Insee Conjoncture Ile-de-France ·
Janvier 2026 · n° 57
Une économie francilienne en demi-teinte malgré le dynamisme du secteur touristique Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025
Dans un contexte national de croissance, la conjoncture économique d’Île-de-France apparaît en demi-teinte. L’activité – mesurée par l’évolution de la valeur ajoutée – progresse fortement. Néanmoins, le volume d’heures travaillées est freiné par le tertiaire marchand malgré sa bonne tenue dans l’hébergement et la restauration. L’emploi salarié régional est quasi stable tandis que le taux de chômage augmente de 0,2 point et s’établit à 7,6 % de la population active. Pour la première fois depuis plus de 20 ans, ce dernier est supérieur à celui mesuré en France métropolitaine (7,5 %). La fréquentation touristique progresse ce trimestre, principalement grâce aux non-résidents.
Consolidation modérée, croissance ravivée
La France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance de 0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique [Insee, 2025 ; pour en savoir plus (3)]. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.
Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait sa baisse entamée cet été. L’emploi salarié serait stable sur un an à mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Quant au chômage, il s’élèverait légèrement, à 7,8 % à mi-2026.
L’Île-de-France, région où le volume d’heures rémunérées diminue le plus fortement
Au troisième trimestre 2025, et à l’instar du niveau national, le volume d’heures de travail payées par les employeurs recule en Île-de-France : -0,8 % par rapport au même trimestre de l’année précédente, contre -0,3 % à l’échelle de la France (hors Mayotte). Le volume d’heures se contracte dans la région pour le troisième trimestre consécutif (-0,7 % au deuxième trimestre et -0,9 % au premier). L’Île-de-France est la région métropolitaine où le recul est le plus marqué.
Cette décroissance reflète celle observée dans les services principalement marchands (-1,2 %) (figure 1). L’activité diminue, en particulier, dans l’information et la communication (-3,0 %), les activités spécialisées scientifiques et techniques (-1,5 %) ainsi que les activités immobilières (-1,0 %) et le commerce (-1,1 %). En revanche, elle croît de 0,9 % dans l’hébergement et la restauration. Dans l’industrie et les services principalement non marchands, le nombre d’heures rémunérées augmente respectivement de 0,1 % et 0,5 %. Enfin, pour la première fois depuis le premier trimestre 2024, le volume d’heures rémunérées dans le secteur de la construction augmente (+0,8 %).
Tous les départements franciliens sont concernés par le recul du volume d’heures hormis la Seine-et-Marne (+1,2 %). Les baisses les plus marquées ont lieu dans les Yvelines (-2,0 %), les Hauts-de-Seine (-1,4 %) et l’Essonne (-1,1 %).
En supposant que pour un secteur donné l'évolution de la valeur ajoutée est uniforme sur le territoire national, l’activité progresse en Île-de-France au troisième trimestre à un rythme proche du niveau national (+0,7 % contre +0,6 %), malgré la baisse du nombre d’heures rémunérées sur la période. Ce léger différentiel s’explique par la structure économique régionale : en Île-de-France, la croissance est davantage portée par les services, en particulier les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien. A contrario, la contribution positive de l’industrie, plus marquée au niveau national, est un peu atténuée dans la région, du fait de son moindre poids dans l’économie francilienne. Pour le quatrième trimestre 2025, la croissance ralentirait, tout en restant soutenue par le tertiaire marchand. Au premier trimestre 2026, l’activité accélérerait légèrement, portée par la consommation des ménages.
tableauFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Évolution totale |
|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 0,2 | -0,1 | 1,1 | 0,1 | 1,3 |
| févr. 2024 | 0,2 | 0,1 | 1,4 | 0,2 | 1,8 |
| mars 2024 | -0,1 | -0,1 | 0,2 | 0,0 | 0,0 |
| avril 2024 | 0,2 | 0,1 | 1,9 | 0,3 | 2,4 |
| mai 2024 | 0,0 | 0,0 | 1,1 | 0,2 | 1,2 |
| juin 2024 | -0,2 | -0,2 | -0,3 | 0,0 | -0,6 |
| juil. 2024 | 0,1 | -0,1 | 1,7 | 0,3 | 2,1 |
| août 2024 | -0,1 | -0,3 | 0,5 | 0,1 | 0,1 |
| sept. 2024 | 0,0 | -0,1 | 0,6 | 0,1 | 0,6 |
| oct. 2024 | 0,0 | -0,1 | 0,3 | 0,2 | 0,4 |
| nov. 2024 | -0,1 | -0,2 | -0,4 | 0,0 | -0,7 |
| déc. 2024 | 0,1 | -0,2 | 0,1 | 0,2 | 0,1 |
| janv. 2025 | 0,0 | -0,1 | -0,4 | 0,1 | -0,4 |
| févr. 2025 | -0,1 | -0,3 | -1,1 | 0,0 | -1,5 |
| mars 2025 | 0,0 | -0,2 | -0,6 | 0,1 | -0,7 |
| avril 2025 | 0,0 | -0,1 | -0,6 | 0,1 | -0,6 |
| mai 2025 | -0,1 | -0,1 | -0,9 | 0,0 | -1,2 |
| juin 2025 | 0,1 | -0,1 | -0,3 | 0,1 | -0,2 |
| juil. 2025 | 0,0 | 0,0 | -0,9 | 0,0 | -0,8 |
| août 2025 | 0,0 | 0,1 | -1,4 | 0,0 | -1,3 |
| sept. 2025 | 0,1 | 0,0 | -0,4 | 0,1 | -0,2 |
| oct. 2025 | 0,0 | -0,1 | -0,6 | 0,0 | -0,6 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
L’emploi est stable en Île-de-France
Au troisième trimestre 2025, comme au niveau national, l’emploi salarié francilien est atone (+0,1 % par rapport au trimestre précédent, soit +8 350 emplois) après une légère hausse (+0,2 % au deuxième trimestre) (figure 2). Sur un an, il se maintient en Île-de-France tandis qu’il baisse légèrement au niveau national (-0,2 %).
L’emploi est stable ce trimestre dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) (0,0 % après +0,3 %). Le recul de l’emploi s’accentue dans les activités immobilières (-1,0 % après -0,3 %) et dans l’information et communication (-0,5 % après -0,2 %). En revanche, l'emploi est quasi stable dans les activités scientifiques et techniques et services administratifs et de soutien (hors intérim) (-0,1 % après +0,1 %) et dans les autres activités de services (+0,1 % après +1,2 %). Il ralentit dans l’hébergement et restauration (+0,2 % après +1,5 %) ainsi que dans les transports et entreposage (+0,3 % après +0,5 %).
Par ailleurs, il augmente dans le secteur tertiaire non marchand (+0,5 % après +0,2 %), la construction (+0,3 % après 0,0 %) et l’industrie (+0,2 % après +0,1 %). Il poursuit toutefois son recul dans l’intérim (-1,1 % après -1,4 %).
À l’échelle départementale, les situations sont contrastées. L’emploi rebondit dans le Val-d’Oise (+0,5 %). Il continue de progresser en Seine-Saint-Denis (+0,5 %) et à Paris (+0,2 %). En revanche, l’emploi est quasi stable dans les Hauts-de-Seine et en Seine-et-Marne (+0,1 %) ainsi que dans les Yvelines et dans le Val-de-Marne (-0,1 %). Enfin, il se replie légèrement dans l’Essonne (-0,2 %).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 102,3 | 100,1 | 100,8 | 100,2 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 104,2 | 100,4 | 101,1 | 100,3 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 105,8 | 100,5 | 101,5 | 100,5 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 107,5 | 100,9 | 102,1 | 100,8 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 107,0 | 100,8 | 101,1 | 101,0 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 108,6 | 100,1 | 99,6 | 99,4 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 110,6 | 100,0 | 100,9 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 112,0 | 100,0 | 100,4 | 101,7 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 113,2 | 100,1 | 101,0 | 102,1 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 114,4 | 100,3 | 102,0 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 114,8 | 100,4 | 103,3 | 102,1 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 114,8 | 100,3 | 104,3 | 101,8 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 115,1 | 100,2 | 105,2 | 102,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 115,2 | 100,2 | 105,9 | 102,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 115,2 | 100,6 | 106,6 | 102,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 115,4 | 100,7 | 107,4 | 102,3 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 115,8 | 101,0 | 107,9 | 102,3 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 116,1 | 101,3 | 108,0 | 102,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 116,1 | 101,6 | 108,3 | 102,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 116,4 | 102,3 | 108,4 | 103,1 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 116,5 | 102,6 | 108,8 | 103,3 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 115,9 | 102,9 | 108,9 | 103,7 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 115,5 | 102,9 | 109,1 | 104,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 115,3 | 102,9 | 108,7 | 103,6 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 114,7 | 103,0 | 108,6 | 103,9 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 114,7 | 103,1 | 108,9 | 104,0 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 115,1 | 103,3 | 108,9 | 104,6 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Un taux de chômage francilien supérieur à celui de la France métropolitaine
Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage augmente de 0,2 point en Île-de-France et atteint 7,6 % de la population active, tandis qu'il demeure quasiment stable au niveau national (+0,1 point) pour s'établir à 7,7 %. Pour la première fois depuis plus de 20 ans, le taux de chômage en Île-de-France dépasse celui de la France métropolitaine (7,5 %).
Le taux de chômage continue d'augmenter dans l'ensemble des départements de la région. La hausse reste modérée (+0,1 point) à Paris (6,1 %), dans les Yvelines (7,1 %) et dans l’Essonne (7,0 %). Elle est plus marquée (+0,2 point) en Seine-et-Marne (7,3 %) et dans les Hauts-de-Seine (6,7 %) ainsi que dans le Val-d'Oise (8,6 %) et la Seine-Saint-Denis (10,8 %). La hausse est plus sensible encore dans le Val-de-Marne (+0,3 point) où le taux de chômage atteint 8,0 % (+0,8 point sur un an).
Rebond de l’activité touristique en Île-de-France
Représentant 7 % des heures rémunérées en Île-de-France et 6 % de l’emploi salarié, le secteur de l’hébergement et la restauration contribue fortement à l’activité économique francilienne. Au troisième trimestre, les heures travaillées augmentent de 0,9 % dans la restauration et 1,1 % dans l’hébergement par rapport au même trimestre 2024. Dans ce secteur, 2 270 entreprises ont été créées au troisième trimestre 2025, soit une hausse de 3,9 % sur un an. Cette dynamique est directement liée à la forte augmentation du nombre de touristes dans la région observée au troisième trimestre 2025, un an après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Ainsi, au troisième trimestre 2025, le nombre de nuitées hôtelières en Île-de-France s’établit à 19,2 millions, en forte hausse sur un an (+11,3 %), après un troisième trimestre 2024 marqué par une fréquentation réduite en dehors des périodes de Jeux Olympiques et Paralympiques. Le nombre de nuitées dépasse également celui enregistré au troisième trimestre 2023 (+3,0 %).
La dynamique francilienne est beaucoup plus soutenue qu’au niveau national (+4,2 % par rapport au troisième trimestre 2024) (figure 3). Représentant une nuitée hôtelière française sur trois, l’Île-de-France est la région la plus touristique.
Le taux d’occupation des hôtels franciliens demeure supérieur au taux national (72,8 % contre 69,1 %). Il progresse légèrement par rapport au troisième trimestre 2024, tant en Île-de-France (+2 points) qu’au niveau national (+1 point).
La hausse de la fréquentation hôtelière francilienne bénéficie particulièrement aux hôtels classés 4 ou 5 étoiles (+14,4 %). En revanche, la fréquentation des hôtels non classés diminue nettement (-15,9 %).
L’augmentation des nuitées hôtelières liées à la clientèle étrangère (+17,5 % entre les troisièmes trimestres de 2024 et 2025) concourt fortement à la croissance de la fréquentation hôtelière. L’augmentation des nuitées liées à la clientèle résidente est, elle, plus modérée (+2,5 %). En deux ans, la clientèle internationale progresse de 4,2 % et la clientèle résidente, de 1,1 %.
Les nuitées étrangères représentent 62 % des nuitées dans les hébergements franciliens ce trimestre, en hausse de 3,3 points sur un an. Avec 2,3 millions de nuitées au troisième trimestre, en hausse de 11,2 %, la clientèle en provenance des États-Unis reste prépondérante. Les Britanniques sont la première clientèle européenne : leur nombre de nuitées s’élève à 1,3 million, en hausse de 3,1 %. La fréquentation hôtelière des principales clientèles européennes augmente, notamment celles en provenance de Suisse (+31,7 %), de Belgique (+25,5 %) et d’Allemagne (+19,9 %). Les nuitées des touristes du Proche et Moyen-Orient sont également en nette hausse (+83,9 %). La fréquentation hôtelière de la clientèle chinoise poursuit sa progression (+37,4 %) et demeure la première clientèle asiatique avec 400 000 nuitées au troisième trimestre 2025.
Par ailleurs, la part de la clientèle d’affaires se réduit : elle représente 23,8 % de la clientèle au troisième trimestre 2025 contre 29,0 % à la même période en 2024 et 25,6 % en 2023.
tableauFigure 3 – Évolution du nombre de nuitées totales dans les hôtels par rapport au même mois de l'année précédente
| Période | Île-de-France | France |
|---|---|---|
| janv. 2024 | -4,6 | -2,5 |
| févr. 2024 | -0,7 | -1,7 |
| mars 2024 | 4,8 | 6,9 |
| avril 2024 | -9,3 | -8,9 |
| mai 2024 | -2,6 | -0,5 |
| juin 2024 | -13,3 | -4,7 |
| juil. 2024 | -15,8 | -6,1 |
| août 2024 | -4,8 | 0,7 |
| sept. 2024 | -1,0 | -2,8 |
| oct. 2024 | 4,5 | 1,3 |
| nov. 2024 | 4,1 | 4,1 |
| déc. 2024 | 5,7 | 2,1 |
| janv. 2025 | 4,6 | 1,9 |
| févr. 2025 | 1,3 | -0,4 |
| mars 2025 | -2,8 | -6,9 |
| avril 2025 | 13,9 | 9,5 |
| mai 2025 | 6,3 | 0,5 |
| juin 2025 | 14,5 | 5,9 |
| juil. 2025 | 20,6 | 7,5 |
| août 2025 | 9,6 | 3,5 |
| sept. 2025 | 4,3 | 1,4 |
| oct. 2025 | 4,2 | 3,4 |
- Notes : Le dernier mois est provisoire. Données mensuelles brutes.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
graphiqueFigure 3 – Évolution du nombre de nuitées totales dans les hôtels par rapport au même mois de l'année précédente

- Notes : Le dernier mois est provisoire. Données mensuelles brutes.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations Rapides no 3, janvier 2026.
(3) Insee, « Consolidation modérée, croissance ravivée », Note de conjoncture, décembre 2025.
(4) Insee, « Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage s’établit à 7,7 %, en hausse de 0,3 point sur un an », Informations Rapides no 279, novembre 2025.
(5) Baux S., Bianay K., Gatepaille X., Goussot M., Oswalt N., Pottier Ph., Prévost É., Richel F., Tafial C., « Au deuxième trimestre 2025, l’économie francilienne se contracte à nouveau alors que l’emploi résiste », Insee Conjoncture Île-de-France no 56, septembre 2025.
(6) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Île-de-France », insee.fr.