Insee Analyses MartiniqueEnquête emploi en continu en Martinique - Le chômage est stable en 2017

Lise Demougeot

En 2017, en Martinique, la moitié des personnes âgées de 15 ans ou plus sont actives au sens du BIT. Parmi elles, 82 % ont un emploi et 18 % sont au chômage. Les actifs occupés travaillent principalement en tant que salariés et dans le secteur tertiaire. Quant aux actifs inoccupés, ils restent nombreux même si le taux de chômage est stable.

Lise Demougeot
Insee Analyses Martinique No 25- Avril 2018

En Martinique, 153 000 personnes âgées de 15 ans ou plus sont actives en 2017 (figure 1), soit la moitié de cette tranche d’âge. Parmi elles, 126 000 ont un emploi et 27 000 sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). Par ailleurs, 150 000 personnes sont inactives parce qu’elles ne sont ni en emploi, ni au chômage. Il s’agit des étudiants et retraités ne travaillant pas en complément de leurs études ou de leur retraite, des hommes et femmes au foyer, des personnes en incapacité de travailler, mais également des personnes qui ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi et de celles qui ne sont pas disponibles pour en occuper un.

Figure 1153 000 Martiniquais sont actifs en 2017Population en âge de travailler selon le statut d'activité

153 000 Martiniquais sont actifs en 2017
Statut d’activité Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Actifs 153 500 50 49 52 24 81 38
Ayant un emploi 126 100 42 39 44 12 66 33
Chômeurs 27 400 9 10 8 12 15 5
Inactifs 150 300 50 51 48 76 19 62
Ensemble 303 800 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le taux d’activité des femmes est stable tout comme celui des hommes (respectivement 49 % et 52 % en 2017) et l’écart entre les deux sexes est toujours favorable à ces derniers. Le taux d’emploi, également stable sur cette période, est plus important pour les hommes que pour les femmes : seulement 39 % des Martiniquaises sont en emploi contre 44 % des Martiniquais.

En Martinique, les hommes sont plus actifs que les femmes, quelle que soit la tranche d’âge considérée. Pourtant, de plus en plus présentes sur le marché du travail, les femmes éprouvent plus de difficultés que les hommes à accéder à l’emploi. L’entrée dans la vie active des jeunes Martiniquaises est souvent plus difficile car beaucoup d’entre elles sont déjà mères.

En 2017, 18 % de la population est au chômage

En 2017, 27 000 personnes sont au chômage au sens du BIT, soit 18 % de la population active (figure 2). Le taux de chômage est stable mais reste important en Martinique. Il touche surtout les jeunes actifs, les ouvriers, les personnes peu ou pas diplômés et les femmes (avec un écart de cinq points entre les deux sexes).

Figure 2En 2017, le taux de chômage est stable en MartiniqueNombre de chômeurs et taux de chômage

En 2017, le taux de chômage est stable en Martinique
Nombre de chômeurs Taux de chômage (en %)
Ensemble Femmes Hommes
Âge
15-24 ans 4 800 50 63 38
25-49 ans 15 000 18 21 15
50 ans et plus 7 600 12 12 13
Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d'entreprise 1 400 10 15 8
Cadres 900 6 9 3
Professions intermédiaires 3 500 10 11 8
Employés 8 400 17 19 9
Ouvriers 6 700 22 26 21
Chômeurs n'ayant jamais travaillé 6 200 100 100 100
Niveau de diplôme
Sans diplôme, CEP ou brevet des collèges 10 800 24 26 22
CAP, BEP 6 500 20 24 15
Baccalauréat 5 800 19 22 15
Bac+2 1 700 10 12 7
Diplôme supérieur à bac+2 1 900 8 8 8
Chômeurs depuis 1 an ou plus
15-24 ans 2 100 22 27 17
25-49 ans 10 400 13 15 10
50 ans ou plus 5 800 9 8 10
Ensemble 27 400 18 20 15
  • Champ : population active de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Aux Antilles-Guyane, le taux de chômage reste bien supérieur à celui de la France hexagonale. Les questions de l’emploi et du chômage revêtent une importance particulière dans ces régions, leurs effets sur la population étant amplifiés du fait d’économies locales fragiles. L’emploi des jeunes, premières victimes du chômage, est un véritable défi et un enjeu spécifique. En Martinique, de nombreux jeunes quittent le système scolaire sans diplôme et beaucoup de ceux qui travaillent ne sont pas diplômés.

Le chômage, particulièrement élevé, est d’abord structurel et donc relatif à des causes propres aux régions d’outre-mer. Au-delà de l’étroitesse des marchés du travail qui se caractérise en outre par la faiblesse de l’activité, il est lié à l’inadéquation entre emploi et formation. Certaines personnes refusent d’accepter un poste peu qualifié en regard de leur diplôme. À l’inverse, celles n’ayant pas ou peu de qualifications rencontrent des difficultés sur le marché du travail, car les secteurs créateurs d’emplois requièrent des compétences spécifiques. Dès lors, le recours massif aux minima sociaux et donc leur poids dans les revenus sont des conséquences directes du chômage.

La plupart des actifs en emploi exercent une activité salariée

En 2017, 87 % des actifs occupés sont salariés et majoritairement en contrat à durée indéterminée (CDI) ou fonctionnaires (84 % d’entre eux) (figure 3). Les autres salariés sont en contrat à durée déterminée (CDD), en apprentissage ou en intérim et occupent ainsi des emplois moins stables, autrement dit, plus précaires.

Figure 3En Martinique, 87 % des actifs occupés sont salariés en 2017Population active occupée selon le statut d'emploi et le type de contrat

En Martinique, 87 % des actifs occupés sont salariés en 2017
Statut d’emploi et type de contrat Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Non-salariés 16 700 13 9 18 8 11 16
Salariés 109 400 87 91 82 92 89 84
Contrat à durée indéterminée (CDI) 91 500 84 83 84 56 80 91
Contrat à durée déterminée (CDD) 15 900 14 16 13 37 18 8
Apprentissage 200 0 0 0 4 0 0
Intérim 1 900 2 1 3 3 2 1
Ensemble des emplois 126 100 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le salariat concerne davantage les femmes (91 % d’entre elles contre 82 % des hommes). Elles sont aussi nombreuses que les hommes à occuper des emplois en CDI. La stabilité de l’emploi a tendance à s’améliorer avec l’âge, si bien que les salariés de moins de 25 ans, entrés plus récemment que leurs aînés sur le marché du travail, occupent plus rarement des emplois à durée indéterminée. Les jeunes de cette tranche d’âge qui travaillent sont souvent peu diplômés et obtiennent alors plus fréquemment des contrats courts, des contrats d’apprentissage ou d’intérim.

Le tertiaire reste le principal employeur en Martinique

L’économie martiniquaise est marquée par une forte tertiarisation, liée à l’importance des services administrés. En 2017, huit personnes ayant un emploi sur dix, salariées ou non, travaillent dans le tertiaire (figure 4). La part d’actifs occupés dans ce secteur d’activité est stable, comme dans le primaire (agriculture) et le secondaire (industrie et construction).

Figure 4Le tertiaire, principal employeur en Martinique en 2017Population active occupée selon la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité

Le tertiaire, principal employeur en Martinique en 2017
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants 2 700 2 1 4 2 1 4
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise 9 600 8 4 11 6 7 9
Cadres et professions intellectuelles supérieures 14 100 11 11 11 0 14 9
Professions intermédiaires 32 400 26 29 22 13 27 25
Employés qualifiés 19 900 16 23 8 16 16 16
Employés non qualifiés 22 600 18 25 10 20 16 21
Ouvriers qualifiés 14 700 12 3 21 26 12 10
Ouvriers non qualifiés 8 600 7 3 11 17 6 7
Catégorie indéterminée 1 400 1 1 1 1 1 1
Secteur d’activité
Agriculture 5 100 4 2 7 4 3 6
Industrie 8 300 7 4 10 14 6 7
Construction 7 900 6 2 11 11 7 5
Tertiaire 102 200 81 92 69 69 83 80
Commerce 16 800 13 12 15 20 16 9
Transports 5 200 4 3 6 1 5 4
Hébergement et restauration 4 900 4 4 3 13 4 3
Information et communication 2 200 2 2 1 0 2 2
Finance, assurance, immobilier 3 600 3 3 3 1 4 2
Sciences, techniques, services administratifs 10 600 8 8 9 2 9 8
Administration publique 19 600 16 16 15 8 12 20
Enseignement 11 800 9 11 7 2 10 9
Activités pour la santé humaine 9 800 8 11 4 3 9 7
Hébergement médico-social et action sociale 11 900 9 16 2 12 8 11
Autres services 5 900 5 6 3 8 4 5
Activité indéterminée 2 700 2 2 3 2 3 2
Ensemble 126 100 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

La tertiarisation concerne majoritairement les femmes : 92 % d’entre elles occupent un emploi dans ce secteur, contre seulement 69 % des hommes. Cet écart s’explique notamment par le fait que les Martiniquaises sont surreprésentées dans des activités fortement pourvoyeuses d’emplois, telles que la santé et l’action sociale. Les trois autres secteurs emploient davantage d’hommes que de femmes, l’écart hommes-femmes étant de neuf points dans la construction, six dans l’industrie et cinq dans l’agriculture.

Sur dix personnes en emploi, deux sont artisans, commerçants, chefs d’entreprise ou cadres, trois occupent une profession intermédiaire, trois sont employés et deux ouvriers. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes parmi les professions intermédiaires et occupent plus souvent des postes d’employés, mais elles sont minoritaires chez les ouvriers, ainsi que chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise.

Le sous-emploi affecte 12 % des actifs occupés

En Martinique, le sous-emploi concerne, en 2017 comme en 2016, 15 000 personnes, soit 12 % des actifs occupés (figure 5). Il touche particulièrement les femmes, les jeunes et les professions non qualifiées. Parmi les personnes à temps partiel, celles qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi, tout comme celles ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons économiques ou exceptionnelles sont, au sens du BIT, en situation de sous-emploi.

Figure 5En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés martiniquaisPopulation active occupée à temps partiel et en situation de sous-emploi

En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés martiniquais
Temps partiel Sous-emploi
Effectif (en %) Effectif (en %)
Statut d’emploi et catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés 3 200 19 2 600 15
Salariés 21 400 20 12 300 11
Cadres 600 4 200 2
Professions intermédiaires 3 700 13 2 100 7
Employés qualifiés 2 800 14 1 600 8
Employés non qualifiés 9 500 42 5 500 24
Ouvriers qualifiés 2 100 15 1 300 9
Ouvriers non qualifiés 2 500 29 1 600 18
Activité indéterminée 100 9 100 5
Sexe
Femmes 16 300 25 8 700 13
Hommes 8 300 14 6 100 10
Âge
15-24 ans 1 600 34 1 000 21
25-49 ans 12 800 19 8 800 13
50 ans et plus 10 100 19 5 000 9
Ensemble 24 500 20 14 900 12
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le sous-emploi et l’exercice fréquent de plusieurs activités (appelé polyvalence) sont deux situations liées dans les économies ultramarines. La polyvalence peut revêtir la forme de travaux exercés les uns à la suite des autres ou la forme d’activités permanentes, exercées de manière simultanée avec une autre activité déclarée principale.

Autour du chômage, un halo d’inactifs

Les définitions de l’emploi, du chômage et de l’inactivité au sens du BIT ne suffisent pas à décrire la variété des situations vis-à-vis du marché du travail. Par exemple, certaines personnes peuvent occuper un emploi mais ne pas en être totalement satisfaites, car elles n’exercent leur activité que durant un faible nombre d’heures. D’autres personnes, sans emploi, peuvent ne pas être comptabilisées parmi les chômeurs, car elles ne remplissent pas tous les critères, mais peuvent e trouver dans une situation proche de celle des chômeurs. D’autres concepts permettent alors de décrire ces situations multiples aux frontières de l’emploi et du chômage et donc la variété des situations sur le marché du travail.

En Martinique, sur la période 2015-2017, parmi les inactifs, 23 000 en moyenne souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères du BIT pour être considérés comme chômeurs (figure 6). Ils sont autant qu’en 2016 et appartiennent au halo autour du chômage. Dans ce halo, 3 000 personnes recherchent un emploi mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler, 14 000 personnes souhaitent un emploi, n’en recherchent pas mais seraient disponibles pour en prendre un et 6 000 personnes souhaitent un emploi même si elles ne sont ni en recherche active d’emploi ni disponibles pour en prendre un. Le halo autour du chômage, qui représente 8 % des personnes en âge de travailler, souligne notamment l’importance du travail informel et du travail saisonnier en Martinique.

Figure 6Le halo autour du chômage représente, en 2017, 8 % des Martiniquais en âge de travaillerSchéma simplifié des concepts annuels d'activité au sens du BIT

  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu cumulée 2015-2017.

Pour comprendre

L’enquête emploi en continu (EEC) – qui constitue l’unique source d’information permettant de mettre en œuvre la mesure de l’activité suivant les concepts du Bureau international du travail (BIT) – est l’une des principales enquêtes de l’Insee, ainsi que l’une des pièces centrales du dispositif statistique de connaissance de l’emploi et du chômage. S’inscrivant dans le cadre des enquêtes sur les forces de travail réalisées dans tous les pays de l’Union européenne (“Labour Force Survey”), elle permet, à la France hexagonale depuis 2003 et à la France entière hors Mayotte depuis 2014, de comparer le niveau et l’évolution de son taux de chômage avec ceux des autres pays européens, mais aussi avec ceux des pays membres de l’organisation internationale du travail (OIT). Elle comporte par ailleurs des informations très nombreuses sur les caractéristiques des personnes (sexe, âge, diplôme, expérience, etc.), les conditions d’emploi (profession, type de contrat, temps de travail, ancienneté dans l’emploi, sous-emploi, etc.) et les situations de non-emploi (méthodes de recherche d’emploi, études, retraite, etc.).

En conséquence, la mesure de la précision des statistiques issues de cette enquête constitue un enjeu majeur, afin d’une part de permettre une interprétation juste et complète des différents résultats de l’EEC, et d’autre part de pouvoir quantifier dans quelle mesure la France répond aux exigences de précision imposées par Eurostat sur la mesure des statistiques de chômage.

Dans les régions d’outre-mer, le taux de chômage annuel au sens du BIT est calculé avec une précision à 95 % de ± 1,5 point.

Définitions

Population active : La population active regroupe la population active occupée (les actifs en emploi) et la population active inoccupée (les actifs au chômage).

Taux d’activité : Le taux d’activité est calculé en rapportant le nombre d’actifs (actifs occupés et actifs au chômage) à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Taux d’emploi : Le taux d’emploi est calculé en rapportant le nombre d’actifs occupés à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Taux de chômage : Le taux de chômage est calculé en rapportant le nombre de chômeurs à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Chômeur : Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions

  • être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
  • avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Halo autour du chômage : Le halo autour du chômage est constitué d’inactifs n’étant pas au chômage au sens du BIT, mais étant dans une situation qui s’en approche.

Il est composé de personnes qui souhaitent travailler mais sont « classées » comme inactives, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi.

Le halo est divisé en trois composantes :

  • les personnes inactives qui recherchent un emploi, mais ne sont pas disponibles (composante 1) ;
  • les personnes inactives qui souhaitent un emploi et sont disponibles pour en prendre un, mais n’en recherchent pas (composante 2) ;
  • les personnes inactives qui déclarent souhaiter travailler, mais ne recherchent pas d’emploi et ne sont pas disponibles pour en prendre un (composante 3).

En France, ces trois composantes sont prises en compte dans la mesure du halo autour du chômage. Au niveau européen, seules les deux premières composantes font partie du halo, qu’Eurostat nomme la « force de travail potentielle supplémentaire ».

Le halo comme le chômage sont construits à partir de réponses à une batterie de questions factuelles posées aux personnes enquêtées. Ils ne se définissent pas par rapport à leur situation administrative vis-à-vis d’un organisme de placement ou par rapport à la situation dans laquelle elles se classent spontanément.

Sous-emploi : Le sous-emploi, à la frontière entre l’emploi et le chômage, comptabilise certaines personnes en emploi qui ne peuvent travailler autant qu’elles le souhaitent.

Il comprend les personnes actives occupées qui remplissent l’une des conditions suivantes :

  • soit elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent activement un emploi ou non ;
  • soit elles travaillent à temps partiel (et sont dans une situation autre que celle décrite ci-dessus) ou à temps complet, mais ont travaillé moins que d’habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel (chômage technique) ou mauvais temps.

Pour en savoir plus

Demougeot L., « Recul du chômage en 2016 », Insee Analyses Martinique n° 18, mars 2017

Demougeot L., « Stabilité du chômage en 2015 », Insee Flash Martinique n° 38, avril 2016

Beck S., Vidalenc J., « Une photographie du marché du travail en 2016 », Insee Première n° 1648, juin 2017

Bessone A-J., Cabannes P-Y., Marrakchi A., « Halo autour du chômage : une population hétérogène et une situation transitoire », Insee Références, édition 2016