Bilan économique 2016 - Centre-Val de Loire

Le Centre Val de Loire s’inscrit avec retard dans la dynamique nationale de reprise, avec une confirmation de l’amélioration de l’emploi, et une légère baisse du taux de chômage.

La quasi stabilisation de la demande d’emploi cache des disparités : la situation des jeunes sur le marché du travail s’améliore ; les seniors et chômeurs de longue durée rencontrent toujours des difficultés importantes et la situation des femmes se détériore légèrement.

Le dynamisme national en matière de création d’entreprise ne se répercute pas dans la région, en dehors du secteur des services. La reprise de la construction amorcée en 2015 se poursuit et laisse espèrer une inflexion de la courbe de l’emploi dans ce secteur. Le secteur des transports semble également redémarrer. Les mauvaises conditions climatiques ont pesé sur la production agricole mais aussi, avec les attentats, sur le tourisme et sur le commerce. Les échanges commerciaux restent excédentaires.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 15
Paru le : Paru le 23/05/2017
Caroline Métois, Insee Centre-Val de Loire
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire  No 15 - mai 2017
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Emploi - Confirmation de l’amélioration de l’emploi salariéBilan économique 2016

Caroline Métois, Insee Centre-Val de Loire

En Centre-Val de Loire, l’emploi salarié marchand poursuit, au cours de l’année 2016, l’amélioration amorcée l’année précédente. Cette croissance est quasi similaire à celle observée au niveau métropolitain. L’emploi dans le tertiaire augmente de nouveau cette année, en grande partie grâce à la forte croissance de l’emploi dans l’intérim. La construction et l’industrie connaissent toujours les mêmes difficultés et la reprise s’y fait attendre. Le Loiret est le moteur de la croissance de l’emploi dans la région. Dans une moindre mesure, le Cher, l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher sont aussi porteurs en matière de création d’emploi.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 15

Paru le : 23/05/2017

Le Centre-Val de Loire compte plus de 569 000 emplois salariés marchands fin 2016. La légère reprise amorcée en 2015 s’accélère sur l’ensemble de l’année avec une hausse de 1,1 %. Cette amélioration est semblable à celle de la France métropolitaine (+ 1,2 %).

Entre 2010 et 2015, l’emploi salarié marchand recule dans la région (– 0,6 %) alors qu’il stagne au niveau national.

Le tertiaire poursuit sa reprise

Les pertes d’emplois se poursuivent dans l’industrie et la construction alors que la reprise enregistrée dans le tertiaire en 2015 se confirme cette année (figure 1).

Après une hausse de 1,4 % en 2015, le tertiaire marchand poursuit son redressement avec une croissance de 2,6 % en Centre-Val de Loire sur l’année 2016, légèrement supérieure à celle de France métropolitaine (+ 2,0 %). Avec plus de 11 000 emplois créés, le tertiaire permet de compenser les pertes subies dans les autres secteurs (figure 2).

La hausse dans le secteur tertiaire marchand est principalement due à la très forte croissance de l’emploi dans l’intérim. Après une augmentation de 11,1 % en 2015, l’intérim croît de 19,6 % dans la région en 2016, soit 7,6 points de plus qu’au niveau national. Avec plus de 5 000 emplois supplémentaires, l’intérim représente à lui seul la moitié des emplois supplémentaires dans le secteur tertiaire.

Les autres activités de service progressent aussi, à l’exception des services financiers (– 0,7 %). Les services aux entreprises, les activités immobilières, ainsi que l’hébergement et la restauration sont particulièrement dynamiques, en augmentation de 2,8 % à 1,8 %.

Sur une période plus longue, de 2010 à 2015, les services aux entreprises et les activités financières dynamisent l’emploi dans le tertiaire. À l’inverse, le nombre d’emplois se rétracte dans les transports et l’information-communication. L’apport de l’intérim dans l’emploi régional sur ces cinq ans est neutre (figure 3).

Dégradation de l’emploi dans la construction et l’industrie

La construction, dont les effectifs diminuent depuis 2009, perd de nouveau des emplois en 2016, mais à un rythme inférieur à celui de 2015. Avec 1 200 emplois en moins, le recul est plus marqué que nationalement (respectivement – 2,8 % et – 0,8 %).

De même, l’industrie accuse à nouveau des pertes d’emplois cette année. Le repli en Centre-Val de Loire (– 1,1 %) est légèrement supérieur à celui de France métropolitaine (– 0,8 %).

En dehors de l’industrie agro-alimentaire, tous les secteurs industriels subissent des pertes d’emploi. L’industrie de l’énergie, de l’eau et des déchets ainsi que celle des matériels de transports sont les secteurs les plus touchés par la diminution.

Le Loiret, département le plus dynamique de la région

Au cours de l’année 2016, l’évolution de l’emploi est variable selon les départements de la région (figure 4).

L’emploi salarié marchand accélère sa croissance dans le Loiret avec plus de 5 000 emplois supplémentaires, soit une augmentation de 3,2 % par rapport à l’année précédente. Le secteur tertiaire est particulièrement dynamique, avec une hausse de 5,5 %. Cette croissance est portée par l’intérim, en hausse de 31,5 % dans ce département, la plus forte augmentation de la région. La construction et l’industrie rencontrent toujours les mêmes difficultés que l’année précédente.

L’emploi croît aussi dans le Cher, l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher, de 0,5 % à 0,7 %. Dans ces trois départements également, le secteur tertiaire marchand est moteur en matière de créations d’emploi. À l’inverse, la situation de l’emploi dans la construction continue de se dégrader. L’industrie perd aussi des effectifs en Indre-et-Loire et dans le Loir-et-Cher. Le Cher est le seul département qui enregistre une hausse de ses effectifs industriels.

L’Eure-et-Loir et l’Indre subissent un recul de l’emploi en 2016, respectivement de – 0,4 % et – 0,8 %. En Eure-et-Loir, le gain d’emploi dans le tertiaire, notamment dans l’intérim, ne permet pas de compenser les pertes subies dans les autres secteurs. Dans l’Indre, l’emploi dans l’ensemble des secteurs décroît même si la forte hausse de l’intérim permet de limiter le recul global.

Figure 1Emploi salarié des secteurs principalement marchands

en %
Emploi salarié des secteurs principalement marchands (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2016 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2015/2010 (1)
Centre-Val de Loire Centre-Val de Loire France métropolitaine Centre-Val de Loire France métropolitaine
Industrie 147,5 -1,1 -0,8 -1,1 -0,9
Industrie agro-alimentaire 19,6 0,2 0,7 -0,2 -0,1
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 17,4 -2,6 -1,6 1,2 0,3
Biens d'équipement 23,8 -0,9 -2,0 -1,8 -1,2
Matériels de transport 10,6 -1,8 -1,1 -1,6 -0,7
Autres branches industrielles 76,1 -1,1 -0,7 -1,6 -1,5
Construction 50,7 -2,8 -0,8 -3,1 -1,9
Tertiaire marchand 370,9 2,6 2,0 0,1 0,6
Commerce 108,7 0,4 0,7 -0,4 0,2
Transports 48,3 0,9 0,8 -1,1 -0,1
Hébergement - restauration 28,7 1,8 2,1 0,4 1,2
Information - communication 13,7 0,3 3,1 -1,1 0,6
Services financiers 28,6 -0,7 1,0 0,9 0,6
Services immobiliers 7,1 2,4 0,7 0,0 -0,1
Services aux entreprises 72,8 2,8 2,1 1,4 1,5
Services aux ménages 27,7 1,0 1,9 0,2 0,5
Intérim 35,4 19,6 12,0 0,0 -0,4
Total 569,1 1,1 1,2 -0,6 0,0
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • (1) : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Centre-Val de Loire

en indice base 100 au 2005 T1
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Centre-Val de Loire (en indice base 100 au 2005 T1)
Industrie Construction Tertiaire principalement marchand hors intérim dont Commerce Emploi hors intérim Centre-Val de Loire Emploi hors intérim France métropolitaine
1er trim. 2005 100 100 100 100 100 100
2e trim. 2005 99,27 100,43 99,97 99,95 99,78 100,08
3e trim. 2005 98,8 100,89 99,77 99,52 99,56 100,11
4e trim. 2005 98,01 102,05 99,43 99,74 99,22 100,25
1er trim. 2006 97,48 103,05 101,75 99,4 100,47 100,4
2e trim. 2006 97,28 104,11 101,37 98,99 100,29 100,75
3e trim. 2006 96,99 104,72 101,18 99,18 100,15 101,13
4e trim. 2006 96,98 105,96 100,62 98,56 99,95 101,3
1er trim. 2007 96,23 106,83 101,23 99,43 100,14 101,76
2e trim. 2007 95,87 107,9 101,38 99,81 100,21 102,1
3e trim. 2007 95,38 109,6 102,58 100,4 100,9 102,5
4e trim. 2007 94,53 110,25 102,65 99,8 100,73 102,76
1er trim. 2008 94,4 110,59 102,81 99,81 100,81 102,91
2e trim. 2008 93,69 111,05 103,08 100,01 100,78 102,77
3e trim. 2008 93,01 111,17 102,75 99,75 100,37 102,74
4e trim. 2008 92,23 110,55 103,11 99,95 100,26 102,41
1er trim. 2009 90,75 109,74 102,93 99,48 99,58 101,85
2e trim. 2009 89,2 108,98 102,38 99,01 98,69 101,28
3e trim. 2009 88,13 107,98 102,53 98,86 98,31 100,87
4e trim. 2009 86,94 107,91 102,42 99,02 97,85 100,75
1er trim. 2010 85,85 107,71 102,07 98,63 97,27 100,46
2e trim. 2010 85,19 107,64 102,21 98,92 97,13 100,32
3e trim. 2010 84,82 107,63 102,41 98,88 97,12 100,44
4e trim. 2010 84,18 107,24 102,46 99,18 96,89 100,51
1er trim. 2011 83,99 106,66 102,61 99,29 96,86 100,78
2e trim. 2011 83,7 105,97 102,42 99,44 96,58 101,03
3e trim. 2011 83,56 105,82 102,25 99,53 96,43 101,01
4e trim. 2011 83,16 105,66 102,28 99,7 96,3 101,13
1er trim. 2012 83,14 105,56 102,27 99,77 96,27 101,21
2e trim. 2012 82,8 105,21 102,3 99,58 96,14 101,18
3e trim. 2012 82,65 104,54 102,24 99,51 95,99 101,11
4e trim. 2012 82,44 103,65 101,85 98,77 95,61 100,93
1er trim. 2013 81,99 102,42 101,77 98,47 95,29 100,81
2e trim. 2013 81,59 102,14 101,66 97,71 95,07 100,52
3e trim. 2013 81,45 101,09 101,98 97,91 95,1 100,65
4e trim. 2013 81,48 100,1 101,99 98,03 95,02 100,7
1er trim. 2014 81,26 99,33 102,05 97,79 94,9 100,65
2e trim. 2014 81,09 98,41 102,04 97,48 94,75 100,6
3e trim. 2014 80,74 97,14 102,17 97,08 94,58 100,46
4e trim. 2014 80,51 95,8 102,16 97,35 94,36 100,48
1er trim. 2015 80,4 94,81 102,28 97,41 94,3 100,44
2e trim. 2015 80,13 93,42 102,41 97,31 94,14 100,52
3e trim. 2015 79,81 92,13 102,4 97,3 93,9 100,58
4e trim. 2015 79,57 91,75 102,89 97,42 94,06 100,84
1er trim. 2016 79,22 90,74 103,38 97,54 94,12 101,1
2e trim. 2016 78,96 90,07 103,66 97,95 94,13 101,3
3e trim. 2016 78,94 89,6 103,85 97,63 94,19 101,44
4e trim. 2016 78,68 89,16 104,03 97,78 94,15 101,63
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Centre-Val de Loire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

en indice base 100 au 2005 T1
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (en indice base 100 au 2005 T1)
Centre-Val de Loire France métropolitaine
1er trim. 2005 100 100
2e trim. 2005 99 99,86
3e trim. 2005 102,55 101,93
4e trim. 2005 105,15 102,6
1er trim. 2006 104,36 101,7
2e trim. 2006 110,98 107,36
3e trim. 2006 114,53 107,31
4e trim. 2006 108,91 105,31
1er trim. 2007 117,55 114,94
2e trim. 2007 111,87 112,47
3e trim. 2007 113,05 110,87
4e trim. 2007 110,43 109,72
1er trim. 2008 114,42 114,35
2e trim. 2008 106,41 106,28
3e trim. 2008 96,29 99,93
4e trim. 2008 82,17 86,9
1er trim. 2009 69,72 73,86
2e trim. 2009 72,5 75,59
3e trim. 2009 76,69 79,59
4e trim. 2009 83,03 84,27
1er trim. 2010 86,4 88,79
2e trim. 2010 90,69 93,35
3e trim. 2010 96,27 97,12
4e trim. 2010 99,41 100,8
1er trim. 2011 101,03 101,31
2e trim. 2011 101,74 101,54
3e trim. 2011 98,39 100,51
4e trim. 2011 96,43 96,35
1er trim. 2012 93,22 95,18
2e trim. 2012 90,01 91,89
3e trim. 2012 87,61 88,11
4e trim. 2012 87,65 85,61
1er trim. 2013 90,56 88,45
2e trim. 2013 86,56 87,36
3e trim. 2013 91,8 89,01
4e trim. 2013 92,18 90,87
1er trim. 2014 90,15 89,18
2e trim. 2014 91,07 91,59
3e trim. 2014 88,31 87,72
4e trim. 2014 89,66 90,52
1er trim. 2015 89,63 89,92
2e trim. 2015 95,61 93,5
3e trim. 2015 99,01 96,03
4e trim. 2015 99,57 98,9
1er trim. 2016 101,97 99,39
2e trim. 2016 100,95 99,58
3e trim. 2016 105,02 104,44
4e trim. 2016 119,06 110,81
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4Emploi salarié par département et par secteur

en %
Emploi salarié par département et par secteur (en %)
2016T4 (en milliers) Glissement annuel
Industrie Construction Tertiaire marchand dont Commerce dont Intérim Total
Cher 57,8 0,7 -1,5 0,7 -0,9 14,1 0,5
Eure-et-Loir 86,9 -1,7 -4,1 0,8 1,0 1,9 -0,4
Indre 43,4 -0,9 -5,4 -0,1 -1,3 16,0 -0,8
Indre-et-Loire 136,9 -1,7 -2,1 1,7 -0,2 12,4 0,6
Loir-et-Cher 71,5 -1,4 -3,6 2,4 0,4 18,3 0,7
Loiret 172,5 -1,1 -2,2 5,5 1,5 31,5 3,2
Centre-Val de Loire 569,1 -1,1 -2,8 2,6 0,4 19,6 1,1
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

l'évolution d'une série statistique peut en général se décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et une composante irrégulière. La correction des variations saisonnières est une technique que les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, de manière à en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composante irrégulière).

Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé supprime les variations dues au profil saisonnier habituel d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la construction.


Emploi salarié / Emploi non salarié :

par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente.

Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.


Estimations d'emploi localisées / ESTEL / Estel :

a partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.


Intérim / Travail intérimaire / Travail temporaire :

l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).

Remarque :

Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.


Nomenclature d'activités française / NAF :

la nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

La situation de l’emploi s’améliore dans la région, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n°14, avril 2017

Définitions