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Depuis 1982, les Pays de la Loire ont gagné 670 000 habitants

Sylvie PAVEN

Résumé

Au cours des 30 dernières années, les Pays de la Loire ont gagné 23 200 nouveaux habitants en moyenne chaque année. Dans la région, la poussée démographique s'intensifie après 2006 sous l'effet conjugué de soldes naturel et migratoire nettement positifs. Parmi les départements, la Loire-Atlantique et la Vendée se distinguent avec respectivement 10 400 et 5 500 habitants de plus par an depuis 1982. L'aire urbaine de Nantes concentre à elle seule un tiers de la croissance démographique de la région (+ 7 800 habitants par an, + 1,0 %). Les autres aires urbaines sont également plutôt dynamiques, celle d'Angers croît ainsi de 0,8 % par an, celles du Mans, de Saint-Nazaire, de Laval et la Roche-sur-Yon de respectivement 0,4 %, 0,6 %, 0,7 % et 1,1 %.

Sommaire

Publication

Avec 3 600 000 habitants au 1er janvier 2011, la région des Pays de la Loire a gagné 670 000 habitants depuis 1982, soit 23 200 personnes supplémentaires par an (+ 0,7 %). Elle consolide sa 5e place des régions les plus peuplées de France. Cette croissance est supérieure à celle du niveau national (+ 0,5 %) et comparable à celle des régions Aquitaine et PACA (+ 0,7 % chacune), derrière le Languedoc-Roussillon (+ 1,1 %). Elle s'accélère en fin de période avec un rythme moyen beaucoup plus soutenu puisque, entre 2006 et 2011, la région gagne chaque année 30 100 nouveaux habitants (+ 0,9 %).

La Loire Atlantique et la Vendée, plus dynamiques

Entre 1982 et 2011, les départements de Loire-Atlantique et de Vendée gagnent respectivement 10 400 et 5 500 nouveaux habitants par an. Sur la période, ils absorbent plus des deux tiers de la croissance de la population des Pays de la Loire. Entre 2006 et 2011, cette dynamique démographique se renforce, avec un gain de 12 500 habitants par an pour la Loire-Atlantique et de 8 900 pour la Vendée. Depuis 30 ans, ces deux départements enregistrent une croissance démographique annuelle proche de 1,0 %, deux fois plus importante que celle des trois autres départements de la région. Le Maine-et-Loire, avec 4 000 habitants supplémentaires par an entre 1982 et 2011, connaît une croissance démographique identique à celle de la France (+ 0,5 %), alors que la Sarthe et la Mayenne se situent légèrement en deçà (+ 0,4 %) avec respectivement 2 100 et 1 200 habitants de plus par an.

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Carte :  Évolutions démographiques depuis 30 ans

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Une croissance portée par les naissances

Sur la période 1982-2011, contrairement aux autres régions dynamiques du littoral atlantique ou méditerranéen, l'augmentation de la population des Pays de la Loire résulte pour 60 % d'un excédent naturel des naissances sur les décès (+ 14 000 par an). L'excédent migratoire des arrivées sur les sorties (+ 9 000 par an) en assure les 40 % restants. Depuis 2006, le poids du solde migratoire tend à augmenter : l'accroissement naturel contribue pour 0,5 point de la croissance démographique tandis que l'évolution du solde des flux migratoires en assure 0,4 soit 0,2 point de plus qu'en début de période. Les Pays de la Loire sont ainsi l'une des rares régions, avec Rhône-Alpes, dans laquelle la croissance s'appuie sur des moteurs naturels et migratoires équilibrés.

À l'infra-régional, seules la Loire-Atlantique et la Vendée font face à des flux migratoires nets largement positifs, avec respectivement 4 300 et 3 800 arrivants de plus que de partants par an depuis 1982, 5 400 et 7 100 sur la période 2006-2011. Ces départements séduisent à la fois des actifs attirés par le dynamisme économique de Nantes Métropole et des retraités sur le littoral. Pour la Vendée, le solde migratoire constitue même l'essentiel de la croissance démographique. Pour le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe, elle résulte essentiellement du solde naturel positif, notamment dans les années 1980 pendant lesquels les soldes migratoires étaient négatifs.

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La Loire-Atlantique et la Vendée, les grands gagnants
Population municipale 2011 Évolution entre 1982 et 2011
Nombre Répartition Gain moyen d'habitants par an taux de croissance moyen annuel (%) taux de solde naturel (%) taux de solde migratoire (%)
Remarque : les arrondis appliqués à ce tableau peuvent produire des résultats légèrement différents de chiffres publiés par ailleurs
Source : Recensements de la population 1982, 2006 et 2011.
France 64 930 600 // 322 700 0,5 0,4 0,1
Loire-Atlantique 1 296 400 36% 10 400 0,9 0,5 0,4
Maine-et-Loire 790 300 22% 4 000 0,5 0,5 0,0
Mayenne 307 000 9% 1 200 0,4 0,4 0,0
Sarthe 565 700 16% 2 100 0,4 0,3 0,1
Vendée 641 700 18% 5 500 1,0 0,3 0,7
Pays de la Loire 3 601 100 100% 23 200 0,7 0,5 0,2
La Vendée renforce sa position entre 2006 et 2011
Évolution entre 2006 et 2011
Gain moyen d'habitants par an taux de croissance moyen annuel (%) taux de solde naturel (%) taux de solde migratoire (%)
Remarque : les arrondis appliqués à ce tableau peuvent produire des résultats légèrement différents de chiffres publiés par ailleurs
Source : Recensements de la population 1982, 2006 et 2011.
France 348 900 0,6 0,5 0,1
Loire-Atlantique 12 500 1,0 0,6 0,4
Maine-et-Loire 4 700 0,6 0,5 0,1
Mayenne 1 600 0,5 0,4 0,1
Sarthe 2 400 0,4 0,3 0,1
Vendée 8 900 1,5 0,3 1,2
Pays de la Loire 30 100 0,9 0,5 0,4

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L'aire urbaine de Nantes absorbe un tiers de la croissance régionale

En 30 ans, les treize très grandes aires urbaines de France montrent toutes un dynamisme démographique important. Ensemble, elles concentrent 20 % de la population française et 30 % de sa croissance. L'aire urbaine de Nantes ne déroge pas à la règle : elle abrite un quart de la population régionale et absorbe un tiers de sa croissance démographique. De 1982 à 2011, elle accueille 7 800 habitants supplémentaires par an (+ 1,0 %). Ce gain annuel repose sur un excédent naturel de 5 000 personnes et un excédent migratoire de 2 800 habitants.

Dans ces grandes aires urbaines, les communes de la couronne sont toujours plus dynamiques que le pôle lui-même (respectivement + 1,6 % et + 0,8 % pour l'aire urbaine de Nantes). Cependant, contrairement aux évolutions dans les aires urbaines moins importantes, la population de ces pôles augmente, attirée notamment par la présence de fonctions métropolitaines, de sièges sociaux d'entreprises, de centres universitaires et de recherches. Dans l'aire urbaine de Nantes, le pôle urbain gagne ainsi 4 200 habitants par an depuis 1982, sa couronne 3 600. Sur les cinq dernières années (2006-2011), sous l'influence en partie de l'élévation des prix du foncier, le pôle urbain de Nantes n'augmente plus que de 3 000 habitants par an alors que la couronne voit sa population augmenter de plus de 5 600 habitants chaque année.

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Les grandes aires urbaines concentrent trois quarts de la croissance entre 1982 et 2011
Population municipale 2011 Évolution entre 1982 et 2011
Nombre Répartition Gain moyen d'habitants par an taux de croissance moyen annuel (%) Part de la croissance totale (%) taux de solde naturel (%) taux de solde migratoire (%)
Remarque : les arrondis appliqués à ce tableau peuvent produire des résultats légèrement différents de chiffres publiés par ailleurs
Source : Recensements de la population 1982, 2006 et 2011.
Aire "métropolitaine" de Nantes 884 300 25% 7 800 1,02 34% 0,66 0,36
Autres grandes aires urbaines 1 574 500 44% 8 900 0,62 38% 0,53 0,09
Petites et moyennes aires 395 000 11% 1 900 0,52 8% 0,21 0,31
Communes multipolarisées 641 300 18% 4 400 0,77 19% 0,32 0,45
Communes isolées hors influence des pôles 106 000 3% 200 0,18 1% -0,23 0,41
Total Pays de la Loire 3 601 100 100% 23 200 0,71 0,46 0,25
Forte croissance en périphérie des aires urbaines
Évolution entre 2006 et 2011
Gain moyen d'habitants par an taux de croissance moyen annuel (%) Part de la croissance totale (%) taux de solde naturel (%) taux de solde migratoire (%)
Remarque : les arrondis appliqués à ce tableau peuvent produire des résultats légèrement différents de chiffres publiés par ailleurs
Source : Recensements de la population 1982, 2006 et 2011.
Aire "métropolitaine" de Nantes 8 600 1,00 29% 0,70 0,30
Autres grandes aires urbaines 9 300 0,60 31% 0,46 0,14
Petites et moyennes aires 2 300 0,60 8% 0,01 0,59
Communes multipolarisées 9 300 1,52 31% 0,56 0,96
Communes isolées hors influence des pôles 600 0,58 2% -0,30 0,88
Total Pays de la Loire 30 100 0,86 0,47 0,39

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Situation plus contrastée dans les aires urbaines de moindre taille

L'aire urbaine d'Angers, au 2e rang régional en termes de population, enregistre une croissance annuelle de 0,8 % de sa population entre 1982 et 2011, légèrement inférieure à celle de Nantes. Sa dynamique démographique s'appuie essentiellement sur un excédent naturel de 2 300 personnes par an, le solde migratoire n'étant que de 400 habitants. Celle du Mans croît plus modestement (+ 0,4 %), assise sur un accroissement naturel de 1 700 personnes, compensant un solde migratoire négatif de 300 habitants par an. L'aire urbaine de Saint-Nazaire avec 0,6 % de croissance démographique (+ 1 200 habitants par an) s'appuie de manière équilibrée sur les deux moteurs.

Dans les aires urbaines de moindre taille, la situation est plus contrastée : à la Roche-sur-Yon, la croissance de la population est vive, avec un gain de 1 000 habitants par an (+ 1,1 %), ainsi qu'à Laval, qui gagne 800 habitants par an (+ 0,7 %), alors que la dynamique est plus faible à Cholet avec 300 habitants de plus par an (+ 0,3 %). En termes de flux migratoires, seule l'aire urbaine de la Roche-sur-Yon enregistre un gain net de 400 arrivants de plus par an. Celle de Laval s'équilibre mais celle de Cholet perd 400 habitants par an par les migrations.

Sur la période étudiée, le dynamisme démographique lié aux gains migratoires tend ainsi à se recentrer autour de Nantes, Saint-Nazaire, et La Roche-sur-Yon.

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Les communes périphériques tirent leur épingle du jeu

Si depuis 1982, la population de l'ensemble des grandes aires urbaines de la région augmente, ce dynamisme profite surtout aux communes périphériques, notamment les multipolarisées, situées autour des grandes agglomérations ou entre ces dernières. Ces communes, fonctionnellement rattachées à la ville mais aux paysages largement ruraux, captent 31 % de la croissance régionale entre 2006 et 2011, contre 19 % entre 1982 et 2011, alors qu'elles n'abritent que 18 % de la population. En revanche, les communes isolées, hors influence des aires urbaines, situées aux confins de la région (nord de la Mayenne ou de la Loire-Atlantique, est de la Sarthe) et souvent peu peuplées, perdent de la population.

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Source

Insee, Recensements de la population 1982, 2006 et 2011.

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Définitions

Aire urbaine ou " grande aire urbaine "
Ensemble de communes constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. De la même façon sont définies, avec des seuils plus faibles d'emplois, les moyennes aires (pôle de 5 000 à 10 000 emplois) et les petites aires (pôle de 1 500 à 5 000 emplois).
Commune multipolarisée
Commune située hors des aires, dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires, sans atteindre ce seuil avec une seule d'entre elles.
Les zones géographiques sont définies à partir des communes qu'elles englobent aujourd'hui; ainsi les évolutions démographiques portent sur des zones géographiques stables dans le temps.

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Pour en savoir plus

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