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Insee Conjoncture Bretagne · Juillet 2026 · n° 60
Insee Conjoncture Bretagne1er trimestre 2026 : stabilité de l’activité économique et atonie de l’emploi Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Jean-Marc Lardoux, Christelle Marcault (Insee)

Au 1er trimestre 2026, l’activité économique de la Bretagne se stabilise après une légère hausse constatée au trimestre précédent. L’emploi salarié total est également stable. Il diminue dans le tertiaire marchand hors intérim, repart à la hausse dans le non marchand et reste atone dans l’industrie, la construction et l’agriculture. L’emploi intérimaire poursuit sa baisse, moins prononcée toutefois qu’au trimestre précédent. Le taux de chômage est quasi stable sur le trimestre mais augmente de 0,6 point sur un an. Il reste le plus faible des régions françaises, à égalité avec celui des Pays de la Loire. La fréquentation touristique repart à la hausse en 2025, avec 26,2 millions de nuitées enregistrées dans les campings, hôtels et autres hébergements collectifs touristiques de la région.

Insee Conjoncture Bretagne
No 60
Paru le :Paru le07/07/2026

Au niveau national, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup

En France, l’activité s’est légèrement repliée au 1er trimestre 2026 (-0,1 % après +0,2 %) avec en particulier un recul de la consommation et de l’investissement des ménages et une forte contraction des exportations. Elle devrait connaître une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par le dynamisme de l’industrie. Elle enregistrerait ensuite une croissance médiocre au second semestre 2026 (+0,1 % par trimestre), une partie du soutien industriel printanier étant temporaire. En moyenne sur l’année, la croissance atteindrait +0,7 % (après +0,9 % en 2025 et +1,4 % en 2024), un rythme plus élevé que celui de la zone euro (+0,3 % en 2026).

Cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’aurait pas besoin de main-d’œuvre supplémentaire. L’emploi total augmenterait à peine en 2026 (+0,1 %, soit +22 000 postes). L’emploi non salarié continuerait de progresser mais cela ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active ces dernières années liée à la réforme des retraites de 2023 et à un solde migratoire plus élevé qu’attendu. La suspension de la réforme à partir de septembre 2026 freinerait un peu le nombre d’actifs, mais n’empêcherait pas le taux de chômage de continuer à remonter à 8,4 % fin 2026, contre 7,9 % un an plus tôt et 7,3 % fin 2024. En outre, sur l’ensemble de l’année 2026, la hausse de l’inflation provoquée par la flambée des hydrocarbures engendrerait une baisse de pouvoir d’achat des ménages de 0,3 %.

Une activité économique freinée dans la région

Au 1er trimestre 2026, la richesse créée en Bretagne est stable par rapport au trimestre précédent, en faisant l’hypothèse d’une déclinaison uniforme, à l’échelle régionale, de l’évolution nationale de la valeur ajoutée par secteur. Cette stabilité de l’activité fait suite à une légère hausse constatée au 4e trimestre 2025 dans la région (+0,2 %). La contribution positive des secteurs de l’industrie et des services non marchands ne compense pas le repli prononcé dans la construction. Au 2e trimestre 2026, l’évolution de la valeur ajoutée repartirait à la hausse et suivrait un rythme similaire à celui attendu en France (+0,3 %). Toutefois, l’analyse du solde d’opinion des chefs d’entreprise témoigne d’une dégradation du climat des affaires au printemps 2026, notamment dans le commerce et les services.

Malgré la stabilité de l’activité économique bretonne, le volume d’heures rémunérées par les employeurs du secteur privé est en légère baisse au 1er trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025 dans la région (-0,2 %) (avertissement). Au niveau sectoriel, ce volume diminue dans le tertiaire tandis qu’il progresse dans l’industrie. En France, le recul du volume d’heures rémunérées est plus accentué que dans la région.

Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié est stable au 1er trimestre 2026

Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié total est stable en Bretagne, comme au 4e trimestre 2025. En France hors Mayotte, les effectifs salariés sont également stables par rapport au trimestre précédent. Dans la région, l’emploi salarié privé est quasi stable (-0,1 %) au 1er trimestre 2026. Dans le secteur public, l’emploi augmente de 0,4 % entre fin décembre 2025 et fin mars 2026, après une quasi-stabilité au 4e trimestre 2025.

En un an, les effectifs salariés sont quasi stables en Bretagne (+0,1 %). L’emploi privé est stable tandis que l’emploi public progresse de 0,4 %. Au niveau national, l’emploi salarié se situe 0,2 % en dessous de son niveau d’un an auparavant.

L’emploi diminue dans le tertiaire marchand hors intérim mais renoue avec la croissance dans le tertiaire non marchand

Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim baisse légèrement en Bretagne (-0,2 %) (figure 1). En un an, les effectifs sont quasi stables. Au niveau national, l’emploi dans ce secteur est stable sur trois mois et quasi stable sur un an (-0,1 %).

Plus en détail, l’emploi dans le sous-secteur du transport et entreposage diminue nettement entre fin décembre 2025 et fin mars 2026, de même que sur un an. Dans l’information et communication, le repli de l’emploi s’amplifie, à la fois sur trois mois et sur un an. Dans une moindre mesure, les effectifs reculent également dans l’hébergement-restauration et dans les services aux entreprises au 1er trimestre 2026 mais affichent une progression sur un an. Dans le commerce, l’emploi est stable sur le trimestre comme sur un an. Dans les activités immobilières, les effectifs sont aussi stables sur trois mois mais ils augmentent légèrement sur l’année. Le sous-secteur des services aux ménages enregistre également une légère progression de l’emploi, à la fois sur trois mois et sur un an. Dans les activités financières et d’assurance, la hausse de l’emploi observée au trimestre précédent et sur l’année se poursuit.

Au 1er trimestre 2026, l’emploi dans le secteur repart à la hausse en Bretagne, après deux trimestres consécutifs de légère baisse. Sur trois mois, il progresse de 0,4 %, porté notamment par l’augmentation de l’emploi dans l’enseignement. Sur un an, la hausse est plus modérée (+0,2 %). En France hors Mayotte, les effectifs dans ce secteur sont en légère hausse sur trois mois et stables sur un an.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bretagne

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bretagne ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,9 99,7 98,3 100,0
2ᵉ trim. 2020 101,0 99,6 97,5 99,4
3ᵉ trim. 2020 102,6 99,9 99,7 100,7
4ᵉ trim. 2020 103,9 100,4 100,0 100,9
1ᵉ trim. 2021 105,4 101,3 101,2 100,9
2ᵉ trim. 2021 106,5 102,0 102,9 101,3
3ᵉ trim. 2021 107,2 102,7 104,5 101,7
4ᵉ trim. 2021 108,1 102,9 105,3 101,5
1ᵉ trim. 2022 108,6 103,1 106,0 102,1
2ᵉ trim. 2022 108,9 103,2 106,3 102,4
3ᵉ trim. 2022 109,7 103,3 106,5 102,4
4ᵉ trim. 2022 109,9 103,3 107,2 103,1
1ᵉ trim. 2023 110,2 103,3 107,9 103,6
2ᵉ trim. 2023 110,2 103,4 108,2 103,9
3ᵉ trim. 2023 110,1 103,5 108,6 104,2
4ᵉ trim. 2023 109,7 103,8 108,9 104,8
1ᵉ trim. 2024 109,4 104,0 109,6 105,0
2ᵉ trim. 2024 109,2 104,2 109,5 105,5
3ᵉ trim. 2024 109,0 104,1 109,7 105,4
4ᵉ trim. 2024 108,8 104,2 109,7 105,2
1ᵉ trim. 2025 108,8 104,3 109,6 105,6
2ᵉ trim. 2025 108,8 104,3 109,9 105,8
3ᵉ trim. 2025 108,9 104,4 109,8 105,6
4ᵉ trim. 2025 108,9 104,3 109,9 105,4
1ᵉ trim. 2026 108,8 104,5 109,7 105,8
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bretagne

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi est quasi stable dans l’industrie, la construction et l’agriculture

Entre fin décembre 2025 et fin mars 2026, l’emploi salarié dans l’industrie est quasi stable en Bretagne (+0,1 %). En un an, il augmente légèrement de 0,2 %. En France hors Mayotte, l’emploi industriel est quasi stable sur trois mois mais diminue de 0,5 % sur un an.

L’emploi dans l’industrie agroalimentaire, qui représente plus de quatre emplois industriels sur dix en Bretagne, est quasi stable au 1er trimestre 2026. En un an, il progresse nettement. Dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines, l’emploi augmente légèrement sur trois mois et plus fortement sur un an. Le sous-secteur « énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage » est en légère hausse aussi ce trimestre et progresse plus nettement sur un an. Les effectifs dans la fabrication d’autres produits industriels et dans la fabrication de matériels de transport se stabilisent au 1er trimestre 2026, après avoir reculé au trimestre précédent. Ils demeurent en dessous de leurs niveaux observés un an auparavant.

Au 1er trimestre 2026, l’emploi dans la construction est quasi stable en Bretagne (-0,1 %). En un an, les effectifs sont stables dans la région. Au niveau national, l’emploi dans ce secteur recule de 0,5 % sur trois mois et de 1,3 % sur un an.

Dans l’agriculture, l’emploi se stabilise en Bretagne, après un net rebond au trimestre précédent (+3,1 %). En France hors Mayotte, il est en baisse ce trimestre (-1,1 %), après une forte hausse au 4e trimestre 2025 (+4,5 %). L’évolution des effectifs de ce secteur varie suivant les départements bretons, allant d’une diminution de 1,4 % dans le Morbihan à une augmentation de 0,6 % dans le Finistère.

L’intérim poursuit sa baisse

En Bretagne, au 1er trimestre 2026, l’emploi intérimaire diminue de 0,9 %, une baisse moins prononcée qu’au 4e trimestre 2025 (-1,7 %). En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire recule de 0,4 % sur trois mois.

Ventilé par secteur utilisateur, l’emploi intérimaire breton recule dans l’industrie, notamment dans l’industrie agroalimentaire. Dans la construction, la baisse de l’intérim se poursuit et s’accentue au 1er trimestre 2026. Dans le tertiaire marchand, les effectifs intérimaires augmentent, en particulier dans le commerce.

En un an, l’emploi intérimaire diminue de 2,0 % en Bretagne. Le recul est marqué dans la construction et le tertiaire marchand, tandis que dans l’industrie hors industrie agroalimentaire l’intérim progresse. En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire se replie de 0,6 %.

Le taux de chômage est quasi stable à 6,6 %

En Bretagne, le taux de chômage s’établit à 6,6 % de la population active au 1er trimestre 2026 (figure 2). Il est quasi stable par rapport au trimestre précédent (+0,1 point). Il est supérieur de 0,6 point à son niveau du 1er trimestre 2025. Il demeure le plus faible des régions françaises, à égalité avec celui des Pays de la Loire. En France hors Mayotte, le taux de chômage se situe à 8,1 % de la population active.

Figure 2Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Bretagne France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 6,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,6 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,4 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,5 9,0
4ᵉ trim. 2020 6,7 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,8 8,2
2ᵉ trim. 2021 6,5 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,3 7,9
4ᵉ trim. 2021 5,9 7,4
1ᵉ trim. 2022 5,9 7,4
2ᵉ trim. 2022 5,9 7,4
3ᵉ trim. 2022 5,8 7,2
4ᵉ trim. 2022 5,8 7,2
1ᵉ trim. 2023 5,7 7,1
2ᵉ trim. 2023 5,9 7,2
3ᵉ trim. 2023 6,0 7,4
4ᵉ trim. 2023 6,1 7,6
1ᵉ trim. 2024 6,0 7,5
2ᵉ trim. 2024 5,9 7,3
3ᵉ trim. 2024 6,0 7,4
4ᵉ trim. 2024 5,9 7,3
1ᵉ trim. 2025 6,0 7,4
2ᵉ trim. 2025 6,2 7,6
3ᵉ trim. 2025 6,3 7,7
4ᵉ trim. 2025 6,5 7,9
1ᵉ trim. 2026 6,6 8,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Au sein de la région, le taux de chômage est quasi stable dans les quatre départements bretons ce trimestre. Il se situe à 6,2 % dans le Morbihan, à 6,6 % dans les Côtes-d’Armor et en Ille-et-Vilaine et à 6,9 % dans le Finistère.

Au 1er trimestre 2026, le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale dans toutes les zones d’emploi bretonnes. Il varie de 4,3 % dans celle de Vitré à 7,7 % dans celle de Carhaix-Plouguer. Par rapport au trimestre précédent, il augmente légèrement (+0,2 point) dans près de la moitié des zones d’emploi. Sur un an, il augmente de 0,8 point dans celles de Brest, de Morlaix et de Quimperlé.

La fréquentation touristique repart à la hausse en 2025

En Bretagne, en 2025, 26,2 millions de nuitées ont été enregistrées dans les campings, hôtels et autres hébergements collectifs touristiques (figure 3). La fréquentation touristique augmente ainsi de 4,3 % en 2025 dans la région alors qu’elle avait baissé de 5,0 % l’année précédente. La hausse en 2025 est plus marquée qu’en moyenne en France métropolitaine (+3,3 %). Ce regain de fréquentation dans la région est porté par la clientèle en provenance d’autres pays, dite non résidente, davantage présente en 2025 (+10,5 %). La fréquentation de la clientèle résidente, qui représente huit nuitées sur dix, augmente également mais plus modérément (+2,9 %).

Figure 3Nombre de nuitées selon le type d’hébergement

Nombre de nuitées selon le type d’hébergement
Type d’hébergement Bretagne France métropolitaine
Nombre en 2025 (en milliers) Évolution entre 2024 et 2025 (en %) Nombre en 2025 (en milliers) Évolution entre 2024 et 2025 (en %)
Campings 14 561 +7,2 147 573 +4,5
Hôtels 7 773 +2,3 215 774 +2,8
AHCT* 3 898 -1,8 97 570 +2,3
Total 26 232 +4,3 460 917 +3,3
  • * AHCT : Autres hébergements collectifs touristiques.
  • Notes : Données définitives. Campings : la saison touristique couvre uniquement les mois d’avril à septembre.
  • Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.

Entre avril et septembre 2025, 14,6 millions de nuitées ont été comptabilisées dans les campings bretons, soit une progression de 7,2 % par rapport à la saison précédente. La fréquentation augmente dans les quatre départements de la région, et en particulier dans les Côtes-d’Armor (+8,9 %). Comparé à la saison 2024, le nombre de nuitées est en hausse tous les mois, sauf en septembre, et dans une moindre mesure, en mai.

En 2025, les hôtels bretons totalisent 7,8 millions de nuitées, soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2024. Les hôtels morbihannais affichent la plus forte progression tandis que la fréquentation est quasi stable dans les Côtes-d’Armor et le Finistère. En repli en 2024, la clientèle non résidente fait un retour marqué dans les hôtels bretons (+10,8 %). La fréquentation des touristes résidant en France est en faible hausse dans la région alors qu’elle diminue au niveau national.

En 2025, les autres hébergements collectifs touristiques bretons ont enregistré 3,9 millions de nuitées. Contrairement aux campings et hôtels, leur fréquentation diminue dans la région (-1,8 %).

Publication rédigée par :Jean-Marc Lardoux, Christelle Marcault (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Ce secteur comprend l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale.

Pour en savoir plus

(1) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Bretagne », Chiffres-clés.

(2) Insee, « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture, juin 2026.

(3) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations rapides no 2026-145, juin 2026.

(4) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable », Informations rapides no 2026-135, mai 2026.

(5) Insee, « Au premier trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,1 % », Informations rapides no 2026-113, mai 2026.

(6) Gallic G., Mével A., « Saison d’été en Bretagne : en 2025, la fréquentation touristique repart à la hausse », Insee Flash Bretagne no 116, décembre 2025.