,6 -0,9 -1,2 0,5 1,7 1,5
2010 1,2 1,8 0,2 -0,3 1,0 -1,2
2011 0,2 1,2 0,7 -0,7 0,7 -1,8
2012 -0,9 1,0 -0,1 -1,3 1,2 -1,4
2013 (r) -0,4 0,0 0,1 -0,7 1,0 -0,6
2014 (r) 0,7 0,3 0,1 -0,2 0,8 -0,1
2015 1,6 1,0 -0,1 -0,3 0,7 0,2
  • r : données révisées.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Contributions à l'évolution du pouvoir d'achat des ménages

  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Définitions

Revenu disponible brut des ménages (RDB) : au sens de la comptabilité nationale, revenu résultant de la répartition de la valeur ajoutée, de la distribution des revenus de la propriété et des opérations de redistribution. Plus concrètement, le revenu disponible brut (RDB) est la part de revenu qui reste à disposition des ménages pour la consommation et l’épargne une fois déduits les prélèvements sociaux et fiscaux. Le RDB comprend les revenus d’activités (salaires et traitements bruts des ménages, augmentés des bénéfices des entrepreneurs individuels), les revenus du patrimoine hors plus values latentes ou réalisées (dividendes, intérêts et loyers), les transferts (notamment les indemnités d’assurance nettes des primes) et les prestations sociales (allocations familiales, minima sociaux, pensions de retraite, indemnités de chômage…). Le RDB est diminué des impôts directs (impôts sur le revenu, taxe d’habitation, CSG, CRDS…) et des cotisations sociales versées. En revanche, les droits de succession ne figurent pas dans ce décompte. Dans l’Enquête revenus fiscaux et sociaux (ERFS), le revenu disponible comprend les revenus déclarés au fisc (revenus d’activité, retraites et pensions, indemnités de chômage et certains revenus du patrimoine), les revenus financiers non déclarés et imputés (produits d’assurance-vie, livrets exonérés, PEA, PEP, CEL, PEL) et la plupart des prestations sociales (hors certains régimes employeurs). Tous ces revenus sont nets d’impôts directs. Il est proche du concept de RDB au sens de la comptabilité nationale, mais son champ est un peu moins étendu, aussi bien au niveau des composantes du revenu (loyers imputés aux propriétaires occupants en particulier) que de la population couverte (personnes vivant en collectivités).

Pouvoir d’achat : quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec le revenu disponible brut (RDB). Son évolution est liée à celles des prix et des revenus. Ainsi, si les prix augmentent quand les revenus sont constants, le pouvoir d’achat diminue, alors que si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Voir aussi : Revenu disponible brut des ménages.

Unité de consommation (ou équivalent-adulte) : système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d'unités de consommation (UC). L'échelle actuellement la plus utilisée (dite de l'OCDE) retient la pondération suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Prestations sociales (ou transferts sociaux) : transferts effectifs attribués personnellement à des ménages sans contrepartie équivalente ou simultanée. Les prestations sociales sont ventilées en six risques : vieillesse-survie (pensions de retraite et de réversion, etc.), santé (prise en charge totale ou partielle de frais liés à la maladie, à l'invalidité, aux accidents du travail et aux maladies professionnelles), maternité-famille (prestations liées à la maternité, allocations familiales, aides pour la garde d'enfants, etc.), emploi (indemnisation du chômage, prestations d’insertion ou de réinsertion professionnelle, etc.), logement (aides au logement) ainsi que pauvreté-exclusion sociale (revenu de solidarité active - RSA, etc.).

Déflateur : de manière générale, un déflateur implicite mesure les variations de prix dans un domaine de l'économie en divisant la grandeur en valeur par cette même grandeur en volume. Les déflateurs implicites sont nommés d'après l'agrégat utilisé. Les déflateurs du PIB, de la dépense de consommation finale, de la formation de capital brute, des exportations et des importations mesurent les variations de prix dans leur domaine respectif de l'économie. Ils sont utilisés pour corriger les agrégats des effets de l'inflation.

Revenu primaire : revenu directement lié à une participation des ménages au processus de production. La majeure partie des revenus primaires des ménages est constituée de la rémunération des salariés, laquelle comprend les salaires et les cotisations sociales. Ces revenus comprennent aussi des revenus de la propriété résultant du prêt ou de la location d'actifs financiers ou de terrains (intérêts, dividendes, revenus fonciers, etc.).

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