Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté · Mars 2025 · n° 46
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-ComtéLe marché du travail se retourne Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2024

Mathéo Bourgeois, Bénédicte Piffaut, Hélène Ville (Insee)

En Bourgogne-Franche-Comté comme en France, l’activité économique fléchit. Après plus d’un an de stabilité, les effectifs salariés se contractent dans la région au quatrième trimestre 2024. Les défaillances d’entreprises restent nombreuses. Moteur de la dynamique de l’emploi sur les précédents trimestres, l’emploi public diminue pour la première fois depuis mi-2023. Le secteur industriel se maintient dans son ensemble mais la fabrication de matériels de transport continue de perdre des effectifs. De même, les difficultés restent importantes dans les secteurs de la construction et des services immobiliers. Toutefois, si la croissance de l’emploi marque le pas, le taux de chômage évolue peu ce trimestre.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 46
Paru le :Paru le25/03/2025
Avertissement sur les demandeurs d'emploi en fin de mois

Entre octobre et novembre 2024, une évolution dans le formulaire d’actualisation a conduit à augmenter le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A d’environ 36 000 au niveau national, et à réduire d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en catégories B et C.

Par ailleurs, une expérimentation d’accompagnement renforcé vers l’emploi des bénéficiaires du RSA (BRSA) a été initiée en avril 2023 dans 18 territoires puis étendue en mars 2024 à 29 nouvelles zones, portant à 47 le nombre de territoires concernés (au niveau national) par l'accompagnement rénové des bénéficiaires du RSA. Elle conduit à enregistrer progressivement à France Travail l’ensemble des BRSA de ces territoires. Fin décembre 2024, cette expérimentation concerne environ 57 000 personnes, dont 29 000 sont comptabilisées comme demandeurs d’emploi.

Des informations complémentaires sont disponibles sur la dernière publication Ouvrir dans un nouvel ongletDares Indicateurs.

L’emploi diminue ce trimestre dans les secteurs privé et public

En dépit d’un retour à une inflation faible, le contexte économique demeure peu porteur en Bourgogne-Franche-Comté comme en France. Le climat d’incertitude est entretenu par une situation politique et budgétaire instable en France, un changement de gouvernement aux États-Unis ou encore la crise allemande. Le marché du travail en France se retourne avec un climat de l’emploi orienté désormais à la baisse et inférieur à sa moyenne de longue période.

Au quatrième trimestre 2024, l’activité économique, mesurée par les heures rémunérées, est ainsi inférieure de 0,6 % à son niveau de fin 2023. En outre, la formation en alternance ne contribue plus à la dynamique de l’emploi. Elle a presque stagné en 2024 en raison de la diminution des aides à l’embauche. Dans ce contexte, les effectifs salariés de la région diminuent ce trimestre de 0,4 %, alors qu’ils étaient quasi stables depuis plus de deux ans. L’emploi se replie également de 0,3 % au niveau national, pour la première fois depuis la crise sanitaire de 2020 (figure 1).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Période Emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,0 100,2 100,1 100,3
2ᵉ trim. 2018 99,7 100,2 99,9 100,4
3ᵉ trim. 2018 99,6 100,3 99,8 100,6
4ᵉ trim. 2018 99,7 100,6 99,9 100,9
1ᵉ trim. 2019 100,1 101,2 100,4 101,7
2ᵉ trim. 2019 100,0 101,4 100,3 101,9
3ᵉ trim. 2019 99,9 101,7 100,0 102,2
4ᵉ trim. 2019 100,1 102,1 100,3 102,7
1ᵉ trim. 2020 97,9 100,2 97,4 100,2
2ᵉ trim. 2020 97,4 99,6 97,0 99,9
3ᵉ trim. 2020 99,2 101,7 99,1 102,1
4ᵉ trim. 2020 99,4 101,8 99,3 102,2
1ᵉ trim. 2021 99,7 102,5 99,9 103,1
2ᵉ trim. 2021 100,3 103,6 100,6 104,4
3ᵉ trim. 2021 101,4 104,5 101,8 105,5
4ᵉ trim. 2021 101,3 105,1 101,8 106,3
1ᵉ trim. 2022 101,5 105,5 102,1 106,8
2ᵉ trim. 2022 101,3 105,7 101,9 107,0
3ᵉ trim. 2022 101,5 106,0 102,1 107,4
4ᵉ trim. 2022 101,6 106,4 102,3 107,9
1ᵉ trim. 2023 101,6 106,6 102,1 108,0
2ᵉ trim. 2023 101,7 106,8 102,2 108,3
3ᵉ trim. 2023 101,5 106,9 102,0 108,3
4ᵉ trim. 2023 101,8 107,1 102,1 108,4
1ᵉ trim. 2024 101,9 107,3 102,2 108,7
2ᵉ trim. 2024 102,0 107,3 102,2 108,6
3ᵉ trim. 2024 101,9 107,4 102,0 108,6
4ᵉ trim. 2024 101,4 107,1 101,5 108,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Comme en France, l’emploi recule à la fois dans le secteur privé et le secteur public. En Bourgogne-Franche-Comté, le secteur privé perd 0,5 % de ses effectifs. Le léger repli du trimestre précédent s’intensifie. Hors crise sanitaire, il s’agit de la plus forte baisse de ce secteur dans la région depuis 2016. Le secteur public enregistre un recul de 0,3 %, alors qu’il avait soutenu l’emploi lors des derniers trimestres.

Au quatrième trimestre, l’emploi évolue peu dans l’Yonne et le Territoire de Belfort (figure 2). Ce dernier est le seul département de la région où les services marchands hors intérim et non marchands progressent encore. Les effectifs salariés diminuent en revanche dans les autres départements de Bourgogne-Franche-Comté. La Haute-Saône est le plus touché (-0,8 %). Il enregistre les plus fortes baisses de la région dans la construction et les services marchands hors intérim.

Figure 2Évolutions de l’emploi salarié et du taux de chômage par département au 4e trimestre 2024

Évolutions de l’emploi salarié et du taux de chômage par département au 4e trimestre 2024
Département Emploi salarié Taux de chômage
Effectifs Évolution (en %) Taux (en %) Évolution (en pt)
T4/T3 annuelle T4/T3 annuelle
Côte-d’Or 223 300 -0,5 +0,4 5,7 -0,2 -0,2
Doubs 198 400 -0,4 -0,7 6,9 -0,1 +0,2
Jura 87 800 -0,4 -0,4 5,2 -0,2 -0,1
Nièvre 64 400 -0,5 -0,6 6,7 -0,1 -0,1
Haute-Saône 68 500 -0,8 -1,5 6,5 -0,2 -0,1
Saône-et-Loire 191 000 -0,6 -0,2 6,4 -0,3 -0,3
Yonne 109 700 -0,1 -0,2 7,1 -0,2 -0,1
Territoire de Belfort 48 900 -0,1 -0,9 8,8 -0,2 +0,4
Bourgogne-Franche-Comté 992 000 -0,4 -0,3 6,5 -0,2 -0,1
France hors Mayotte 27 071 700 -0,3 +0,0 7,3 -0,1 -0,2
  • Note : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, taux de chômage localisés, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Urssaf-Caisse nationale, Dares, Insee.

Les services non marchands contribuent fortement au recul de l’emploi

Alors qu’ils étaient en progression depuis fin 2022, les services non marchands sont les principaux contributeurs au recul de l’emploi ce trimestre. Ils perdent 0,5 % de leurs effectifs, une baisse similaire à la France (-0,4 %). Cela représente 1 600 emplois de moins qu’au trimestre précédent, dont près de 1 000 dans l’administration publique. Le recul est aussi très marqué dans l’intérim avec 700 emplois de moins. Ce repli entamé début 2023 s’intensifie pour atteindre -2,2 % sur le quatrième trimestre 2024.

Après avoir montré des signes de fléchissement lors des deux trimestres précédents, les services marchands hors intérim diminuent ce trimestre de 0,3 %. Les gains dans l’hébergement-restauration ne compensent pas les pertes d’emploi, notamment dans les services aux entreprises. Cette baisse dans les services marchands hors intérim n’est pas spécifique à la Bourgogne-Franche-Comté. En France, l’emploi dans ce secteur recule pour la première fois depuis 2013, hors crise sanitaire. La guerre commerciale, pouvant se traduire par une hausse des droits de douanes entre pays, pourrait peser défavorablement en 2025 sur le climat économique national et régional.

Enfin, les effectifs salariés du commerce restent stables ce trimestre, alors que la consommation des ménages ralentit en cette fin d’année. Malgré certaines revalorisations salariales en 2024, le gain de pouvoir d’achat des ménages n’a effacé que la moitié de la perte connue en 2022-2023. Ce secteur enregistre toutefois une forte baisse de son emploi intérimaire.

L’emploi salarié se maintient dans l’industrie

Dans la région comme en France, l’emploi se maintient dans l’industrie (-0,1 %) grâce à des gains dans l’agroalimentaire principalement. L’industrie agroalimentaire, de même que la fabrication de matériels de transport, enregistre une hausse de son emploi intérimaire.

Toutefois, la fabrication de matériels de transport demeure confrontée à des difficultés et perd 1,1 % de ses salariés permanents. Ce secteur n’emploie désormais plus que 20 200 personnes, soit 3 500 de moins par rapport à fin 2019.

La construction demeure en crise

Avec des coûts de production toujours élevés, le secteur de la construction peine à se sortir d’une crise qui dure depuis plus de deux ans. En Bourgogne-Franche-Comté, la construction enregistre encore une perte d’emploi en fin d’année tout comme les services immobiliers, avec -0,6 % dans les deux secteurs au quatrième trimestre.

Sur le trimestre, le nombre d’heures rémunérées baisse en moyenne de 3,5 % par rapport à fin 2023. Le secteur de la construction, avec celui de l’industrie, est le plus contributeur au repli du nombre d’heures rémunérées dans la région au quatrième trimestre 2024.

Le nombre de permis de construire continue de se replier. Il se situe à son niveau le plus bas des vingt dernières années. Ainsi au quatrième trimestre, un peu moins de 2 000 logements ont été autorisés à la construction. C’est 40 % de moins qu’en moyenne sur 2022, année favorable pour le secteur. Les mises en chantier de logements restent extrêmement faibles. Leur nombre atteint 1 800 ce trimestre, soit une baisse de plus d’un tiers comparé à la moyenne de 2022.

Les perspectives pour 2025 demeurent plutôt sombres avec des carnets de commande peu remplis. Par ailleurs, le vote tardif, en février, de la loi de finances 2025 a reporté la mise en place de mesures favorables au secteur telles que l’extension du prêt à taux zéro (PTZ) à tous les segments (habitat collectif ou individuel) sur tout le territoire ou encore le remplacement du dispositif Pinel.

Le nombre de travailleurs frontaliers est toujours au plus haut malgré une baisse de la demande adressée à l’horlogerie

Au quatrième trimestre 2024, le nombre de frontaliers au sein de la région demeure important. 48 600 Bourguignons-Francs-Comtois occupent ainsi un emploi en Suisse, soit une légère progression de 0,4 % sur le trimestre. Le vieillissement de la population suisse entraîne un besoin croissant en main-d’œuvre étrangère notamment dans la santé et l’informatique. Les frontaliers sont attirés par des salaires toujours plus élevés qu’en France. Sur un an, le nombre de frontaliers continue d’augmenter nettement (+2,2 %), soit près de 1 100 travailleurs supplémentaires.

Pour l’instant, la baisse de la demande dans l’industrie horlogère suisse ne se répercute pas sur le nombre total de frontaliers. Il progresse dans la moitié des cantons suisses ce trimestre. Toutefois, il stagne dans le canton de Neuchâtel, deuxième canton de travail après celui de Vaud, et il baisse de 2 % dans le Jura suisse.

Ce trimestre, le Territoire de Belfort perd des travailleurs frontaliers (-1,4 %) pour la première fois depuis 2020. À l’inverse, le Jura et le Doubs en gagnent, respectivement +1,5 et +0,5 %.

Très légère baisse du chômage

Au quatrième trimestre 2024, le taux de chômage s’établit à 6,5 % de la population active de Bourgogne-Franche-Comté, contre 7,3 % en France. Malgré une nette diminution de l’emploi, il baisse légèrement dans la région (-0,2 point) et est quasi stable en France (-0,1 point) (figure 3). Néanmoins, le halo autour du chômage se renforce, en particulier chez les 15-24 ans. Cet indicateur sera forcément à surveiller dans les prochaines notes de conjoncture. En effet, la contraction de la dépense publique mise en place pour lutter contre le déficit pèsera là aussi négativement sur le marché du travail.

Le taux de chômage est en baisse ce trimestre dans l’ensemble des départements de la région. Avec 8,8 %, le Territoire de Belfort demeure le seul département de la région où le taux de chômage est plus élevé qu’au niveau national. À l’inverse, le Jura (5,2 %) et la Côte d’Or (5,7 %) sont les plus épargnés de la région.

Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,1 point en Bourgogne-Franche-Comté, une baisse plus faible qu’en France (-0,2 point). Il baisse le plus en Saône-et-Loire tandis qu’il augmente dans le Doubs et le Territoire de Belfort. Plus localement, la majorité des zones d’emploi ont un taux de chômage stable ou quasi stable. La zone d’emploi de Beaune demeure la moins exposée de la région au chômage avec un taux stable de 4,3 %. En revanche, la zone d’emploi de Montbéliard a le taux de chômage le plus élevé de la région (10,1 %), en hausse de 0,5 point sur un an (figure 4).

Figure 3Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 7,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 7,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 7,8 9,1
3ᵉ trim. 2018 7,7 8,9
4ᵉ trim. 2018 7,5 8,8
1ᵉ trim. 2019 7,6 8,8
2ᵉ trim. 2019 7,4 8,4
3ᵉ trim. 2019 7,4 8,3
4ᵉ trim. 2019 7,2 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,4 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,8 9,0
4ᵉ trim. 2020 6,7 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 6,8 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,7 7,9
4ᵉ trim. 2021 6,2 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,2 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,4 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,3 7,2
4ᵉ trim. 2022 6,2 7,1
1ᵉ trim. 2023 6,2 7,1
2ᵉ trim. 2023 6,3 7,2
3ᵉ trim. 2023 6,5 7,4
4ᵉ trim. 2023 6,6 7,5
1ᵉ trim. 2024 6,6 7,5
2ᵉ trim. 2024 6,5 7,3
3ᵉ trim. 2024 6,7 7,4
4ᵉ trim. 2024 6,5 7,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 3Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2024

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2024
Code de la zone d’emploi Libellé de la zone d’emploi Taux de chômage (en %) Évolution annuelle (en point) Tendance? (-0,2 ;+0,2)
056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,3 -0,3 Baisse
059 Mâcon 5,2 -0,4 Baisse
60 Nevers 6,9 0,1 Stabilité
1105 Fontainebleau-Nemours 6,8 -0,2 Stabilité
1110 Provins 7,6 -0,3 Baisse
2402 Bourges 6,5 -0,4 Baisse
2407 Gien 7,1 -0,2 Stabilité
2409 Montargis 10,1 -0,2 Stabilité
2701 Autun 6,9 -0,7 Baisse
2702 Auxerre 7,3 0,1 Stabilité
2703 Avallon 6,3 -0,1 Stabilité
2704 Beaune 4,3 0,1 Stabilité
2705 Belfort 8,6 0,2 Stabilité
2706 Besançon 6,0 0,0 Stabilité
2707 Chalon-sur-Saône 6,6 -0,4 Baisse
2708 Charolais 5,2 -0,3 Baisse
2709 Châtillon-Montbard 5,2 -0,4 Baisse
2710 Creusot-Montceau 8,4 0,0 Stabilité
2711 Dijon 6,1 -0,1 Stabilité
2712 Dole 5,8 -0,1 Stabilité
2713 Lons-le-Saunier 4,7 -0,3 Baisse
2714 Montbéliard 10,1 0,5 Hausse
2715 Pontarlier 5,2 0,5 Hausse
2716 Saint-Claude 6,3 -0,1 Stabilité
2717 Sens 7,3 -0,4 Baisse
2718 Vesoul 6,3 0,0 Stabilité
4404 Chaumont 5,6 -0,1 Stabilité
4407 Epinal 7,4 -0,3 Baisse
4411 Mulhouse 8,3 -0,2 Stabilité
4414 Remiremont 6,2 -0,5 Baisse
4415 Romilly-sur-Seine 8,5 -0,7 Baisse
4418 Saint-Louis 5,6 -0,5 Baisse
4425 Troyes 9,3 -0,3 Baisse
8405 Bourg en Bresse 5,5 -0,2 Stabilité
8416 Le Genevois Français 6,2 -0,2 Stabilité
8424 Moulins 6,6 0,1 Stabilité
8425 Oyonnax 8,2 0,3 Hausse
8426 Roanne 7,0 -0,1 Stabilité
8430 Tarare 4,9 -0,1 Stabilité
8432 Vichy 7,7 -0,1 Stabilité
8434 Villefranche-sur-Saône 5,4 0,0 Stabilité
  • Note : données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2024

  • Note : données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité est en forte hausse ce trimestre

Au quatrième trimestre 2024, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail sans aucune activité (catégorie A) enregistre une forte augmentation de +4,0 % après +1,1 % au trimestre précédent. Cette progression est équivalente à celle observée au niveau national (+4,0 %). Sur un an, la hausse est plus marquée dans la région (+5,7 %) qu’en France métropolitaine (+3,7 %). Outre la dégradation de l’emploi, ces évolutions s’expliquent aussi en partie par une modification du formulaire d’actualisation de la situation du demandeur d’emploi à France Travail. Celle-ci a conduit à un accroissement technique du nombre de demandeur d’emploi de catégorie A et une réduction de ceux des catégories B et C.

Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement touchés par cette hausse du nombre d’inscrits en catégorie A, avec une augmentation de +7,0 % par rapport au trimestre précédente et +7,7 % sur un an. Les missions locales ont réalisé une campagne de communication auprès des jeunes concernant l’inscription obligatoire à France Travail à partir du 1er janvier 2025 pour des accompagnements spécifiques. Celle-ci les aurait incités à anticiper leur inscription. La progression est plus contenue chez les seniors avec +3,1 % au quatrième trimestre.

Tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté sont concernés par l’augmentation de la demande d’emploi de catégorie A. Le Doubs est le plus touché avec +11,0 % sur l’année, suivi du Territoire de Belfort (+9,8 %). À l’inverse, elle reste plus contenue en Saône-et-Loire avec une hausse limitée à 1,3 % sur un an.

Une fréquentation hôtelière en léger recul, malgré une progression des touristes venant de l’étranger

Au quatrième trimestre 2024, les hébergements collectifs de tourisme de Bourgogne-Franche-Comté enregistrent 1,6 million de nuitées. Ces dernières diminuent très légèrement par rapport au dernier trimestre de l’année 2023 (-0,6 %, soit 9 000 nuitées de moins), alors qu’elles augmentent de 3,2 % en France métropolitaine. Dans les autres hébergements collectifs de tourisme de la région, les nuitées diminuent contrairement à la France métropolitaine. Ce recul contribue à plus la moitié de la baisse régionale, alors que ces hébergements ne représentent que 12 % des nuitées. Dans les hôtels, les nuitées reculent légèrement (-0,3 %). Elles progressent dans les établissements 3, 4 et 5 étoiles, qui représentent désormais près des deux tiers des nuitées. Cela compense presque le repli des nuitées dans les hôtels 1 et 2 étoiles, et non classés (figure 5).

La fréquentation des touristes résidents diminue au quatrième trimestre en Bourgogne-Franche-Comté. En revanche, les nuitées des touristes venant de l’étranger progressent de 5,5 % dans la région. Malgré une durée de séjour plus courte, ceux-ci viennent plus nombreux. Le retour des touristes chinois et américains, en particulier, se confirme. Il compense le net repli des clientèles britannique et italienne. Leurs fréquentations diminuent respectivement de 30 % et 6 % par rapport au quatrième trimestre 2023.

Au sein de la région, la fréquentation augmente dans l’Yonne, le Jura et le Territoire de Belfort. Elle est stable en Côte-d’Or. L’Yonne et le Jura sont les seuls départements de Bourgogne-Franche-Comté où les nuitées des touristes résidents progressent ce trimestre. Le Territoire de Belfort est quant à lui le département où la fréquentation des touristes non résidents augmente le plus, avec 18 % de nuitées supplémentaires. Avec près de 2 000 nuitées, les touristes en provenance de Chine ont plus que doublé. Ces derniers atterrissent fréquemment à l’aéroport de Bâle-Mulhouse et passent une nuit dans le département avant de se rendre dans d’autres régions. Ils représentent désormais la deuxième clientèle étrangère du département, derrière les Allemands.

Figure 5Fréquentation hôtelière selon l’origine de la clientèle en Bourgogne-Franche-Comté

Fréquentation hôtelière selon l’origine de la clientèle en Bourgogne-Franche-Comté
Origine de la clientèle Nuitées
T4 2024 T4 2023 Évolution T4 2024/T4 2023 (en %)
Résidents 1 276 100 1 303 200 -2,0
Non-résidents 342 176 324 300 +6,0
dont Allemagne 51 000 46 700 +9,0
dont Belgique 43 900 43 500 +1,0
dont Pays-Bas 29 000 26 700 +9,0
dont Suisse 38 700 34 900 +11,0
dont Royaume-Uni 24 600 35 300 -30,0
dont États-Unis 25 000 15 400 +62,0
dont Italie 16 400 17 500 -6,0
dont Chine 16 700 10 400 +61,0
dont Espagne 13 100 11 500 +14,0
  • Source : Insee, en partenariat avec les Comités Régionaux de Tourisme, enquête sur la fréquentation dans l’hôtellerie.

Des défaillances d’entreprises toujours nombreuses

En cumul sur douze mois, le nombre de défaillances dans la région s’élève à 2 190 entreprises au quatrième trimestre 2024, contre 2 040 un an plus tôt, soit une hausse de 7,4 % (figure 7). Toutefois cette progression au quatrième trimestre est près de trois fois moins importante que celle observée au troisième trimestre.

Au quatrième trimestre 2024, 8 289 entreprises sont créées en Bourgogne-Franche-Comté. Cela représente une baisse de 1,9 % par rapport au trimestre précédent (figure 6). Elle est bien plus forte pour les entreprises classiques (-5,0 %) que pour les micro-entreprises (-0,2 %). Cependant, en glissement annuel, le nombre de créations d’entreprises reste en hausse, porté uniquement par les micro-entreprises.

Les services marchands concentrent toujours la moitié des créations d’entreprises de la région. Leur nombre est cependant en baisse ce trimestre, notamment pour les entreprises classiques.

Dans un contexte national de fortes difficultés dans la construction, le nombre de créations d’entreprises dans ce secteur baisse nettement ce trimestre (-15,7 %), aussi bien pour les entreprises classiques que pour les micro-entreprises. En revanche, le secteur du « commerce, transport, hébergement et restauration » est en hausse de 6,1 % ce trimestre et de 19,8 % sur un an.

Figure 6Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Période Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entrepreneurs France hors micro-entrepreneurs Bourgogne-Franche-Comté y compris micro-entrepreneurs France y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 101,5 99,2 105,4 103,7
2ᵉ trim. 2018 105,3 100,9 108,1 107,5
3ᵉ trim. 2018 99,5 99,0 107,6 107,8
4ᵉ trim. 2018 102,1 100,3 110,6 111,3
1ᵉ trim. 2019 109,6 106,9 121,1 122,2
2ᵉ trim. 2019 99,8 104,3 119,9 121,7
3ᵉ trim. 2019 97,3 104,7 125,0 124,5
4ᵉ trim. 2019 97,1 102,3 133,3 128,1
1ᵉ trim. 2020 85,1 97,1 121,9 120,0
2ᵉ trim. 2020 74,3 75,9 108,6 98,6
3ᵉ trim. 2020 106,0 114,8 157,5 152,3
4ᵉ trim. 2020 99,1 114,6 151,5 150,4
1ᵉ trim. 2021 105,2 116,4 157,0 152,8
2ᵉ trim. 2021 111,8 122,5 161,7 155,4
3ᵉ trim. 2021 100,3 115,3 147,0 145,1
4ᵉ trim. 2021 99,4 114,4 149,8 146,9
1ᵉ trim. 2022 100,3 117,5 152,6 151,8
2ᵉ trim. 2022 99,0 117,0 144,7 147,7
3ᵉ trim. 2022 104,8 119,7 151,7 153,3
4ᵉ trim. 2022 98,7 118,4 154,4 155,7
1ᵉ trim. 2023 92,2 105,8 147,8 143,5
2ᵉ trim. 2023 93,3 106,9 151,4 147,0
3ᵉ trim. 2023 95,3 111,3 159,7 156,4
4ᵉ trim. 2023 99,2 114,2 158,3 157,2
1ᵉ trim. 2024 102,1 118,4 162,3 165,9
2ᵉ trim. 2024 100,3 113,7 165,4 162,1
3ᵉ trim. 2024 100,4 109,9 166,5 156,7
4ᵉ trim. 2024 95,3 110,7 163,4 158,0
  • Note : Données CVS-CJO.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 6Créations d'entreprises

  • Note : Données CVS-CJO.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 7Défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2017)
Défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2017))
Période Bourgogne-Franche-Comté France
déc. 2017 100,0 100,0
janv. 2018 98,8 99,1
févr. 2018 97,7 98,6
mars 2018 97,5 97,4
avril 2018 98,2 97,6
mai 2018 98,0 96,7
juin 2018 97,7 96,7
juil. 2018 98,3 97,2
août 2018 98,6 97,7
sept. 2018 98,1 98,0
oct. 2018 98,8 99,0
nov. 2018 96,7 98,9
déc. 2018 97,9 99,0
janv. 2019 98,5 99,8
févr. 2019 97,9 99,7
mars 2019 98,4 99,3
avril 2019 99,7 99,5
mai 2019 100,4 99,3
juin 2019 98,4 98,3
juil. 2019 97,3 98,3
août 2019 97,3 97,1
sept. 2019 98,1 96,3
oct. 2019 99,0 95,2
nov. 2019 99,2 94,3
déc. 2019 98,6 93,7
janv. 2020 98,6 91,5
févr. 2020 99,2 90,1
mars 2020 95,4 86,4
avril 2020 89,7 80,8
mai 2020 84,4 76,0
juin 2020 83,4 73,5
juil. 2020 79,5 70,6
août 2020 78,2 69,7
sept. 2020 73,5 66,9
oct. 2020 67,2 63,3
nov. 2020 65,0 60,3
déc. 2020 62,6 57,2
janv. 2021 58,1 54,7
févr. 2021 53,0 51,6
mars 2021 51,2 51,4
avril 2021 52,1 52,7
mai 2021 52,7 53,8
juin 2021 51,3 52,9
juil. 2021 51,0 51,5
août 2021 50,5 51,3
sept. 2021 49,8 50,4
oct. 2021 50,1 49,9
nov. 2021 50,2 49,9
déc. 2021 50,1 50,5
janv. 2022 50,4 51,5
févr. 2022 52,7 53,2
mars 2022 57,1 55,4
avril 2022 58,7 57,5
mai 2022 62,3 59,3
juin 2022 63,8 61,4
juil. 2022 66,1 64,0
août 2022 67,0 65,2
sept. 2022 70,2 68,4
oct. 2022 72,4 71,1
nov. 2022 73,5 73,8
déc. 2022 74,4 75,6
janv. 2023 78,2 78,7
févr. 2023 80,9 81,0
mars 2023 83,8 83,9
avril 2023 85,1 85,8
mai 2023 85,0 88,3
juin 2023 86,9 90,5
juil. 2023 89,9 92,3
août 2023 90,7 93,1
sept. 2023 93,5 94,8
oct. 2023 97,6 97,9
nov. 2023 100,9 100,7
déc. 2023 103,4 103,2
janv. 2024 105,9 105,1
févr. 2024 106,7 107,7
mars 2024 105,7 108,8
avril 2024 107,3 110,9
mai 2024 109,5 112,5
juin 2024 111,6 114,0
juil. 2024 114,0 116,7
août 2024 114,0 116,3
sept. 2024 113,2 118,0
oct. 2024 112,7 119,5
nov. 2024 110,2 119,8
déc. 2024 111,1 121,2
  • Notes : Données mensuelles brutes au 24 févr. 2025, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 7Défaillances d'entreprises

  • Notes : Données mensuelles brutes au 24 févr. 2025, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Encadré 1 - Contexte international - Désordre mondial

Fin 2024, l’activité aux États-Unis est restée soutenue (+0,6 % au quatrième trimestre) portant la croissance annuelle à +2,8 %, tandis qu’elle est restée médiocre dans la zone euro (+0,2 %), confirmant l’absence de réelle reprise sur l’année (+0,8 % au total en 2024, après +0,5 % en 2023). Depuis début 2025, la nouvelle orientation de l’administration américaine et les perspectives de guerre commerciale qu’elle entraîne hypothèquent un peu plus l’éventualité d’un redémarrage européen à court terme. L’instauration de droits de douane aux États-Unis mettrait un coup de frein au commerce mondial et frapperait les économies européennes dépendantes de la demande américaine, en particulier l’Allemagne et l’Italie.

Encadré 2 - Contexte national - Croissance en berne

En France, la croissance a plutôt bien résisté sur l’ensemble de l’année 2024 (+1,1 %). Le retournement de l’investissement a été compensé par l’accélération des dépenses publiques, mais ce facteur de soutien s’inverserait en 2025, la France prévoyant un effort significatif de réduction du déficit public. Dans un contexte international dégradé, l'économie française tournerait au ralenti au premier semestre 2025 (+0,1 % au premier trimestre puis +0,2 % au deuxième) et l’acquis de croissance pour 2025 atteindrait seulement +0,4 % à mi-année.

Sur le marché du travail, l’emploi salarié s’est nettement retourné en fin d’année, l’économie française détruisant 90 000 postes sur les trois derniers mois de 2024. En prévision, les entreprises continueraient de réduire leurs effectifs de 50 000 postes salariés au premier semestre, en partie compensés par des créations d’emplois non-salariés. Cette baisse de l’emploi pousserait le taux de chômage à la hausse à 7,6 % mi-2025.

Publication rédigée par :Mathéo Bourgeois, Bénédicte Piffaut, Hélène Ville (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, «  Au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié recule dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 78, mars 2025.

(3) « Desodre mondial, croissance en berne », Insee, Note de conjoncture, mars 2025.

(4) « Au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié se replie de 0,3 %  », Insee, Informations Rapides no 57, février 2025.

(5) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel.