L’activité des vétérinaires : de plus en plus urbaine et féminisée

Zoubir Bouziani, division Services, Insee

Le secteur vétérinaire génère un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros en 2016. Celui-ci a progressé de 3,6 % par an entre 2000 et 2016. Les soins aux animaux de compagnie, soit les deux tiers de l’activité, portent cette croissance. En 2016, le secteur emploie 12 900 vétérinaires non salariés ainsi que 5 500 vétérinaires salariés. La profession s’est fortement rajeunie et féminisée ces dernières années. La contraction du cheptel pèse sur l’activité des vétérinaires ruraux ; ces derniers dégagent l’essentiel de leur chiffre d’affaires dans la vente de médicaments ; par ailleurs, ils travaillent principalement sur le cheptel bovin.

Les trois quarts des unités légales du secteur vétérinaire sont spécialisées dans les soins aux animaux de compagnie

En 2016, le secteur vétérinaire génère un chiffre d’affaires (CA) de 3,5 milliards d’euros hors taxes. La profession de vétérinaire reste exercée majoritairement à titre libéral : parmi les vétérinaires inscrits à l’Ordre, 12 900 chefs d’entreprise ou associés non salariés et 5 500 salariés vétérinaires exercent dans le secteur et 1 300 salariés dans d’autres secteurs (encadré 1). Traditionnellement plutôt orientée vers les soins aux chevaux et aux animaux de ferme, cette profession se diversifie de plus en plus vers les animaux de compagnie. Les trois quarts des unités légales (sociétés ou entreprises individuelles) du secteur sont spécialisées dans les soins aux animaux de compagnie (figure 1). Leur activité est plutôt urbaine, essentiellement tournée vers les ménages propriétaires de ces animaux.

Par ailleurs, 19 % des unités légales sont spécialisées dans les animaux de rente ; elles sont essentiellement rurales et en relation avec les éleveurs. Elles réalisent 29 % du chiffre d’affaires total du secteur. En effet, le chiffre d’affaires moyen de ces unités légales (680 000 euros) est plus élevé que celui des vétérinaires spécialisés dans les animaux de compagnie (400 000 euros).

De plus, le secteur comprend des unités spécialisées dans les équidés, qui génèrent 1 % du chiffre d’affaires total. Cette activité est tournée à la fois vers les ménages et les éleveurs.

Figure 1 - Le secteur vétérinaire par spécialisation en 2016

Figure 1 - Le secteur vétérinaire par spécialisation en 2016
Unités légales Chiffre d’affaires hors taxes Effectifs salariés au 31/12
en nombre en % en milliards d’euros en % en nombre en %
Animaux de compagnie 6 010 78 2,40 70 13 400 77
  principalement 3 840 50 1,85 54 10 400 60
  exclusivement 2 170 28 0,55 16 3 000 17
Animaux de rente 1 480 19 1,00 29 3 900 22
  principalement 940 12 0,80 23 3 300 19
  exclusivement 540 7 0,20 6 600 3
Chevaux et autres équidés 248 3 0,06 1 150 1
Total 7 738 100 3,46 100 17 450 100
  • Lecture : 78 % des unités légales du secteur vétérinaire sont spécialisées dans les soins aux animaux de compagnie. Elles génèrent 70 % du chiffre d'affaires hors taxes et emploient 13 400 salariés.
  • Sources : Insee, Ésane et Ordre national des vétérinaires, fichier des spécialisations des adhérents.

Les soins aux chats, chiens et bovins génèrent 82 % du chiffre d’affaires

Les soins aux chats constituent la première activité du secteur (31 % des ventes ; figure 2) en raison de l’importance de leur population au sein des foyers. Ils devancent les soins aux chiens (28 %), même si les frais vétérinaires moyens par chien sont sensiblement plus importants que ceux par chat. En effet, la population des félins est le double de celle des canidés. De plus, elle est nettement plus dynamique. Ainsi, la part des soins aux chats est croissante. Enfin, les nouveaux animaux de compagnie (NAC) apportent une activité en croissance, mais encore assez faible (7 %) par rapport aux autres animaux de compagnie.

Parmi les animaux de rente, les bovins représentent la part la plus importante de l’activité des vétérinaires (23 % du CA total), loin devant les autres espèces (porcins, volailles, caprins, ovins et lapins), dont l’ensemble génère 5 % du chiffre d’affaires. Pour les porcs et la volaille, les ventes de médicaments représentent l’essentiel du chiffre d’affaires (plus de 90 % ; bibliographie).

L’activité auprès des chevaux et autres équidés représente 6 % du chiffre d’affaires du secteur. Elle est réalisée non seulement dans des structures spécialisées, mais aussi chez des praticiens plus diversifiés. Le budget moyen par animal est élevé ; en effet, l’investissement qu’il représente pour son propriétaire est important et les opérations délicates, comme le poulinage, sont onéreuses.

Figure 2 - Chiffre d’affaires des vétérinaires par espèce en 2016

Figure 2 - Chiffre d’affaires des vétérinaires par espèce en 2016
Espèces Chiffre d’affaires HT (en %)
Chats 31
Chiens 28
Nouveaux animaux de compagnie (NAC) 7
Équidés 6
Bovins 23
Porcins, caprins, ovins, lapins et volailles 5
Total 100
  • Lecture : les dépenses vétérinaires pour chats et chiens génèrent 59 % du chiffre d'affaires total du secteur.
  • Sources : Insee, enquête Budget de famille, Ésane ; Ordre national des vétérinaires, fichier des spécialisations des adhérents ; Ipsos SantéVet.

Figure 2 - Chiffre d’affaires des vétérinaires par espèce en 2016

Un secteur dynamique tiré par la demande des ménages

L’activité des vétérinaires est soutenue. En moyenne annuelle, le chiffre d’affaires de ce secteur s’accroît de 3,6 % en valeur sur la période 2000-2016 (figure 3). Cette progression est tirée par le segment des animaux de compagnie (+ 4,8 % en moyenne). En effet, sur la période, la part des dépenses vétérinaires consacrée aux animaux de compagnie passe de 0,17 % à 0,24 % du budget des ménages (figure 4).

D’une part, le nombre d’animaux de compagnie augmente (+ 0,8 % en moyenne annuelle). D’autre part, les ménages développent le bien-être de leurs compagnons en prodiguant plus de soins par animal. Enfin, les prix des services vétérinaires destinés aux animaux de compagnie sont dynamiques (+ 2,0 % en moyenne annuelle entre 2000 et 2016).

Figure 3 - Chiffre d'affaires des vétérinaires par spécialisation

indice 100 en 2000
Figure 3 - Chiffre d'affaires des vétérinaires par spécialisation
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Ensemble du secteur 100 105 110 117 120 125 130 137 149 150 154 157 159 158 166 168 175
Animaux de compagnie 100 107 113 123 130 135 143 153 160 164 170 176 183 187 196 203 213
Animaux de rente 100 102 106 109 108 114 114 119 136 133 136 134 131 124 131 127 131
  • Lecture : le chiffre d'affaires du secteur vétérinaire spécialisé dans les soins aux animaux de compagnie progresse de 113 % entre 2000 et 2016 contre seulement 31 % dans les soins aux animaux de rente.
  • Source : Insee, comptes annuels nationaux et comptes de l’agriculture.

Figure 3 - Chiffre d'affaires des vétérinaires par spécialisation

Figure 4 - Part des dépenses vétérinaires liées aux animaux de compagnie dans le budget des ménages

en %
Figure 4 - Part des dépenses vétérinaires liées aux animaux de compagnie dans le budget des ménages
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Part des dépenses vétérinaires dans la consommation des ménages 0,163 0,168 0,169 0,170 0,173 0,173 0,176 0,182 0,191 0,194 0,193 0,196 0,200 0,203 0,211 0,212 0,215 0,221 0,223 0,233 0,237 0,244
  • Lecture : les dépenses vétérinaires représentent 0,24 % de la consommation des ménages en 2016.
  • Source : Insee, comptes nationaux annuels (base 2014).

Figure 4 - Part des dépenses vétérinaires liées aux animaux de compagnie dans le budget des ménages

Les soins aux animaux de rente diminuent avec la baisse du cheptel

Depuis 2008, l’activité de soins aux animaux de rente décroît aussi bien en valeur qu’en volume, en raison de la baisse du cheptel français. Néanmoins, les crises sanitaires entraînent occasionnellement des pics d’activité. La hausse continue des prix, notamment ceux des médicaments vétérinaires, ne compense pas le recul de l’activité en volume. La vente de médicaments représente 80 % du chiffre d’affaires des vétérinaires ruraux, contre seulement 25 % pour leurs homologues urbains. Elle atteint même 95 % du chiffre d’affaires lié aux porcins et aux volailles, contre 75 % pour les bovins.

L’activité des vétérinaires ruraux est très concentrée sur les bovins

Les bovins représentent 80 % du chiffre d’affaires lié aux animaux de rente, en raison de l’importance de leur cheptel et du coût moyen élevé des soins par animal (comme pour les équidés et autres grands animaux).

Le cheptel français, notamment bovin, porcin et avicole, est davantage présent dans le quart nord-ouest de la France et dans le Massif central. Ainsi, 16 % du chiffre d’affaires des vétérinaires ruraux est réalisé en Bretagne, 15 % en Auvergne-Rhône-Alpes, 13 % dans les Pays de la Loire, 12  % en Nouvelle-Aquitaine et 9 % en Normandie (figure 5).

Figure 5 - Répartition du chiffre d'affaires des vétérinaires ruraux par région en 2016

% du CA
Figure 5 - Répartition du chiffre d'affaires des vétérinaires ruraux par région en 2016
Régions Répartition du chiffre d'affaires hors taxes
Bretagne 15,8
Auvergne-Rhône-Alpes 15,2
Pays de la Loire 12,7
Nouvelle-Aquitaine 12,4
Bourgogne-Franche-Comté 9,4
Normandie 8,7
Occitanie 8,6
Hauts-de-France 6,6
Grand Est 6,2
Centre-Val de Loire 1,8
Ile-de-France 1,0
DOM 0,9
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,5
Corse 0,3
Total 100,0
  • Lecture : en 2016, 15,8 % du chiffre d'affaires des vétérinaires ruraux est réalisé en Bretagne.
  • Sources : Insee, Ésane ; Ordre national des vétérinaires, fichier des spécialisations des adhérents.

Figure 5 - Répartition du chiffre d'affaires des vétérinaires ruraux par région en 2016

La profession se féminise rapidement

La profession de vétérinaire (chef d’entreprise, associé ou salarié) s’est fortement rajeunie et féminisée (figure 6). Ainsi, en 2016, les femmes représentent 49 % de cette profession, contre 41 % en 2010. D’ailleurs, 72 % des diplômés primo-inscrits à l’Ordre des vétérinaires en 2016 sont des femmes. Parmi les seuls vétérinaires salariés du secteur, 80 % sont des femmes. En effet, les femmes vétérinaires optent plus fréquemment pour le salariat, comme dans de nombreuses professions libérales (bibliographie). De plus, elles se spécialisent davantage dans les soins aux animaux de compagnie : 86 % d’entre elles, contre seulement 62 % chez les hommes.

Parmi les salariés (vétérinaires et non-vétérinaires) du secteur, 90 % sont des femmes (figure 7). Au sein du personnel non vétérinaire, elles occupent traditionnellement l’essentiel des postes d’auxiliaires vétérinaires et administratifs (secrétariat, accueil...).

Figure 6 - Pyramide des âges de la profession vétérinaire en 2016

Figure 6 - Pyramide des âges de la profession vétérinaire en 2016
Âge Hommes spécialisés dans les animaux de compagnie Hommes spécialisés dans les animaux de rente Femmes spécialisées dans les animaux de compagnie Femmes spécialisées dans les animaux de rente
25 6 3 3 2
26 8 4 37 4
27 31 15 116 17
28 58 38 207 42
29 73 51 291 67
30 90 69 295 52
31 118 62 297 52
32 121 80 307 85
33 117 82 298 56
34 115 114 295 58
35 156 123 305 80
36 165 87 313 74
37 154 89 284 47
38 154 88 286 59
39 156 106 293 46
40 157 94 217 38
41 126 77 211 19
42 123 68 179 27
43 103 70 190 17
44 146 78 189 36
45 115 108 201 20
46 163 85 155 27
47 158 78 138 18
48 162 106 133 16
49 163 97 137 17
51 222 111 112 10
52 193 99 124 15
53 188 104 121 9
54 222 82 109 11
55 215 100 107 12
56 259 132 125 3
57 206 118 79 6
58 172 127 67 8
59 191 95 47 3
60 137 115 48 6
61 139 85 35 7
62 106 72 31 2
63 99 58 22 4
64 69 49 21
65 43 29 9 1
66 28 28 3 1
67 31 20 1
68 37 20 4
69 23 10 2 2
70 13 7 0
Tous âges 5765 3498 6597 1094
  • Lecture : en 2016, parmi les vétérinaires (salariés ou non) de 30 ans, on recense 295 femmes spécialisées dans les animaux de compagnie et 52 dans les animaux de rente (respectivement 90 et 69 pour les hommes).
  • Champ : vétérinaires inscrits à l'Ordre en 2016.
  • Source : Ordre national des vétérinaires, fichier des adhérents, traitement Insee.

Figure 6 - Pyramide des âges de la profession vétérinaire en 2016

  • Lecture : en 2016, parmi les vétérinaires (salariés ou non) de 30 ans, on recense 295 femmes spécialisées dans les animaux de compagnie et 52 dans les animaux de rente (respectivement 90 et 69 pour les hommes).
  • Champ : vétérinaires inscrits à l'Ordre en 2016.
  • Source : Ordre national des vétérinaires, fichier des adhérents, traitement Insee.

Figure 7 - Catégories socioprofessionnelles des salariés du secteur vétérinaire

Figure 7 - Catégories socioprofessionnelles des salariés du secteur vétérinaire
Effectifs salariés au 31/12/2015 Répartition des effectifs salariés (en %) Évolution 2009-2015 (en %) Part des femmes en 2015 (en %) Part des femmes en 2009 (en %)
Cadres, dont : 5 600 33 25 80 75
   vétérinaires 5 500 32 26 80 75
Professions intermédiaires 300 2 – 3 91 91
Employés et ouvriers, dont : 11 200 65 11 96 96
   auxiliaires vétérinaires 6 000 35 45 97 97
   secrétaires 1 600 12 – 22 99 99
   nettoyeurs 1 000 6 – 34 98 96
Ensemble 17 100 100 15 91 90
  • Lecture : en 2015, 5 600 cadres exercent dans le secteur et sont essentiellement des vétérinaires. Leur nombre a progressé de 25 % depuis 2009.
  • Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS) 2009 et 2015.

Fort développement des sociétés d’exercice libéral

En 2016, 18 400 vétérinaires exercent dans le secteur (encadré 1), dont 12 900 à titre libéral (non-salariés) : 9 100 associés-gérants de sociétés et 4 200 entrepreneurs individuels (certains associés pouvant également exercer à titre individuel dans une autre unité légale).

Les unités légales sont majoritairement (55 %) des entreprises individuelles. Ce statut juridique concerne toutefois de plus petites unités qui ne représentent que 20 % du chiffre d’affaires et des salariés du secteur.

Depuis plusieurs années, la forme individuelle baisse au profit de la forme sociétale. Au sein des sociétés, les sociétés d’exercice libéral (SEL) se sont fortement développées au détriment des sociétés civiles professionnelles (SCP) et des autres formes de sociétés. En 2016, les SEL réalisent 40 % du chiffre d’affaires du secteur, contre 7 % en 2003.

Le succès des SEL s’explique par les avantages offerts : facilitation de l’exercice en commun, de la transmission, exploitation de plusieurs domiciles professionnels d’exercice (DPE), possibilité pour un vétérinaire d’exercer dans plusieurs SEL, ouverture du capital à des associés non vétérinaires restant minoritaires.

Dans les SEL, comme dans les autres sociétés de capitaux, une partie de la rémunération des dirigeants peut figurer comptablement dans les frais de personnel. Ainsi, le taux de marge brut est nettement moindre pour les SEL (8 % en 2016) que pour les entreprises individuelles (27 %) ou les SCP (32 %) (bibliographie). Pour l’ensemble du secteur, le taux de marge diminue en raison de la part croissante des SEL. Il baisse de 12 points sur la période 2000-2016 pour atteindre 21 %. En outre, le taux de marge par forme juridique s’est un peu érodé sur la période 2000-2016, notamment pour les SCP (– 5 points).

Encadrés

Encadré 1 - 1 300 vétérinaires salariés travaillent dans d’autres secteurs

En plus des 18 400 vétérinaires travaillant dans le secteur, 1 300 vétérinaires salariés exercent dans d’autres secteurs tels que les laboratoires de R&D en santé animale, l’industrie pharmaceutique, la distribution de médicaments vétérinaires, l’industrie de l’alimentation animale, les structures d’accueil et de protection des animaux (SPA), les parcs zoologiques, l’élevage, etc. Ces effectifs ont baissé de 25 % entre 2009 et 2015, malgré un niveau de rémunération plus élevé et une hausse du salaire moyen plus forte que dans le secteur vétérinaire.

Encadré 2 - + 45 % d’emplois salariés d’auxiliaires vétérinaires en 6 ans

Fin 2016, le secteur vétérinaire compte 17 450 salariés, en hausse de 17 % par rapport à 2009. Ces salariés sont répartis en trois populations d’ampleur équivalente : vétérinaires salariés, auxiliaires vétérinaires et autres employés-ouvriers. Ces dernières années, les effectifs d’auxiliaires vétérinaires ont fortement progressé (+ 45 % entre 2009 et 2015), vraisemblablement en raison de leur polyvalence et de leur niveau élevé de qualification. À l’inverse, ceux des fonctions « supports » ont diminué : – 22 % pour les secrétaires et – 34 % pour les nettoyeurs.

Sources

Le fichier Ésane de l’Insee sur les unités légales et entreprises contient des données économiques de cadrage, issues des enquêtes de l’Insee et des liasses fiscales. Les données équivalentes des États membres de l’Union européenne sont disponibles sur le site d’Eurostat et figurent dans le fichier de données complémentaires joint à cette publication.

Pour calculer les volumes d’activité, les données en valeur sont déflatées par des indices de prix à la consommation pour les animaux de compagnie et des indices de prix sur les moyens de production (IPAMPA) pour les animaux de rente.

Les déclarations annuelles de données sociales (DADS) fournissent des informations sur l’emploi et la rémunération des salariés.

Les données sur la consommation finale dans les comptes nationaux et l’enquête Budget de famille fournissent des statistiques sur l’évolution des dépenses des ménages par poste détaillé et sur la possession des ménages en animaux de compagnie.

Les comptes de la branche agriculture (Insee et Agreste) mobilisent en particulier le réseau d’information comptable agricole (RICA) et donnent l’évolution du cheptel et des dépenses vétérinaires pour les animaux de rente.

Le fichier des adhérents de l’Ordre national des vétérinaires comprend un annuaire des praticiens, enrichi par leurs orientations par espèces. Apparié avec le fichier Ésane, il permet de connaître les effectifs et le chiffre d’affaires des unités légales du secteur vétérinaire.

L’enquête auprès des fabricants d’aliments pour chiens, chats et oiseaux (FACCO), réalisée tous les deux ans, renseigne sur l’évolution de la population animale domestique.

Définitions

L’unité légale est définie comme une entité juridique (personne morale ou physique) de droit public ou privé. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (greffes des tribunaux, Sécurité sociale, Direction générale des impôts…) et elle représente l’unité principale enregistrée dans Sirene. Elle ne doit pas être confondue avec la notion d’entreprise, unité statistique dont le contour est plus large.

La profession de vétérinaire est libérale, réglementée et organisée en Ordre. Celui-ci habilite les praticiens, notamment sous condition d’obtention d’un diplôme d’État de docteur vétérinaire.

Le vétérinaire peut exercer son activité en tant qu’entrepreneur individuel sous la forme libérale. En revanche, il ne peut pas adopter le statut de micro-entrepreneur.

Les vétérinaires peuvent s’associer pour exercer leur activité professionnelle et adopter une forme sociétale. La détermination de la structure d’exercice libéral dépendra de la volonté des associés de mettre en commun leurs honoraires (par exemple : SCP, SEL, SEP) ou de ne partager que les frais de fonctionnement (comme les sociétés civiles de moyen - SCM).

Les vétérinaires peuvent exercer en qualité de cadre salarié. Les élèves des écoles vétérinaires françaises titulaires du DEFV (diplôme d’études fondamentales vétérinaires) peuvent durant la fin de leur scolarité exercer en qualité d’assistant-vétérinaire. Ces salariés non cadres interviennent à titre médical et chirurgical sur les animaux sous l’autorité d’un vétérinaire.

La profession reconnaît également des qualifications d’auxiliaires pour les soins aux animaux - auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) et auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ) - dont les compétences recouvrent notamment l’assistance technique : préparation du matériel médical, assistance du vétérinaire dans la réalisation des soins, des examens et des interventions chirurgicales, suivi des animaux hospitalisés. Ces auxiliaires ne sont pas inscrits à l’Ordre et ne sont pas comptabilisés ici au sein de la profession « vétérinaire ».

L’animal de compagnie désigne « tout animal détenu ou destiné à être détenu par l’homme pour son agrément » (article L214-6 du Code rural et de la pêche maritime). Ce segment comprend les chiens et chats ainsi que les nouveaux animaux de compagnie (NAC) comme les rongeurs, oiseaux, reptiles, batraciens, poissons, etc.

Les animaux de rente sont détenus et élevés par des professionnels à des fins de rentabilité économique. Ils comprennent notamment les bovins, ovins, caprins, porcins, lapins et volailles. Les vétérinaires spécialisés dans les équidés soignent principalement des chevaux, des ânes et des poneys. Les vétérinaires spécialisés dans les animaux de rente ou les équidés sont appelés vétérinaires ruraux dans cette étude.

Le taux de marge brut est le rapport entre l’excédent brut d’exploitation (EBE) et le chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) exprimé en pourcentage.

Pour en savoir plus

Pla A., Trevien C., « Les revenus des pharmaciens d’officine - De fortes disparités selon le statut du titulaire », Insee Première n° 1676, novembre 2017.

Atlas démographique de la profession vétérinaire , Observatoire national démographique de la profession vétérinaire, 2016.

Maillage vétérinaire et santé animale , Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), août 2016.