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Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes · Octobre 2023 · n° 39
Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-AlpesCoup d’arrêt sur l’emploi dans le tertiaire, inquiétude pour la construction Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2023

Megan Courthial, Pierre-Pascal Housez, Philippe Lagarde, Grégory Rabatel (Insee)

Au 2e trimestre 2023, en Auvergne-Rhône-Alpes, l’activité économique continue de croître mais à un rythme plus modéré qu’au trimestre précédent. Elle reste supérieure au niveau enregistré un an auparavant. Dans le sillage du tertiaire marchand, l’emploi salarié stagne au niveau régional. La légère hausse de l’emploi industriel compense les baisses dans la construction et l’intérim. Le taux de chômage se stabilise pour le troisième trimestre consécutif, malgré une faible augmentation dans plusieurs départements de la région. Grâce à la clientèle étrangère, l’activité dans le tourisme continue de progresser.

Les indicateurs concernant le bâtiment sont préoccupants ; on y observe une baisse de l’activité conjuguée à celle de l’emploi salarié et surtout une chute du nombre de permis accordés et de mises en chantier. Cette évolution, également présente sur l’ensemble de la France, est cependant plus marquée dans la région.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 39
Paru le :Paru le09/10/2023

L’activité économique continue d’augmenter

Au 2e trimestre 2023, l’activité économique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, continue d’augmenter en Auvergne-Rhône-Alpes, à un rythme toutefois plus modéré qu’au trimestre précédent (figure 1). En juin 2023, l’activité progresse de 1,2 % par rapport au même mois de l’année précédente, après +1,7 % en mai et +1,0 % en avril. Au niveau national, l’activité croît plus fortement avec respectivement +1,5 %, +1,9 % et +1,3 % sur les mêmes mois.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Auvergne-Rhône-Alpes

(en %)
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Auvergne-Rhône-Alpes ((en %))
Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble
janv. 2022 1,7 -0,3 14,0 1,4 8,1
févr. 2022 2,4 0,9 17,2 1,8 10,1
mars 2022 3,0 1,8 18,0 2,6 10,8
avr. 2022 1,6 0,6 18,3 3,8 10,6
mai 2022 3,8 3,4 13,3 3,0 8,8
juin 2022 2,0 -1,0 6,3 2,3 4,1
juil. 2022 0,0 -1,6 3,2 1,7 1,9
août 2022 2,6 0,3 3,5 3,1 3,1
sept. 2022 2,0 -1,0 3,1 2,6 2,4
oct. 2022 0,8 -1,7 2,3 1,7 1,5
nov. 2022 1,4 -0,7 2,2 1,9 1,7
déc. 2022 0,8 -0,7 2,5 2,0 1,8
janv. 2023 3,4 -0,6 5,2 4,5 4,2
févr. 2023 1,6 -0,2 3,0 3,1 2,4
mars 2023 0,9 -1,4 1,9 2,1 1,4
avr. 2023 0,3 -1,8 1,4 2,1 1,0
mai 2023 2,0 -1,2 2,0 2,2 1,7
juin 2023 1,1 -0,5 1,3 2,2 1,2
juil. 2023 0,7 -1,5 1,1 1,2 0,8
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Auvergne-Rhône-Alpes

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’activité est en hausse dans l’ensemble des secteurs à l’exception de la construction, en baisse constante depuis septembre 2022, et qui diminue encore de 0,5 % en juin. Les autres secteurs n’ont pas connu de repli depuis plus de deux ans : la hausse est plus marquée dans le secteur des services marchands (+1,3 %) et non marchands (+1,5 %), et l’industrie. Ces dynamiques sont quasiment identiques au niveau national, mis-à-part pour la construction dont l’évolution nationale est plus favorable sur tout le trimestre.

Après deux ans et demi de croissance continue, l’emploi salarié à l’arrêt

Au cours du deuxième trimestre, l’emploi régional marque une pause, perdant moins de 300 emplois (figure 2). Cette quasi-stagnation intervient après la création de 12 000 emplois en moyenne au cours des quatre trimestres précédents sur un total de 3,3 millions de salariés. La situation n’est que très légèrement plus favorable au niveau national, avec une croissance de 21 000 emplois sur le dernier trimestre soit une évolution inférieure à +0,1 %.

Cette interruption clôt une période de croissance continue de l’emploi salarié sur dix trimestres, avec une tendance quasi régulière à la décélération. Ainsi, sur un an, le solde reste positif (+31 600 emplois).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,4 100,3 100,5 100,4
2ᵉ trim. 2018 100,5 100,4 100,7 100,6
3ᵉ trim. 2018 100,3 100,3 100,6 100,5
4ᵉ trim. 2018 100,8 100,6 101,0 100,9
1ᵉ trim. 2019 101,3 101,2 101,7 101,6
2ᵉ trim. 2019 101,5 101,4 101,8 101,9
3ᵉ trim. 2019 101,7 101,7 102,1 102,2
4ᵉ trim. 2019 102,1 102,0 102,6 102,6
1ᵉ trim. 2020 99,9 100,2 99,7 100,3
2ᵉ trim. 2020 100,1 100,0 100,3 100,3
3ᵉ trim. 2020 102,2 101,9 102,5 102,3
4ᵉ trim. 2020 101,4 101,8 101,4 102,1
1ᵉ trim. 2021 102,0 102,4 102,2 102,9
2ᵉ trim. 2021 104,0 103,7 104,7 104,5
3ᵉ trim. 2021 105,1 104,6 106,0 105,6
4ᵉ trim. 2021 105,6 105,2 106,7 106,5
1ᵉ trim. 2022 105,9 105,6 107,0 106,9
2ᵉ trim. 2022 106,4 106,0 107,6 107,5
3ᵉ trim. 2022 106,9 106,4 108,2 108,1
4ᵉ trim. 2022 107,2 106,6 108,5 108,3
1ᵉ trim. 2023 107,5 107,0 108,8 108,8
2ᵉ trim. 2023 107,4 107,1 108,8 108,9
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Des situations très proches d’un département à l’autre

L’emploi stagne, diminue ou croît très faiblement dans l’ensemble des départements. La variation de l’emploi ne dépasse 0,2 % en valeur relative dans aucun département, allant d’un gain de 500 emplois dans l’Isère à une perte de 600 dans la Loire.

L’emploi intérimaire baisse de nouveau au deuxième trimestre

Au 2e trimestre 2023, l’emploi intérimaire baisse de nouveau dans la région, mais de façon moins marquée qu’au premier trimestre : -0,9 % (soit -1 000 emplois) après -3,3 % au trimestre précédent (soit -3 800 emplois), pour s’établir à 111 000 intérimaires. Cette évolution suit la même tendance qu’au niveau national, quoiqu’un peu plus prononcée (-0,5 % en France, après -2,5 %) (figure 3).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 102,5 100,9
2ᵉ trim. 2018 100,8 99,8
3ᵉ trim. 2018 100,7 99,7
4ᵉ trim. 2018 97,0 96,4
1ᵉ trim. 2019 100,7 100,1
2ᵉ trim. 2019 100,3 99,9
3ᵉ trim. 2019 100,1 99,2
4ᵉ trim. 2019 97,7 96,6
1ᵉ trim. 2020 60,0 59,5
2ᵉ trim. 2020 74,8 73,1
3ᵉ trim. 2020 90,8 88,7
4ᵉ trim. 2020 93,0 91,1
1ᵉ trim. 2021 96,6 93,7
2ᵉ trim. 2021 100,1 97,3
3ᵉ trim. 2021 101,2 98,1
4ᵉ trim. 2021 105,1 102,3
1ᵉ trim. 2022 104,9 100,9
2ᵉ trim. 2022 102,9 99,5
3ᵉ trim. 2022 103,7 100,9
4ᵉ trim. 2022 104,5 101,1
1ᵉ trim. 2023 101,0 98,6
2ᵉ trim. 2023 100,1 98,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

La Loire, qui représente 8 % de l’emploi intérimaire de la région, contribue ce trimestre à un tiers de la baisse de l’emploi du secteur. Bien que l’intérim progresse en Haute-Loire (+3,0 %), dans la Drôme (+1,3 %) et dans l’Ain (+1,2 %), ces hausses représentent un volume trop faible (280 salariés) pour compenser les baisses enregistrées dans le Rhône (-0,9 %), l’Isère (-1,4 %), et la Loire (-3,9 %), soit, en tout, 950 intérimaires de moins pour ces trois départements.

Pour mémoire, les intérimaires sont ici comptabilisés dans le secteur des agences d’intérim, au sein du tertiaire marchand, quelle que soit l’activité de l’entreprise dans laquelle ils effectuent leur mission.

Les créations d’emploi dans l’industrie se poursuivent

Avec 508 800 emplois au 2e trimestre 2023, l’emploi industriel progresse de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, après +0,3 % au 1er trimestre. C’est le seul des quatre grands secteurs dont l’emploi augmente ce trimestre (figure 4). Néanmoins, cette évolution est la moins forte de ces deux dernières années.

Le secteur des industries extractives et celui de la fabrication d’équipements électroniques, qui représentent à eux deux 28 % de l’emploi industriel régional, portent la croissance de l’emploi industriel (+0,5 %). Avec plus de la moitié des emplois industriels, les salariés de la fabrication d’autres produits industriels sont en hausse de 0,2 % et participent également à cette croissance.

Figure 4Emploi salarié par secteur

Emploi salarié par secteur
Secteur d’activité Effectif au 2e trimestre 2023 Évolution par rapport au 1er trimestre 2023 Évolution par rapport au 2e trimestre 2022 (en %)
En effectif En % France hors Mayotte (en %)
Agriculture 25 100 -300 -1,0 -0,8 1,3
Industrie 508 800 1 200 0,2 0,2 1,4
Construction 200 200 -900 -0,4 -0,5 -0,8
Tertiaire marchand hors intérim 1 438 100 700 0,0 0,2 1,5
Intérim 110 950 -1 000 -0,9 -0,5 -2,7
Tertiaire non marchand 975 500 -100 0,0 0,1 0,7
Ensemble 3 258 700 -300 0,0 0,1 1,0
  • Champ : emploi salarié total ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La Drôme, qui ne représente que 8 % des emplois salariés industriels, progresse fortement (+0,8 %), contribuant ainsi à un quart de la hausse régionale du secteur industriel. Les principaux moteurs de la hausse sont cependant l’Isère et le Rhône, départements concentrant près de 40 % des emplois salariés industriels (+800 emplois).

Le tertiaire marchand marque le pas

Après deux ans de forte croissance (près de 10 % en cumulé), le tertiaire marchand hors intérim ne progresse plus que de 700 salariés soit une quasi-stabilité. Avec ses 1 440 000 emplois, il représente 44 % des emplois et influe fortement sur la dynamique régionale. Au niveau national, la situation est légèrement plus favorable avec une augmentation de 0,2 % (figure 5).

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - Auvergne-Rhône-Alpes

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Auvergne-Rhône-Alpes ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,6 100,1 100,6 100,1
2ᵉ trim. 2018 101,0 100,5 100,9 99,7
3ᵉ trim. 2018 101,8 100,6 100,9 99,3
4ᵉ trim. 2018 102,2 100,9 101,6 99,7
1ᵉ trim. 2019 103,2 101,4 102,3 99,8
2ᵉ trim. 2019 103,6 101,7 102,3 99,9
3ᵉ trim. 2019 104,2 101,9 102,6 99,9
4ᵉ trim. 2019 104,8 102,0 103,7 100,1
1ᵉ trim. 2020 105,0 101,8 101,7 100,0
2ᵉ trim. 2020 106,6 101,5 101,5 99,2
3ᵉ trim. 2020 107,6 101,3 103,8 100,7
4ᵉ trim. 2020 108,7 101,1 101,2 101,1
1ᵉ trim. 2021 110,0 101,6 102,0 101,1
2ᵉ trim. 2021 110,4 102,2 106,1 101,2
3ᵉ trim. 2021 111,3 102,7 107,8 101,7
4ᵉ trim. 2021 111,6 103,1 108,6 101,6
1ᵉ trim. 2022 111,7 103,5 109,1 101,6
2ᵉ trim. 2022 111,9 103,9 110,3 101,7
3ᵉ trim. 2022 112,0 104,4 110,9 102,2
4ᵉ trim. 2022 111,9 104,9 111,2 102,2
1ᵉ trim. 2023 111,5 105,2 111,9 102,5
2ᵉ trim. 2023 111,0 105,4 112,0 102,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - Auvergne-Rhône-Alpes

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’hébergement restauration, qui représente 11 % de l’emploi du secteur, est le plus allant avec une hausse de 0,8 % par rapport au trimestre précédent. Avec plus de 1 200 nouveaux emplois, ce secteur est largement le plus pourvoyeur d'emploi de l’ensemble des services marchands. Le commerce et réparation d’automobiles ainsi que les activités scientifiques techniques, administratives et de soutien, représentant plus d’un emploi sur deux, stagnent, expliquant ainsi en grande partie l’immobilité du tertiaire marchand.

Le Cantal affiche la plus forte hausse dans le tertiaire marchand, avec 1,0 % d’emplois en plus, suivi par la Haute-Loire (+0,6 %) et la Haute-Savoie (+0,4 %). En revanche, le Rhône, qui représente 36 % des emplois, augmente plus faiblement (+0,2 %).

La construction continue à perdre des emplois salariés

La construction entame son troisième trimestre de baisse consécutive de l’emploi salarié avec un repli de 0,4 % au 2e trimestre, une évolution comparable à celle de la France (-0,5 %). Au niveau départemental, l’emploi salarié dans la construction stagne ou chute dans l’ensemble des départements. Le Rhône et l’Isère perdent à eux deux 450 emplois. Ces deux départements, qui représentent plus de 40 % des emplois du secteur, diminuent de -0,5 %, et contribuent à plus de la moitié de la baisse.

Avertissement sur le marché du travail

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN (de 2016 à 2022), des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Sur le champ public, une bascule vers la source DSN a été opérée au troisième trimestre 2022. L’évolution du troisième trimestre 2022 est donc à considérer avec prudence sur ce champ.

Le taux de chômage ne baisse plus, mais reste à un niveau historiquement bas

Au 2e trimestre 2023, en Auvergne-Rhône-Alpes, le taux de chômage s’établit à 6,1 %, comme aux deux trimestres précédents. Au niveau national, il augmente de 0,1 point et s'élève à 7,2 % (figure 6). Sur un an, au niveau régional comme au plan national, le taux de chômage baisse de 0,2 point. Il n’a pas connu de remontée dans la région depuis plus de deux ans.

Figure 6Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 7,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 7,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 7,8 9,1
3ᵉ trim. 2018 7,7 9,0
4ᵉ trim. 2018 7,5 8,8
1ᵉ trim. 2019 7,5 8,8
2ᵉ trim. 2019 7,3 8,4
3ᵉ trim. 2019 7,3 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,1 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,9 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,4 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,9 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,1 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,4 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,0 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,9 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,5 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,3 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,3 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,3 7,3
4ᵉ trim. 2022 6,1 7,2
1ᵉ trim. 2023 6,1 7,1
2ᵉ trim. 2023 6,1 7,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Sur cette période, le taux de chômage est stable dans l’Ain, l’Allier, le Cantal, la Drôme, la Loire, la Haute-Loire et le Puy de Dôme (variation comprise entre 0,1 et -0,1 point). Il baisse très légèrement en Isère, dans le Rhône et la Savoie (-0,2 point), et un peu plus fortement en Haute-Savoie (-0,3 point) et en Ardèche (-0,4 point).

Le nombre de créations d’entreprise se stabilise

Le suivi des créations d’entreprise se trouve actuellement fragilisé, en raison de l’évolution des formalités depuis le 1er janvier 2023 (avertissement). Après un net repli au 1er trimestre, le nombre de créations remonte très légèrement au 2e trimestre 2023 (29 700 entreprises). Un même phénomène se produit au niveau national où la baisse du nombre de créations est cependant plus faible au premier trimestre et la hausse frôle les 1 % au deuxième. Le niveau des créations reste très supérieur à celui d’avant-crise sanitaire (figure 7).

Figure 7Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Auvergne-Rhône-Alpes hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Auvergne-Rhône-Alpes y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 99,3 99,9 106,4 104,3
2ᵉ trim. 2018 99,3 101,0 109,1 107,7
3ᵉ trim. 2018 97,6 98,9 111,2 108,7
4ᵉ trim. 2018 99,8 101,4 112,3 112,8
1ᵉ trim. 2019 103,4 107,2 130,1 123,0
2ᵉ trim. 2019 103,8 106,7 129,0 123,4
3ᵉ trim. 2019 103,5 105,7 131,3 126,5
4ᵉ trim. 2019 97,6 102,3 133,1 128,4
1ᵉ trim. 2020 96,2 97,8 126,8 118,4
2ᵉ trim. 2020 74,3 74,2 101,4 97,2
3ᵉ trim. 2020 107,4 112,1 154,8 151,0
4ᵉ trim. 2020 112,0 113,6 151,8 150,1
1ᵉ trim. 2021 116,0 116,5 152,1 155,4
2ᵉ trim. 2021 117,0 120,7 151,7 153,2
3ᵉ trim. 2021 115,6 114,8 150,0 145,9
4ᵉ trim. 2021 116,5 114,8 150,7 146,3
1ᵉ trim. 2022 116,9 116,3 156,6 152,4
2ᵉ trim. 2022 117,9 118,5 147,8 147,8
3ᵉ trim. 2022 119,8 120,3 153,6 155,0
4ᵉ trim. 2022 119,2 118,5 157,4 155,6
1ᵉ trim. 2023 101,9 108,9 145,0 147,1
2ᵉ trim. 2023 101,8 110,1 145,6 148,3
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Dans la région, cette augmentation est plus importante dans l’industrie (+2,4 %) et surtout dans le commerce (+7,7 %). À l’inverse, les créations d’entreprise sont en forte baisse dans la construction pour le deuxième trimestre d’affilée (-14 % après -11 % au 1er trimestre).

Les créations d’entreprise sous statut de micro-entrepreneur, qui représentent deux nouvelles entreprises sur trois, évoluent de +0,6 %. Elles progressent de 8,2 % dans le commerce mais reculent dans tous les autres secteurs.

Hors micro-entrepreneurs, le nombre de créations est stable mais cette inertie cache de fortes disparités sectorielles : alors que les créations progressent dans l’industrie (+12 %) et dans le commerce (+6,8 %), elles chutent très fortement dans le secteur de la construction (-27 %).

En Auvergne-Rhône-Alpes, entre juillet 2022 et mars 2023, 5 750 entreprises ont fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire. Ce chiffre est en constante augmentation depuis un an et demi et se rapproche du niveau connu avant la crise sanitaire (environ 5 900).

Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d’entreprises doivent obligatoirement s’effectuer sur le guichet électronique des formalités d’entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d’entreprises, en raison notamment d’une modification des délais d’enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d’entreprises enregistrées sur les premiers mois de l’année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence et peuvent faire l’objet de révisions significatives.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l’onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

L’essoufflement de la construction de logements se poursuit

En Auvergne-Rhône-Alpes, 55 900 autorisations ont été accordées entre juillet 2022 et juin 2023 pour la construction de logements neufs. Ce volume a baissé de 24,4 % comparé au cumul annuel précédent (figure 8). Cet indicateur se détériore depuis l’été 2022, après une période de forte hausse de mars 2021 à août 2022, où le record de juin 2008 avait été atteint. La tendance est la même au niveau national mais la diminution est un peu moins marquée (-20,2 %). Dans la région, l’Ain (-43,8 %) est le département qui subit le plus important repli.

Figure 8Évolution du nombre de logements

(indice base 100 en décembre 2017)
Évolution du nombre de logements ((indice base 100 en décembre 2017))
Logements autorisés - Auvergne-Rhône-Alpes Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - Auvergne-Rhône-Alpes Logements commencés - France hors Mayotte
déc. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
janv. 2018 99,6 100,3 99,8 99,5
févr. 2018 101,2 100,9 98,5 99,1
mars 2018 100,9 99,6 97,2 98,0
avr. 2018 99,9 99,7 97,0 98,0
mai 2018 98,4 99,5 97,0 98,1
juin 2018 97,7 98,1 96,2 98,0
juil. 2018 96,0 96,9 94,7 97,0
août 2018 96,1 96,5 95,0 96,6
sept. 2018 93,1 95,7 96,2 96,1
oct. 2018 92,5 95,5 97,0 96,4
nov. 2018 93,1 95,3 94,7 95,2
déc. 2018 91,1 94,0 90,0 92,5
janv. 2019 91,2 93,5 89,5 92,6
févr. 2019 88,2 92,1 89,4 92,7
mars 2019 87,2 91,5 89,2 92,0
avr. 2019 87,2 91,7 89,0 91,8
mai 2019 88,3 91,2 87,5 91,0
juin 2019 88,6 91,0 86,2 89,9
juil. 2019 89,9 91,5 87,2 90,3
août 2019 90,1 90,6 87,0 89,9
sept. 2019 90,2 89,4 85,2 89,9
oct. 2019 90,5 90,0 82,7 88,8
nov. 2019 89,9 90,0 83,2 88,8
déc. 2019 92,7 91,5 84,9 88,9
janv. 2020 94,2 92,1 85,9 88,6
févr. 2020 97,4 93,1 85,9 88,4
mars 2020 98,3 93,0 83,6 86,7
avr. 2020 94,1 88,7 79,9 82,7
mai 2020 89,5 85,4 78,7 81,6
juin 2020 88,8 84,4 81,6 82,1
juil. 2020 87,3 82,3 79,9 81,8
août 2020 85,7 81,8 80,2 82,6
sept. 2020 85,2 81,9 80,6 82,4
oct. 2020 84,7 80,5 81,7 82,4
nov. 2020 84,3 80,6 81,4 81,8
déc. 2020 81,1 79,8 80,7 81,0
janv. 2021 81,4 79,1 80,4 80,4
févr. 2021 79,3 78,8 80,7 80,7
mars 2021 79,0 79,5 84,9 83,6
avr. 2021 83,6 83,8 88,7 87,4
mai 2021 87,2 87,3 90,2 89,1
juin 2021 87,9 89,0 88,5 89,1
juil. 2021 90,2 91,6 88,9 88,5
août 2021 90,9 92,6 88,7 88,3
sept. 2021 92,9 94,2 90,4 88,7
oct. 2021 93,8 94,5 90,0 89,4
nov. 2021 94,5 94,6 89,9 90,1
déc. 2021 96,8 95,2 91,0 90,3
janv. 2022 96,8 96,1 90,7 90,9
févr. 2022 98,7 98,5 90,9 90,7
mars 2022 102,3 101,2 89,9 90,6
avr. 2022 102,7 102,2 88,4 89,7
mai 2022 104,6 103,6 87,9 89,1
juin 2022 106,5 103,9 87,5 88,9
juil. 2022 107,8 104,3 86,4 88,1
août 2022 109,7 106,6 85,7 87,6
sept. 2022 107,2 104,7 83,4 87,0
oct. 2022 103,9 102,6 82,7 85,6
nov. 2022 102,4 101,0 81,2 84,3
déc. 2022 98,7 98,7 81,6 84,6
janv. 2023 95,7 97,1 80,2 83,7
févr. 2023 92,4 94,0 79,1 82,4
mars 2023 87,8 90,1 78,6 80,3
avr. 2023 87,5 87,9 76,7 79,0
mai 2023 83,6 84,6 75,6 77,8
juin 2023 80,3 83,0 72,9 75,5
juil. 2023 76,5 80,1 71,6 74,5
août 2023 73,9 76,8 70,6 73,4
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 8Évolution du nombre de logements

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Le nombre de mises en chantier depuis un an (juillet 2022 à juin 2023) comparé au nombre observé un an auparavant, est également en baisse de 15,9 % dans la région, situation comparable avec le niveau national (-13,9 %). Les plus fortes diminutions sont enregistrées en Haute-Loire (-33,7 %), dans le Puy-de-Dôme (-30,3 %) et le Rhône (-20,8 %).

L’hébergement croît beaucoup plus fortement que la restauration

Au 2e trimestre 2023, les hôtels de la région enregistrent 5,7 millions de nuitées, soit 3,5 % de plus qu’un an auparavant (figure 9). Cette hausse est uniquement due au retour de la clientèle étrangère. Le nombre de nuitées des non-résidents augmente en effet de 19,2 % entre les deux trimestres, alors que celui de la clientèle de France diminue de -0,6 %.

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Auvergne-Rhône-Alpes France entière
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,4 100,9
2ᵉ trim. 2018 100,6 101,2
3ᵉ trim. 2018 100,5 101,8
4ᵉ trim. 2018 100,9 102,1
1ᵉ trim. 2019 101,2 102,0
2ᵉ trim. 2019 101,8 102,6
3ᵉ trim. 2019 102,2 102,7
4ᵉ trim. 2019 103,0 103,0
1ᵉ trim. 2020 100,6 82,9
2ᵉ trim. 2020 80,7 58,9
3ᵉ trim. 2020 76,1 47,8
4ᵉ trim. 2020 64,1 33,6
1ᵉ trim. 2021 48,0 40,9
2ᵉ trim. 2021 55,9 47,9
3ᵉ trim. 2021 59,7 53,2
4ᵉ trim. 2021 70,3 64,6
1ᵉ trim. 2022 86,5 74,0
2ᵉ trim. 2022 98,4 90,1
3ᵉ trim. 2022 100,6 96,4
4ᵉ trim. 2022 101,8 99,5
1ᵉ trim. 2023 104,6 102,7
2ᵉ trim. 2023 105,5 104,0
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Le nombre d’heures rémunérées dans les activités touristiques est en hausse de 3,4 % par rapport au 2e trimestre 2022, confirmant la bonne santé du secteur depuis la sortie de la crise sanitaire. Comme au trimestre précédent, l’hébergement tire la croissance des activités touristiques (+7,9 % contre +1,8 % pour la restauration). Ce secteur progresse particulièrement dans le Rhône (+19,5 %) qui contribue à plus de 45 % à la croissance. Il augmente assez fortement en Haute-Savoie et dans le Cantal. Seule la Loire est en repli (autour de 3 %).

Concernant les activités de restauration, neuf départements sont en hausse avec, en tête, la Haute-Savoie (+3,9 %). L’Ardèche, la Loire et la Haute-Loire sont en baisse d’environ 1 %.

Encadré 1 - Contexte international - Au premier semestre 2023, les grandes économies mondiales ont évolué en ordre dispersé

Les contraintes d’offre qui affectaient l’économie mondiale en 2022 (coût de l’énergie, difficultés d’approvisionnement) ont continué à s’alléger à la mi-2023. Les resserrements monétaires se sont par ailleurs poursuivis et l’inflation reflue dans plusieurs pays. Les grandes économies ont toutefois évolué en ordre dispersé : net ralentissement en Chine, entre moindres effets de rattrapage et inquiétudes croissantes sur la demande ; résilience aux États-Unis, notamment du marché du travail et de l’investissement des entreprises ; faible dynamisme en Europe, affectée par les effets des hausses de taux et des niveaux d’inflation encore élevés. La croissance européenne resterait peu dynamique d’ici la fin de l’année.

Encadré 2 - Contexte national - En France, l’activité a bénéficié de plusieurs effets de rattrapage

En France, l’activité a progressé de +0,5 % au deuxième trimestre 2023, après une stabilité en début d’année. Plusieurs branches ont bénéficié d’effets de rattrapage après des difficultés d’offre en 2022 (production d’électricité, industries automobile ou énergo-intensives…), ce qui a notamment soutenu les exportations. La consommation en revanche s’est repliée, notamment dans l’alimentation, et ce dans un contexte de prix à la consommation en ralentissement mais encore en nette progression sur un an. L’investissement des ménages a poursuivi son recul, affecté par le renchérissement des crédits immobiliers. L’emploi a ralenti (+0,1 % entre fin mars et fin juin) après plusieurs trimestres consécutifs de hausses soutenues. D’ici la fin de l’année, l’inflation refluerait quelque peu et l’activité progresserait, mais sans beaucoup de ressort.

Publication rédigée par :Megan Courthial, Pierre-Pascal Housez, Philippe Lagarde, Grégory Rabatel (Insee)

Définitions

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Chômage partiel :

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) « Le tertiaire hors intérim et l’industrie soutiennent l’emploi », Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes no 38, juillet 2023.

(2) Bilan économique 2022 : « L’activité économique régionale résiste malgré les contraintes et les incertitudes », Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes no 37, juin 2023.

(3) « Point de conjoncture du 7 septembre 2023 », Point de conjoncture, Insee, septembre 2023.

(4) « Au deuxième trimestre 2023, l’emploi salarié est quasi stable dans la majorité des régions », Insee, Informations Rapides no 257, octobre 2023.

(5) Tableau de bord de la conjoncture.