L'essentiel sur… la Guadeloupe

L’essentiel sur … la Guadeloupe dresse un portrait de la région via des indicateurs et des figures sur l’économie, le marché du travail (emploi et chômage), la démographie et les conditions de vie de la population (éducation, niveau de vie et pauvreté). Ces informations sont complétées par un jeu de questions-réponses pour éclairer plus spécifiquement certains sujets et donner accès à des analyses plus approfondies. En Guadeloupe, un accent particulier est donné à la question : « Comment s’effectuent les déplacements domicile travail en Guadeloupe ? ».

Chiffres-clés
Paru le :Paru le20/10/2026
 No 01- Octobre 2026

Démographie

Au 1er janvier 2023, 384 200 personnes vivent en Guadeloupe. Depuis 2017, la population de l’archipel diminue en moyenne de 0,3 % par an, soit 6 100 habitants de moins en six ans. La Guadeloupe et la Martinique sont les deux régions françaises dont la population diminue au rythme le plus soutenu entre 2017 et 2023. La baisse de la population en Guadeloupe entre 2017 et 2023 s’explique par un plus grand nombre de départs que d’arrivées sur le territoire et par la dégradation du solde naturel, différence entre les naissances et les décès.

Le vieillissement de la population s’accentue : de 69 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans en 2017, il passe à 95 personnes âgées de 65 ans ou plus en 2023.

Par ailleurs, l’indice de fécondité est en baisse depuis plus de dix ans : il passe de 2,10 en 2015 à 1,65 en 2025. Il reste cependant supérieur à la moyenne nationale (1,56).

Évolution de population

Avec la Martinique, la Guadeloupe est la région où la population diminue le plus fortementÉvolution annuelle moyenne de population entre 2017 et 2023

Avec la Martinique, la Guadeloupe est la région où la population diminue le plus fortement
Zonage Population 2023 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2017 et 2023 (en %)
France* 68 094 280 0,4
Martinique 360 630 -0,5
Guadeloupe 384 160 -0,3
Bourgogne-Franche-Comté 2 802 670 0,0
Hauts-de-France 5 992 194 0,0
Grand Est 5 563 378 0,0
Centre-Val de Loire 2 587 031 0,1
Normandie 3 345 842 0,1
Île-de-France 12 463 067 0,4
Nouvelle-Aquitaine 6 150 451 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 205 557 0,5
Bretagne 3 449 370 0,6
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 218 960 0,6
La Réunion 889 679 0,7
Pays de la Loire 3 907 156 0,7
Occitanie 6 124 653 0,8
Corse 355 486 1,0
Guyane 293 996 1,5
Mayotte** 323 153 2,8

Avec la Martinique, la Guadeloupe est la région où la population diminue le plus fortementÉvolution annuelle moyenne de population entre 2017 et 2023

Soldes démographiques

Le solde naturel ne compense pas le déficit migratoireContribution des soldes naturel et migratoire à l’évolution de la population 2017-2023

(en %)
Le solde naturel ne compense pas le déficit migratoire ((en %))
Zonage Évolution de la population (annuelle moyenne) due au solde naturel Évolution de la population (annuelle moyenne) due au solde migratoire
France* 0,1 0,2
Martinique 0,0 -0,5
Guadeloupe 0,2 -0,4
Bourgogne-Franche-Comté -0,2 0,1
Hauts-de-France 0,1 -0,2
Centre-Val de Loire -0,1 0,1
Normandie -0,1 0,1
Grand Est 0,0 0,1
Île-de-France 0,7 -0,3
Auvergne-Rhône-Alpes 0,2 0,3
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,0 0,6
Nouvelle-Aquitaine -0,2 0,8
La Réunion 0,9 -0,2
Pays de la Loire 0,1 0,6
Bretagne -0,1 0,8
Occitanie -0,1 0,8
Corse -0,2 1,2
Guyane 2,5 -1,0
Mayotte** 3,1 -0,3

Le solde naturel ne compense pas le déficit migratoireContribution des soldes naturel et migratoire à l’évolution de la population 2017-2023

Fécondité

Une fécondité en baisse qui reste supérieure à la moyenne nationaleNombre d’enfants par femme en 2025

(enfant(s) par femme)
Une fécondité en baisse qui reste supérieure à la moyenne nationale ((enfant(s) par femme))
Zonage Indicateur conjoncturel de fécondité
France* 1,56
Mayotte 3,48
Guyane 3,04
La Réunion 2,14
Guadeloupe 1,65
Île-de-France 1,63
Centre-Val de Loire 1,61
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1,61
Pays de la Loire 1,59
Hauts-de-France 1,58
Martinique 1,56
Normandie 1,56
Auvergne-Rhône-Alpes 1,53
Bretagne 1,51
Bourgogne-Franche-Comté 1,50
Occitanie 1,43
Grand Est 1,41
Nouvelle-Aquitaine 1,40
Corse 1,12

Une fécondité en baisse qui reste supérieure à la moyenne nationaleNombre d’enfants par femme en 2025

Indice de vieillissement

Le vieillissement de la population se poursuitIndice de vieillissement de la population en 2023

Le vieillissement de la population se poursuit
Zonage Indice de vieillissement
France* 91,2
Corse 126,6
Nouvelle-Aquitaine 121,3
Martinique 113,2
Bourgogne-Franche-Comté 111,6
Provence-Alpes-Côte d'Azur 110,7
Occitanie 109,5
Bretagne 106,8
Centre-Val de Loire 103,8
Normandie 99,7
Grand Est 96,9
Guadeloupe 95,1
Pays de la Loire 92,0
Auvergne-Rhône-Alpes 88,9
Hauts-de-France 77,7
Île-de-France 62,1
La Réunion 47,0
Guyane 15,8
Mayotte** 5,0
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • ** Pour Mayotte, données du recensement de la population de 2017.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte de l'indice de vieillissement.
  • Définition : .
  • Source : Insee, recensements de la population.

Le vieillissement de la population se poursuitIndice de vieillissement de la population en 2023

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • ** Pour Mayotte, données du recensement de la population de 2017.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte de l'indice de vieillissement.
  • Définition : .
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian en Guadeloupe s’élève à 15 770 euros par an en 2017. Il est inférieur à celui de Martinique, mais supérieur à celui des autres Drom. En Guadeloupe, 34,5 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté national. Comme dans les autres Drom, la pauvreté touche particulièrement les chômeurs, les familles monoparentales et les ménages jeunes. Pour les plus modestes, les prestations sociales sont la principale source de revenu.

Niveau de vie médian

Un niveau de vie très inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2023

(en euros)
Un niveau de vie très inférieur à celui de la France ((en euros))
Zonage Niveau de vie annuel médian
France* 25 920
Île-de-France 28 210
Auvergne-Rhône-Alpes 26 920
Bretagne 26 240
Pays de la Loire 26 040
Grand Est 25 850
Bourgogne-Franche-Comté 25 640
Provence-Alpes-Côte d'Azur 25 560
Nouvelle-Aquitaine 25 520
Centre-Val de Loire 25 490
Normandie 25 200
Corse 25 020
Occitanie 24 650
Hauts-de-France 23 950
La Réunion 19 110
Guadeloupe** nd
Martinique** nd
Guyane** nd
Mayotte** nd
  • nd : Non disponible.
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine.
  • ** Pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Mayotte, aucune statistique n’est diffusée au millésime 2023 de Filosofi.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte du niveau de vie annuel médian.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi).

Un niveau de vie très inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2023

  • nd : Non disponible.
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine.
  • ** Pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Mayotte, aucune statistique n’est diffusée au millésime 2023 de Filosofi.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte du niveau de vie annuel médian.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi).

Taux de pauvreté

Un tiers de la population en dessous du seuil de pauvretéTaux de pauvreté en 2023

(en %)
Un tiers de la population en dessous du seuil de pauvreté ((en %))
Zonage Taux de pauvreté
France* 15,9
Pays de la Loire 11,5
Bretagne 11,6
Bourgogne-Franche-Comté 14,2
Auvergne-Rhône-Alpes 14,2
Centre-Val de Loire 14,5
Nouvelle-Aquitaine 14,6
Normandie 14,7
Grand Est 15,9
Île-de-France 17,3
Occitanie 18,6
Provence-Alpes-Côte d'Azur 18,9
Hauts-de-France 19,0
Corse 20,0
La Réunion 36,4
Guadeloupe** nd
Martinique** nd
Guyane** nd
Mayotte** nd
  • nd : Non disponible.
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine.
  • ** Pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Mayotte, aucune statistique n’est diffusée au millésime 2023 de Filosofi.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte du taux de pauvreté.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi).

Un tiers de la population en dessous du seuil de pauvretéTaux de pauvreté en 2023

  • nd : Non disponible.
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine.
  • ** Pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Mayotte, aucune statistique n’est diffusée au millésime 2023 de Filosofi.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte du taux de pauvreté.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi).

Produit intérieur brut

En 2024, le produit Intérieur Brut (PIB) de la Guadeloupe, y compris Saint-Martin atteint 11,9 milliards d’euros en valeur.

Avec 29 100 euros en 2024, le PIB par habitant de la Guadeloupe y compris Saint-Martin demeure très largement en deçà du niveau national (42 600 euros). Il est également inférieur à celui de la Martinique (29 900 euros). Toutefois, il demeure au-dessus de celui de La Réunion et de la Guyane.

La Guadeloupe y compris Saint-Martin reste le territoire ultramarin ayant le plus haut niveau de PIB rapporté au nombre d’emplois avec 78 800 €.

Elle demeure toutefois en fin de classement national pour ces trois indicateurs.

Une hausse du PIB plus dynamique qu’au niveau nationalProduit intérieur brut en 2024

(en millions d’euros)
Une hausse du PIB plus dynamique qu’au niveau national ((en millions d’euros))
Zonage PIB
France métropolitaine hors Île-de-France 1 997 300
France* 2 918 800
Île-de-France 865 700
Auvergne-Rhône-Alpes 346 400
Nouvelle-Aquitaine 223 400
Occitanie 221 800
Provence-Alpes-Côte d'Azur 217 900
Grand Est 197 800
Hauts-de-France 197 300
Pays de la Loire 147 800
Bretagne 126 500
Normandie 117 700
Bourgogne-Franche-Comté 95 800
Centre-Val de Loire 91 500
La Réunion 24 500
Corse 13 400
Guadeloupe 11 900
Martinique 10 500
Guyane 5 200
Mayotte** 3 500

Une hausse du PIB plus dynamique qu’au niveau nationalProduit intérieur brut en 2024

Niveau d'éducation

En Guadeloupe, un quart des habitants âgé de 15 ans ou plus possède un diplôme d’études supérieures. À l’inverse, 36 % des 15 ans ou plus non scolarisés sont peu ou pas diplômés soit onze points de plus qu’au niveau national. Ce phénomène qui est un peu plus prégnant dans l’ensemble des Drom est encore plus prépondérant en Guyane et à Mayotte où respectivement 48 à 69 % des habitants de 15 ans ou plus non scolarisés sont peu ou pas diplômés.

Quatre Guadeloupéens sur dix ont au moins le baccalauréatDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2023

(en %)
Quatre Guadeloupéens sur dix ont au moins le baccalauréat ((en %))
Zonage Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Pas ou peu diplômés*
Île-de-France 46,7 16,5 15,0 21,9
Auvergne-Rhône-Alpes 35,6 18,0 23,6 22,9
Provence-Alpes-Côte d'Azur 34,4 18,9 21,9 24,8
Occitanie 34,3 19,0 22,9 23,8
Bretagne 34,2 19,5 25,5 20,7
Pays de la Loire 31,7 18,3 26,9 23,1
Nouvelle-Aquitaine 31,2 18,8 26,3 23,6
Grand Est 29,4 17,8 27,5 25,5
Corse 28,6 23,4 20,3 27,7
Centre-Val de Loire 28,4 17,8 27,2 26,6
Hauts-de-France 28,0 18,3 25,0 28,7
Bourgogne-Franche-Comté 27,8 18,0 27,9 26,3
Normandie 27,0 17,8 27,6 27,7
Martinique 26,0 18,8 20,6 34,4
Guadeloupe 24,9 18,6 20,6 36,0
La Réunion 23,0 17,5 20,4 39,1
Guyane 20,4 15,4 16,3 47,9
Mayotte*** 12,3 10,2 8,4 68,5
France** 34,0 18,1 23,3 24,6

Quatre Guadeloupéens sur dix ont au moins le baccalauréatDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2023

Marché du travail

Le marché du travail guadeloupéen progresse en 2024 et comptabilise 152 400 emplois, soit une hausse de 1,5 % par rapport à 2023. La Guadeloupe enregistre la deuxième plus forte progression de l’ensemble des régions françaises (hors Mayotte), derrière la Guyane (+1,9 %).

Comme pour l’ensemble de la France hors Mayotte, le tertiaire concentre la majorité des emplois en Guadeloupe. En effet, huit personnes ayant un emploi sur dix dans la région travaillent dans ce secteur. Toutefois, comme dans les autres Drom, avec 37,8 % des emplois, le poids du tertiaire non marchand est plus prépondérant qu’au niveau national (30,4 %).

En Guadeloupe, plus de la moitié des résidents de 15 à 64 ans sont en emploi, contre deux sur trois en France.

En 2025, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) reste stable en Guadeloupe. Il concerne 17 % de la population active, soit 9 points de plus qu’en France métropolitaine. Il reste à un niveau proche pour les femmes et les hommes. Le taux de chômage des jeunes s’élève de 4 points pour atteindre 32 %. Il est ainsi plus de deux fois élevé que celui de leurs homologues métropolitains. À l’inverse, il recule de 2 points pour les 50 ans et plus et s’établit à 11 %.

Emploi total

Guadeloupe - Hausse continue de l’emploi en 2024Emploi total en 2024 et évolution entre 2023 et 2024

Guadeloupe - Hausse continue de l’emploi en 2024
Zonage Emploi total en 2024 (en milliers) Évolution entre 2023 et 2024 (en %)
France* 30 454,7 0,4
France métropolitaine 29 729,3 0,3
Île-de-France 6 918,9 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 3 732,8 0,4
Nouvelle-Aquitaine 2 631,8 0,1
Occitanie 2 562,8 0,6
Hauts-de-France 2 356,1 0,2
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 341,1 0,9
Grand Est 2 224,7 -0,2
Pays de la Loire 1 763,5 0,2
Bretagne 1 500,3 0,6
Normandie 1 378,5 0,1
Bourgogne-Franche-Comté 1 123,2 0,0
Centre-Val de Loire 1 049,6 0,1
La Réunion 342,3 0,8
Guadeloupe 152,4 1,5
Martinique 149,6 -0,2
Corse 145,9 1,1
Guyane 81,1 1,9
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Guadeloupe - Hausse continue de l’emploi en 2024Emploi total en 2024 et évolution entre 2023 et 2024

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Emploi sectoriel

Plus de huit emplois sur dix dans le tertiaireEmploi sectoriel en 2024

(en %)
Plus de huit emplois sur dix dans le tertiaire ((en %))
Zonage Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand Tertiaire non marchand
Guadeloupe 3,4 7,2 6,4 45,2 37,8
Auvergne-Rhône-Alpes 1,7 14,3 6,7 48,2 29,0
Bourgogne-Franche-Comté 3,6 15,7 6,2 41,2 33,3
Bretagne 3,3 13,0 6,9 45,0 31,7
Centre-Val de Loire 2,7 14,8 6,7 44,4 31,3
Corse 3,8 6,0 10,6 44,0 35,5
Grand Est 2,5 14,4 6,3 43,5 33,3
Guyane 2,4 6,8 6,7 35,2 48,9
Hauts-de-France 1,8 12,8 6,0 45,5 34,0
La Réunion 2,9 6,8 6,3 43,9 40,1
Martinique 3,8 6,6 5,1 45,3 39,2
Normandie 2,9 15,5 6,8 43,0 31,8
Nouvelle-Aquitaine 3,6 11,5 7,0 45,7 32,2
Occitanie 2,8 10,1 6,9 46,8 33,4
Pays de la Loire 2,9 16,0 6,8 46,4 27,9
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1,3 8,0 6,8 51,7 32,2
Île-de-France 0,1 6,6 5,5 63,2 24,7
France* 2,0 11,3 6,4 50,0 30,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Plus de huit emplois sur dix dans le tertiaireEmploi sectoriel en 2024

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Statut d'activité des 15-64 ans

Un Guadeloupéen sur deux en âge de travailler est en emploiPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2023

(en %)
Un Guadeloupéen sur deux en âge de travailler est en emploi ((en %))
Zonage Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Guadeloupe 53,7 17,0 3,7 11,0 14,6
France* 66,9 8,6 5,5 10,2 8,7
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • Définition : .
  • Champ : Personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation complémentaire.

Un Guadeloupéen sur deux en âge de travailler est en emploiPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2023

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • Définition : .
  • Champ : Personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation complémentaire.

Chômage

Un taux de chômage parmi les plus élevés de FranceTaux de chômage annuels moyens en 2025

(en %)
Un taux de chômage parmi les plus élevés de France ((en %))
Zonage Taux de chômage
France* 7,7
Pays de la Loire 6,2
Bretagne 6,2
Auvergne-Rhône-Alpes 6,6
Corse 6,6
Bourgogne-Franche-Comté 6,9
Nouvelle-Aquitaine 6,9
Centre-Val de Loire 7,1
Normandie 7,3
Grand Est 7,3
Île-de-France 7,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 8,1
Occitanie 9,1
Hauts-de-France 9,2
Martinique 13,4
La Réunion 16,3
Guadeloupe 16,6
Guyane 16,9
Mayotte 24,9
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France entière.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte des taux de chômage.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, taux de chômage localisés (France hors Mayotte), enquête Emploi 2025 (Mayotte et France).

Un taux de chômage parmi les plus élevés de FranceTaux de chômage annuels moyens en 2025

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France entière.
  • Pour cartographier ces données, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletCarte des taux de chômage.
  • Définition : .
  • Sources : Insee, taux de chômage localisés (France hors Mayotte), enquête Emploi 2025 (Mayotte et France).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies. C’est pourquoi les résultats peuvent varier selon les publications.

Définitions

Solde naturel / Accroissement naturel / Excédent naturel de population :

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Solde apparent des entrées sorties / Solde migratoire apparent :

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

Indicateur conjoncturel de fécondité / Somme des naissances réduites :

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Niveau de vie :

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Médiane :

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Pauvreté monétaire / Seuil de pauvreté :

Un ménage et les individus qui le composent sont considérés comme pauvres lorsque le niveau de vie du ménage est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Produit intérieur brut / Produit intérieur brut aux prix du marché / PIB :

Le produit intérieur brut (B.1*g) aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.

Niveau de diplôme (recensement de la population) :

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).
Population active :

La population active regroupe les personnes en emploi et les personnes au chômage.

Remarque :

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

Au 1er janvier 2023, 384 160 personnes résident en Guadeloupe. Entre 2017 et 2023, la population diminue de 0,3 % par an en moyenne, soit 6 100 habitants en six ans, l’équivalent de la commune de Bouillante. En comparaison, la population de la France hexagonale continue de croître sur la période, de 0,4 % par an en moyenne, au même rythme que le cycle quinquennal précédent.

Malgré la tendance générale à la baisse, un quart des communes de la Guadeloupe enregistrent une progression de leur population. Parmi elles, Lamentin et Petit-Bourg, sont les seules dont la population augmente sur les périodes 2012-2017 et 2017-2023. Entre 2017 et 2023, la population de Lamentin augmente de 2,0 % par an en moyenne (+1,2 % entre 2012 et 2017). La commune bénéficie notamment de sa proximité avec la zone industrielle de Jarry, considérée comme le poumon économique de la région.

La Communauté d’Agglomération de la Riviera du Levant (CARL) qui accueille 17 % de la population guadeloupéenne reste la plus dynamique des six intercommunalités en terme démographique. C’est la seule dont la population a progressé entre 2017-2023 (+0,6 %).

Pour en savoir plus : 384 160 habitants en Guadeloupe au 1er janvier 2023.

Population de référence et taux d’accroissement annuel entre 2017 et 2023

Population de référence et taux d’accroissement annuel entre 2017 et 2023
Code Communes Population 2023 Taux d’accroissement annuel moyen 2017-2023 (en %)
97102 Anse-Bertrand 4 412 0,5
97103 Baie-Mahault 30 924 0,0
97104 Baillif 5 096 -1,6
97105 Basse-Terre 9 417 -1,1
97106 Bouillante 6 127 -2,3
97107 Capesterre-Belle-Eau 17 684 -0,5
97108 Capesterre-de-Marie-Galante 3 123 -0,9
97111 Deshaies 3 710 -1,6
97109 Gourbeyre 7 307 -1,1
97114 Goyave 7 565 0,0
97112 Grand-Bourg 4 617 -1,4
97110 La Désirade 1 306 -1,7
97115 Lamentin 18 628 2,0
97113 Le Gosier 27 757 0,6
97117 Le Moule 23 014 0,6
97101 Les Abymes 51 055 -0,8
97116 Morne-à-l'Eau 16 228 -1,2
97118 Petit-Bourg 24 665 0,3
97119 Petit-Canal 8 212 0,0
97120 Pointe-à-Pitre 15 040 -0,9
97121 Pointe-Noire 5 762 -1,0
97122 Port-Louis 5 607 -0,3
97124 Saint-Claude 10 177 -0,3
97125 Saint-François 13 942 1,4
97126 Saint-Louis 2 610 1,1
97128 Sainte-Anne 23 973 0,2
97129 Sainte-Rose 17 700 -1,3
97130 Terre-de-Bas 873 -3,0
97131 Terre-de-Haut 1 463 -0,8
97132 Trois-Rivières 7 415 -1,5
97133 Vieux-Fort 1 674 -1,6
97134 Vieux-Habitants 7 077 -0,3
  • Sources : Insee, recensements de la population 2017 et 2023.

Population de référence et taux d’accroissement annuel entre 2017 et 2023

  • Sources : Insee, recensements de la population 2017 et 2023.
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En 2021, 80 800 enfants de moins de 18 ans vivent dans une famille en Guadeloupe. La structure familiale y est différente de celle observée en France hexagonale. Sur 100 enfants mineurs, 39 vivent dans une famille dite « traditionnelle », c’est-à-dire avec leurs deux parents au domicile, ce qui est près de deux fois moins que dans l’Hexagone (68 enfants). À l’inverse, la proportion d’enfants vivant dans une famille monoparentale est bien plus élevée : 53 enfants en Guadeloupe, soit 32 de plus qu’en France hexagonale. Enfin, 8 enfants vivent dans une famille recomposée en Guadeloupe. Parmi eux, 6 sont nés d’une union antérieure, les 2 autres sont des enfants du couple recomposé. La grande majorité des enfants mineurs passent au moins la moitié de leur temps avec leur mère (91 %), tandis que seuls 9 % vivent principalement avec leur père. En effet, les femmes de Guadeloupe sont bien plus souvent à la tête des familles monoparentales que les hommes. En Guadeloupe, la répartition des enfants au sein des trois types de famille reste stable à tous les âges : sur 10 enfants mineurs d’un âge donné, environ 5 vivent en famille monoparentale, 4 en famille « traditionnelle » et 1 en famille recomposée. Ainsi, déjà plus de la moitié des enfants vivent avec un seul parent avant leur premier anniversaire. Cette stabilité suggère que la structure familiale varie peu avec l’âge des enfants en Guadeloupe.

Pour en savoir plus : Dès sa première année, un enfant sur deux vit dans une famille monoparentale en Guadeloupe.

Part des enfants avec une personne de référence en emploi selon le type de famille

(en %)
Part des enfants avec une personne de référence en emploi selon le type de famille ((en %)) - Lecture : 64 % des enfants en Guadeloupe vivent dans une famille dont la personne de référence est en emploi. Ils sont 86 % dans l’Hexagone.
Type de famille Guadeloupe Hexagone
Famille « traditionnelle » 84 91
Famille monoparentale 49 70
Famille recomposée 73 86
Ensemble 64 86
  • Lecture : 64 % des enfants en Guadeloupe vivent dans une famille dont la personne de référence est en emploi. Ils sont 86 % dans l’Hexagone.
  • Champ : Enfants mineurs vivant en famille.
  • Source : Insee, recensement de la population 2021.

Part des enfants avec une personne de référence en emploi selon le type de famille

  • Lecture : 64 % des enfants en Guadeloupe vivent dans une famille dont la personne de référence est en emploi. Ils sont 86 % dans l’Hexagone.
  • Champ : Enfants mineurs vivant en famille.
  • Source : Insee, recensement de la population 2021.
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

En 2025, en Guadeloupe, le nombre de naissances continue de baisser et la fécondité recule. Elle demeure inférieure à celle de la France métropolitaine. Parallèlement, le nombre de décès diminue pour la troisième année consécutive et l’espérance de vie augmente. Le vieillissement de la population s’accentue, sous l’effet de l’allongement de la durée de vie, du départ des jeunes adultes, mais aussi plus fortement récemment de la baisse de la fécondité. Depuis 2024, la Guadeloupe reste la deuxième région française où la part des personnes âgées de 60 ans ou plus est la plus élevée. Le nombre de mariages diminue légèrement par rapport à 2024.

Pour en savoir plus : Les naissances diminuent, les décès aussi, mais le solde naturel reste négatif.

Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel en Guadeloupe

(en nombre)
Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel en Guadeloupe ((en nombre)) - Lecture : En 2025, 3388 bébés sont nés et 3661 personnes sont décédées.
Années Naissances Décès Solde naturel
1996 6 461 2 335 4 126
1997 6 641 2 278 4 363
1998 5 707 2 376 3 331
1999 6 481 2 504 3 977
2000 6 664 2 505 4 159
2001 6 706 2 461 4 245
2002 6 110 2 639 3 471
2003 6 102 2 522 3 580
2004 6 339 2 550 3 789
2005 6 534 2 769 3 765
2006 6 228 2 763 3 465
2007 6 050 2 649 3 401
2008 5 758 2 785 2 973
2009 5 487 2 850 2 637
2010 5 341 2 963 2 378
2011 5 384 2 835 2 549
2012 5 233 2 873 2 360
2013 5 069 2 951 2 118
2014 5 001 3 290 1 711
2015 4 714 2 906 1 808
2016 4 653 3 227 1 426
2017 4 126 3 121 1 005
2018 4 249 3 258 991
2019 4 601 3 469 1 132
2020 4 678 3 742 936
2021 4 344 4 589 -245
2022 4 218 4 041 177
2023 4 061 3 866 195
2024 3 608 3 839 -231
2025 (p) 3 388 3 661 -273
  • (p) : données provisoires arrêtées fin janvier 2026.
  • Lecture : En 2025, 3388 bébés sont nés et 3661 personnes sont décédées.
  • Champ : Guadeloupe.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel en Guadeloupe

  • (p) : données provisoires arrêtées fin janvier 2026.
  • Lecture : En 2025, 3388 bébés sont nés et 3661 personnes sont décédées.
  • Champ : Guadeloupe.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En 2022, en Guadeloupe, les salaires sont plus concentrés dans le bas de la distribution qu’en France hexagonale. Le niveau du salaire médian guadeloupéen, inférieur de 8,7 % à celui de l’Hexagone, témoigne de cette situation. Un salarié sur deux perçoit en effet moins de 1 828 euros mensuels net en Guadeloupe en équivalent temps plein (EQTP), contre 1 987 euros dans l’Hexagone. Par ailleurs, un salarié du privé sur dix gagne moins de 1 337 euros par mois, soit 8 euros de plus que le Smic. À l’autre extrémité de l’échelle des rémunérations, un salarié sur dix perçoit plus de 3 559 euros, soit 2,7 fois le Smic (3,0 en France hexagonale). En Guadeloupe, les 10 % de femmes salariées du privé ayant les salaires les plus élevés perçoivent plus de 3 407 euros mensuels net en EQTP, soit 2,6 fois le Smic alors que ce montant atteint 3 746 euros pour leurs homologues masculins (2,8 fois le Smic). Cet écart de rémunération nette mensuelle entre les femmes et les hommes s’élève à 339 euros (9,1 %). Il est en revanche quasi nul pour les bas salaires (6 euros). Toutefois, l’écart entre les rémunérations des femmes et des hommes est plus prononcé en France hexagonale qu’en Guadeloupe, tout au long de la distribution des salaires. Il s’élève à 15,8 % pour les hauts salaires. Ces disparités salariales reflètent en partie des différences en matière de quotité de travail.

Pour en savoir plus : En 2022, la catégorie socio-professionnelle explique deux tiers des écarts salariaux entre femmes et hommes dans les hauts salaires du privé en Guadeloupe.

Distribution des salaires mensuels nets en équivalent temps plein (EQTP) en 2022

(en %)
Distribution des salaires mensuels nets en équivalent temps plein (EQTP) en 2022 ((en %)) - Lecture : En Guadeloupe, dans le secteur privé, 18,3 % des salariés gagnent entre 1 400 et 1 600 euros net par mois en EQTP.
Salaires (en euros) Guadeloupe Hexagone
Moins de 1 200 1,7 1,7
1 200 à 1 400 13,6 7,5
1 400 à 1 600 18,3 15,6
1 600 à 1 800 14,7 14,6
1 800 à 2 000 10,7 11,2
2 000 à 2 200 8,0 8,8
2 200 à 2 400 6,1 6,9
2 400 à 2 600 4,9 5,4
2 600 à 2 800 3,7 4,4
2 800 à 3 000 2,9 3,5
3 000 à 3 200 2,4 2,9
3 200 à 3 400 1,8 2,4
3 400 à 3 600 1,6 2,0
3 600 à 3 800 1,3 1,7
3 800 à 4 000 1,1 1,4
4 000 à 4 200 0,9 1,2
4 200 à 4 400 0,8 1,0
4 400 à 4 600 0,6 0,9
4 600 à 4 800 0,5 0,8
4 800 à 5 000 0,5 0,7
5 000 à 5 200 0,4 0,6
5 200 à 5 400 0,4 0,5
5 400 à 5 600 0,3 0,4
5 600 à 5 800 0,3 0,4
Plus de 5 800 2,4 3,7
  • Note : Certains salaires en EQTP sont inférieurs au Smic ; ceci est en effet permis par certains statuts. Cependant, l'existence de rémunérations inférieures au Smic peut aussi provenir d’incohérences entre salaires et durées travaillées dans les déclarations administratives, qui ne peuvent être toutes redressées.
  • Lecture : En Guadeloupe, dans le secteur privé, 18,3 % des salariés gagnent entre 1 400 et 1 600 euros net par mois en EQTP.
  • Champ : Guadeloupe et France hexagonale, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Base Tous Salariés 2022.

Distribution des salaires mensuels nets en équivalent temps plein (EQTP) en 2022

  • Note : Certains salaires en EQTP sont inférieurs au Smic ; ceci est en effet permis par certains statuts. Cependant, l'existence de rémunérations inférieures au Smic peut aussi provenir d’incohérences entre salaires et durées travaillées dans les déclarations administratives, qui ne peuvent être toutes redressées.
  • Lecture : En Guadeloupe, dans le secteur privé, 18,3 % des salariés gagnent entre 1 400 et 1 600 euros net par mois en EQTP.
  • Champ : Guadeloupe et France hexagonale, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Base Tous Salariés 2022.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

En 2022, l’écart de prix entre la Guadeloupe et la France métropolitaine atteint +16 %. Cet écart prend en compte les différences de mode de consommation des ménages selon les territoires et est en légère hausse par rapport à 2015. L’écart de prix est particulièrement élevé pour l’alimentation (+42 %), l’un des premiers postes de consommation des Guadeloupéens. Les prix de la santé, qui représentent 14 % des dépenses d’un ménage guadeloupéen, sont également plus élevés de 16 %. L’écart de prix pour les services de communication est particulièrement élevé avec la France métropolitaine (+36 %). En revanche, les écarts de prix sont moins accentués pour le logement et les transports.

Pour en savoir plus : En Guadeloupe, les produits alimentaires sont 42 % plus chers qu’en France métropolitaine.

Structure de la dépense des ménages guadeloupéens et métropolitains en 2022

(en %)
Structure de la dépense des ménages guadeloupéens et métropolitains en 2022 ((en %)) - Lecture : En 2022, les produits alimentaires représentent 14,0 % des dépenses d’un ménage guadeloupéen et 15,0 % de celles d’un ménage métropolitain.
Dépenses Guadeloupe France métropolitaine
Ensemble 100 100
Transports 17 14
Autres biens et services 15 14
Produits alimentaires 14 15
Santé 14 11
Logement, eau, énergie 12 15
Meubles, électroménager, entretien 6 5
Loisirs et culture 6 8
Restaurants et hôtels 6 7
Communications 5 3
Habillement et chaussures 4 4
Boissons alcoolisées et tabac 1 4
  • Lecture : En 2022, les produits alimentaires représentent 14,0 % des dépenses d’un ménage guadeloupéen et 15,0 % de celles d’un ménage métropolitain.
  • Champ : Consommation des ménages hors fioul, gaz de ville et transports ferroviaires.
  • Source : Insee, enquête de comparaison spatiale de prix 2022.

Structure de la dépense des ménages guadeloupéens et métropolitains en 2022

  • Lecture : En 2022, les produits alimentaires représentent 14,0 % des dépenses d’un ménage guadeloupéen et 15,0 % de celles d’un ménage métropolitain.
  • Champ : Consommation des ménages hors fioul, gaz de ville et transports ferroviaires.
  • Source : Insee, enquête de comparaison spatiale de prix 2022.
Comment s’effectuent les déplacements domicile travail en Guadeloupe ?
Comment s’effectuent les déplacements domicile travail en Guadeloupe ?

En 2022, 124 900 personnes se déplacent en Guadeloupe pour rejoindre leur lieu de travail. Elles parcourent en moyenne 12,6 kilomètres pour se rendre au travail. Cette distance est plus élevée qu’en Martinique (11,7 km) et en Guyane (8,6 km), mais inférieure à celle de la France métropolitaine hors Île-de-France (13,7 km).

En Guadeloupe, la voiture reste le principal mode de transport pour les déplacements domicile-travail. En 2022, 88 % des personnes qui se déplacent pour travailler l’utilisent, soit 109 900 automobilistes. Cette part est comparable à la Martinique mais supérieure à celle observée dans les autres régions ultramarines (hors Mayotte) ainsi qu’en France métropolitaine hors Île-de-France.

Travailler dans une autre commune est le quotidien du plus grand nombre de résidents guadeloupéens. En 2022, six travailleurs sur dix exercent leur emploi hors de la commune où elles vivent, une part comparable à celle de Martinique mais plus élevée qu’en Guyane ou à La Réunion. Au total, 74 600 navetteurs effectuent des déplacements intercommunaux pour se rendre au travail. En 2022, les communes, qui composent la communauté d’agglomération Cap Excellence, concentrent à elles seules près de la moitié des emplois de l’archipel. La commune de Baie-Mahault, premier pôle d’emploi avec plus d’un emploi régional sur cinq, accueille 26 800 travailleurs qui se déplacent. Or trois quarts de ces travailleurs résident dans une autre commune.

Pour en savoir plus : En Guadeloupe, la dépendance à la voiture s’accentue dans les déplacements domicile-travail.

Flux domicile-travail intercommunaux et nombre de travailleurs en 2022

(en nombre)
Flux domicile-travail intercommunaux et nombre de travailleurs en 2022 ((en nombre)) - Lecture : En 2022, Baie-Mahault accueille 26 800 travailleurs, dont 3 400 résident aux Abymes.
Commune Flux
Résidence Lieu de travail
Nom Nombre de travailleurs
Les Abymes Baie-Mahault 26 800 3 400
Petit-Bourg Baie-Mahault 26 800 2 900
Le Gosier Baie-Mahault 26 800 2 500
Baie-Mahault Les Abymes 23 400 2 300
Le Gosier Les Abymes 23 400 2 200
Lamentin Baie-Mahault 26 800 2 000
Les Abymes Pointe-à-Pitre 10 500 2 000
Saint-Claude Basse-Terre 8 400 1 700
Petit-Bourg Les Abymes 23 400 1 600
Baie-Mahault Pointe-à-Pitre 10 500 1 300
Le Gosier Pointe-à-Pitre 10 500 1 300
Sainte-Anne Les Abymes 23 400 1 300
Morne-à-l’Eau Les Abymes 23 400 1 200
Sainte-Anne Baie-Mahault 26 800 1 200
Sainte-Rose Baie-Mahault 26 800 1 200
Le Moule Les Abymes 23 400 1 200
Lamentin Les Abymes 23 400 1 000
Le Moule Baie-Mahault 26 800 1 000
Morne-à-l'Eau Baie-Mahault 26 800 1 000
Gourbeyre Basse-Terre 8 400 1 000
  • Note : Pour faciliter la lecture, ne sont affichés que les flux supérieurs ou égaux à 1 000 travailleurs.
  • Lecture : En 2022, Baie-Mahault accueille 26 800 travailleurs, dont 3 400 résident aux Abymes.
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, en emploi, qui se déplacent pour aller travailler.
  • Source : Insee, Recensement de la population 2022, exploitation principale.

Flux domicile-travail intercommunaux et nombre de travailleurs en 2022

  • Note : Pour faciliter la lecture, ne sont affichés que les flux supérieurs ou égaux à 1 000 travailleurs.
  • Lecture : En 2022, Baie-Mahault accueille 26 800 travailleurs, dont 3 400 résident aux Abymes.
  • Champ : Personnes de 15 ans ou plus, en emploi, qui se déplacent pour aller travailler.
  • Source : Insee, Recensement de la population 2022, exploitation principale.

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.