Du nord au sud, les mouvements naturels et migratoires opposent les départements

Vincent Vallès, direction régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes, Insee

De 2010 à 2015, les populations ont évolué différemment d’un département à l’autre en fonction des mouvements naturels (naissances et décès) et des entrées et sorties sur le territoire départemental. Les excédents naturels, liés à la jeunesse de la population, sont l’apanage des départements les plus urbanisés. Les excédents des entrées sur les sorties reflètent l’attractivité du Sud et de l’Ouest, même si celle de la façade méditerranéenne fléchit. Sous l’effet des migrations, les écarts de dynamiques de population sont plus marqués qu’auparavant.

Excédents naturels dans les départements sièges de grands pôles urbains...

Entre 2010 et 2015, la population résidant en France (hors Mayotte) a augmenté de 0,5 % en moyenne chaque année. Le solde naturel induit une hausse de 0,4 % de la population, bien supérieure à la progression due au solde apparent des entrées-sorties (+ 0,1 %) (encadré 1). Ces rythmes de croissance sont similaires à ceux enregistrés annuellement entre 1990 et 2010. À l'échelon départemental, les mouvements naturels et migratoires définissent des dynamiques très diversifiées. La croissance due au solde naturel (figure 1) reflète la jeunesse de la population, notamment dans les pôles urbains (encadré 2). L’Île-de-France, les départements d'outre-mer et ceux où sont établies les principales métropoles concentrent cette croissance. Elle culmine à 2,3 % par an en Guyane et atteint ou dépasse 1 % par an dans quatre départements franciliens et à la Réunion. En revanche, dans les départements du centre et du quart sud-ouest du territoire, où la population est plus âgée, le nombre de décès est supérieur à celui des naissances : le solde naturel est ainsi particulièrement déficitaire dans la Creuse (- 0,8 % par an), la Nièvre et le Cantal (- 0,5 %).

Figure 1 - Variation annuelle de la population due au solde naturel entre 2010 et 2015

Figure 1 - Variation annuelle de la population due au solde naturel entre 2010 et 2015
Département Taux de variation annuel de la population dû au solde naturel entre 2010 et 2015 (en %) Solde naturel annuel entre 2010 et 2015 (en habitants)
Ain 0,5 2 800
Aisne 0,2 1 283
Allier -0,3 -1 014
Alpes-de-Haute-Provence -0,1 -133
Hautes-Alpes 0,1 132
Alpes-Maritimes 0,1 1 080
Ardèche 0,0 -75
Ardennes 0,1 344
Ariège -0,2 -357
Aube 0,2 587
Aude -0,1 -319
Aveyron -0,3 -748
Bouches-du-Rhône 0,5 9 558
Calvados 0,2 1 629
Cantal -0,5 -723
Charente -0,1 -372
Charente-Maritime -0,2 -1 111
Cher -0,1 -406
Corrèze -0,4 -963
Côte-d'Or 0,3 1 322
Côtes-d'Armor -0,1 -758
Creuse -0,8 -969
Dordogne -0,4 -1 612
Doubs 0,5 2 624
Drôme 0,3 1 658
Eure 0,4 2 437
Eure-et-Loir 0,4 1 694
Finistère 0,0 -303
Corse-du-Sud 0,0 -20
Haute-Corse 0,0 30
Gard 0,2 1 622
Haute-Garonne 0,6 7 593
Gers -0,3 -597
Gironde 0,3 4 909
Hérault 0,3 3 342
Ille-et-Vilaine 0,5 5 159
Indre -0,4 -842
Indre-et-Loire 0,3 1 511
Isère 0,6 7 315
Jura 0,0 123
Landes 0,0 -183
Loir-et-Cher 0,0 110
Loire 0,3 2 082
Haute-Loire -0,1 -184
Loire-Atlantique 0,5 6 578
Loiret 0,4 2 928
Lot -0,4 -659
Lot-et-Garonne -0,1 -289
Lozère -0,3 -251
Maine-et-Loire 0,5 3 693
Manche 0,0 -201
Marne 0,4 2 080
Haute-Marne -0,1 -100
Mayenne 0,3 945
Meurthe-et-Moselle 0,3 1 997
Meuse 0,1 136
Morbihan 0,0 173
Moselle 0,2 2 364
Nièvre -0,5 -1 035
Nord 0,6 14 419
Oise 0,6 4 670
Orne -0,1 -265
Pas-de-Calais 0,3 5 064
Puy-de-Dôme 0,1 833
Pyrénées-Atlantiques 0,0 -169
Hautes-Pyrénées -0,2 -559
Pyrénées-Orientales -0,1 -230
Bas-Rhin 0,4 4 559
Haut-Rhin 0,4 2 694
Rhône 0,8 14 210
Haute-Saône 0,1 265
Saône-et-Loire -0,1 -395
Sarthe 0,3 1 468
Savoie 0,4 1 489
Haute-Savoie 0,6 4 754
Paris 0,7 15 882
Seine-Maritime 0,4 4 534
Seine-et-Marne 0,8 11 189
Yvelines 0,8 11 378
Deux-Sèvres 0,1 210
Somme 0,2 1 349
Tarn 0,0 -119
Tarn-et-Garonne 0,2 491
Var 0,0 415
Vaucluse 0,4 2 075
Vendée 0,2 1 146
Vienne 0,2 746
Haute-Vienne 0,0 -146
Vosges -0,1 -196
Yonne -0,1 -194
Territoire de Belfort 0,4 512
Essonne 0,9 11 210
Hauts-de-Seine 1,0 15 142
Seine-Saint-Denis 1,3 20 333
Val-de-Marne 1,0 12 982
Val-d'Oise 1,1 12 645
Guadeloupe 0,6 2 223
Martinique 0,4 1 539
Guyane 2,3 5 638
La Réunion 1,2 9 930
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2017.
  • Source : Insee, recensements de la population de 2010 et 2015, État civil.

Figure 1 - Variation annuelle de la population due au solde naturel entre 2010 et 2015

...et excédents migratoires au Sud et à l’Ouest

Les évolutions de population dues aux migrations offrent une image presque inversée de celle des soldes naturels (figure 2). Les soldes migratoires (différences entre les entrées et les sorties sur le territoire du département) sont déficitaires dans la France du Nord-Est, au nord d’une ligne allant de la Seine-Maritime, Paris et l’est de l’Île-de-France jusqu’au Jura. Au sud de cette ligne, les arrivées de population sont supérieures aux départs. La contribution de l’excédent migratoire à la croissance démographique est particulièrement élevée (plus de 1 % par an) en Corse, dans l’Hérault, la Gironde, les Landes et les Pyrénées-Orientales.

Figure 2 - Variation annuelle de la population due au solde migratoire entre 2010 et 2015

Figure 2 - Variation annuelle de la population due au solde migratoire entre 2010 et 2015
Département Taux de variation annuel de la population dû au solde migratoire (solde apparent des entrées-sorties) entre 2010 et 2015 (en %) Solde annuel migratoire entre 2010 et 2015 (en habitants)
Ain 0,7 4 107
Aisne -0,3 -1 643
Allier 0,2 755
Alpes-de-Haute-Provence 0,3 463
Hautes-Alpes 0,5 657
Alpes-Maritimes 0,0 -338
Ardèche 0,6 1 899
Ardennes -0,5 -1 444
Ariège 0,3 449
Aube 0,2 559
Aude 0,7 2 417
Aveyron 0,4 1 221
Bouches-du-Rhône 0,0 -637
Calvados 0,1 466
Cantal 0,2 335
Charente 0,2 779
Charente-Maritime 0,7 4 634
Cher 0,0 -47
Corrèze 0,3 627
Côte-d'Or 0,1 436
Côtes-d'Armor 0,4 2 101
Creuse 0,4 437
Dordogne 0,4 1 866
Doubs -0,1 -786
Drôme 0,5 2 326
Eure 0,1 644
Eure-et-Loir -0,2 -674
Finistère 0,3 2 337
Corse-du-Sud 1,3 1 846
Haute-Corse 1,0 1 662
Gard 0,6 4 076
Haute-Garonne 0,8 10 699
Gers 0,6 1 152
Gironde 1,0 14 937
Hérault 1,1 11 785
Ille-et-Vilaine 0,6 5 789
Indre -0,2 -553
Indre-et-Loire 0,2 1 379
Isère 0,1 1 622
Jura -0,1 -312
Landes 1,0 3 965
Loir-et-Cher 0,1 484
Loire 0,0 11
Haute-Loire 0,4 789
Loire-Atlantique 0,8 10 253
Loiret 0,1 521
Lot 0,2 424
Lot-et-Garonne 0,2 748
Lozère 0,1 97
Maine-et-Loire 0,1 1 185
Manche 0,1 309
Marne -0,1 -693
Haute-Marne -0,5 -877
Mayenne -0,2 -624
Meurthe-et-Moselle -0,2 -1 558
Meuse -0,4 -795
Morbihan 0,6 4 458
Moselle -0,2 -2 480
Nièvre -0,2 -532
Nord -0,3 -8 725
Oise -0,1 -1 079
Orne -0,3 -740
Pas-de-Calais -0,2 -2 812
Puy-de-Dôme 0,3 2 205
Pyrénées-Atlantiques 0,5 3 472
Hautes-Pyrénées 0,2 384
Pyrénées-Orientales 1,0 4 729
Bas-Rhin 0,0 -409
Haut-Rhin 0,0 -129
Rhône 0,3 5 154
Haute-Saône -0,3 -633
Saône-et-Loire 0,1 344
Sarthe -0,1 -483
Savoie 0,3 1 160
Haute-Savoie 0,8 6 416
Paris -1,0 -23 351
Seine-Maritime -0,2 -3 076
Seine-et-Marne 0,1 1 862
Yvelines -0,5 -7 673
Deux-Sèvres 0,2 823
Somme -0,2 -1 121
Tarn 0,6 2 352
Tarn-et-Garonne 0,9 2 224
Var 0,7 7 679
Vaucluse 0,1 813
Vendée 0,8 5 241
Vienne 0,2 793
Haute-Vienne 0,0 66
Vosges -0,4 -1 345
Yonne 0,0 -127
Territoire de Belfort -0,1 -198
Essonne 0,1 968
Hauts-de-Seine -0,6 -9 326
Seine-Saint-Denis -0,4 -6 210
Val-de-Marne -0,3 -4 051
Val-d'Oise -0,3 -3 799
Guadeloupe -0,8 -3 296
Martinique -1,1 -4 198
Guyane 0,2 527
La Réunion -0,5 -4 012
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2017.
  • Source : Insee, recensements de la population de 2010 et 2015, État civil.

Figure 2 - Variation annuelle de la population due au solde migratoire entre 2010 et 2015

L’attractivité baisse sur le littoral méditerranéen

Les dynamiques liées au solde naturel et au solde migratoire sont dans la lignée de celles observées durant les vingt années précédentes. Toutefois, certaines inflexions ont affecté les flux migratoires. Ainsi, le taux de croissance annuel de la population dû aux migrations s’est dégradé dans 38 départements (d'au moins 0,2 point, figure 3) entre les périodes 1990-2010 et 2010-2015. Le bilan migratoire excédentaire de la bordure méditerranéenne, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur et au sud-est de l’Occitanie, s’infléchit ainsi nettement. Il en est de même pour la partie ouest du Massif central, l’est du bassin parisien et la Guyane. Pour Paris, la frontière est, la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion, le solde apparent des entrées-sorties, déficitaire, s'est également détérioré. À l’inverse, le bilan migratoire s’améliore dans 11 départements, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, dans l’Essonne, la Gironde et la Loire-Atlantique, mais aussi dans le Nord, la Marne et la Seine-Saint-Denis, où le déficit migratoire se réduit. Les variations du solde naturel (au moins 0,2 point) restent plus modérées, il se détériore dans 12 départements et s’améliore dans 2.

Figure 3 - Évolution du taux de variation démographique annuel dû au solde migratoire entre les périodes 2010-2015 et 1990-2010

Figure 3 - Évolution du taux de variation démographique annuel dû au solde migratoire entre les périodes 2010-2015 et 1990-2010
Département Taux de variation annuel de la population dû au solde migratoire (solde apparent des entrées-sorties) entre 2010 et 2015 (en %) Évolution par rapport à la période 1990-2010 (en points)
Ain 0,7 0,0
Aisne - 0,3 0,0
Allier 0,2 0,1
Alpes-de-Haute-Provence 0,3 - 0,7
Hautes-Alpes 0,5 - 0,3
Alpes-Maritimes 0,0 - 0,5
Ardèche 0,6 0,0
Ardennes - 0,5 0,0
Ariège 0,3 - 0,5
Aube 0,2 0,2
Aude 0,7 - 0,3
Aveyron 0,4 0,0
Bouches-du-Rhône 0,0 - 0,2
Calvados 0,1 0,0
Cantal 0,2 0,2
Charente 0,2 0,0
Charente-Maritime 0,7 - 0,2
Cher 0,0 0,1
Corrèze 0,3 - 0,2
Côte-d'Or 0,1 0,1
Côtes-d'Armor 0,4 - 0,1
Creuse 0,4 0,0
Dordogne 0,4 - 0,3
Doubs - 0,1 0,0
Drôme 0,5 0,1
Eure 0,1 - 0,1
Eure-et-Loir - 0,2 - 0,2
Finistère 0,3 0,0
Corse-du-Sud 1,3 0,4
Haute-Corse 1,0 - 0,1
Gard 0,6 - 0,2
Haute-Garonne 0,8 - 0,2
Gers 0,6 - 0,1
Gironde 1,0 0,4
Hérault 1,1 0,0
Ille-et-Vilaine 0,6 0,0
Indre - 0,2 - 0,3
Indre-et-Loire 0,2 - 0,1
Isère 0,1 - 0,2
Jura - 0,1 - 0,2
Landes 1,0 - 0,1
Loir-et-Cher 0,1 - 0,2
Loire 0,0 0,2
Haute-Loire 0,4 - 0,1
Loire-Atlantique 0,8 0,3
Loiret 0,1 - 0,1
Lot 0,2 - 0,7
Lot-et-Garonne 0,2 - 0,3
Lozère 0,1 - 0,4
Maine-et-Loire 0,1 0,1
Manche 0,1 0,1
Marne - 0,1 0,3
Haute-Marne - 0,5 0,1
Mayenne - 0,2 - 0,3
Meurthe-et-Moselle - 0,2 0,0
Meuse - 0,4 - 0,2
Morbihan 0,6 0,0
Moselle - 0,2 0,0
Nièvre - 0,2 - 0,3
Nord - 0,3 0,2
Oise - 0,1 0,0
Orne - 0,3 - 0,1
Pas-de-Calais - 0,2 0,1
Puy-de-Dôme 0,3 0,1
Pyrénées-Atlantiques 0,5 - 0,1
Hautes-Pyrénées 0,2 - 0,1
Pyrénées-Orientales 1,0 - 0,1
Bas-Rhin 0,0 - 0,2
Haut-Rhin 0,0 - 0,1
Rhône 0,3 0,3
Haute-Saône - 0,3 - 0,3
Saône-et-Loire 0,1 0,1
Sarthe - 0,1 - 0,2
Savoie 0,3 - 0,2
Haute-Savoie 0,8 0,1
Paris - 1,0 - 0,6
Seine-Maritime - 0,2 0,1
Seine-et-Marne 0,1 - 0,1
Yvelines - 0,5 0,0
Deux-Sèvres 0,2 0,0
Somme - 0,2 - 0,1
Tarn 0,6 0,1
Tarn-et-Garonne 0,9 0,0
Var 0,7 - 0,3
Vaucluse 0,1 - 0,3
Vendée 0,8 - 0,1
Vienne 0,2 - 0,2
Haute-Vienne 0,0 - 0,5
Vosges - 0,4 - 0,2
Yonne 0,0 - 0,3
Territoire de Belfort - 0,1 0,0
Essonne 0,1 0,4
Hauts-de-Seine - 0,6 - 0,3
Seine-Saint-Denis - 0,4 0,2
Val-de-Marne - 0,3 0,1
Val-d'Oise - 0,3 0,1
Guadeloupe - 0,8 - 0,4
Martinique - 1,1 - 0,7
Guyane 0,2 - 0,6
La Réunion - 0,5 - 0,6
  • Lecture : dans les Alpes-de-Haute-Provence, le taux de variation annuel de la population dû au solde migratoire est positif entre 2010 et 2015 (0,3 %). Il a diminué de 0,2 point ou plus (-0,7) par rapport à la période 1990-2010, soit une détérioration.
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2017.
  • Source : Insee, recensements de la population de 2010 et 2015, État civil.

Figure 3 - Évolution du taux de variation démographique annuel dû au solde migratoire entre les périodes 2010-2015 et 1990-2010

Les écarts entre les dynamiques démographiques départementales se creusent

Du fait des détériorations du solde migratoire, les fortes croissances démographiques se concentrent dans un nombre plus restreint de départements. Entre 2010 et 2015, 39 départements bénéficient d’un taux d’évolution de la population égal ou supérieur à la moyenne nationale, contre 53 entre 1990 et 2010. La population croît le plus fortement en Guyane, en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la façade atlantique, en Occitanie, en Île-de-France et en Corse, notamment dans les départements alliant attractivité et dynamisme naturel (figure 4).

Figure 4 - Taux de variation annuel de la population entre 2010 et 2015

Figure 4 - Taux de variation annuel de la population entre 2010 et 2015
Département Taux de variation annuel de la population entre 2010 et 2015 (en %) Taux de variation annuel de la population dû au solde naturel entre 2010 et 2015 (en %) Taux de variation annuel de la population dû au solde migratoire (solde apparent des entrées-sorties) entre 2010 et 2015 (en %)
Ain 1,1 0,5 0,7
Aisne -0,1 0,2 -0,3
Allier -0,1 -0,3 0,2
Alpes-de-Haute-Provence 0,2 -0,1 0,3
Hautes-Alpes 0,6 0,1 0,5
Alpes-Maritimes 0,1 0,1 0,0
Ardèche 0,6 0,0 0,6
Ardennes -0,4 0,1 -0,5
Ariège 0,1 -0,2 0,3
Aube 0,4 0,2 0,2
Aude 0,6 -0,1 0,7
Aveyron 0,2 -0,3 0,4
Bouches-du-Rhône 0,4 0,5 0,0
Calvados 0,3 0,2 0,1
Cantal -0,3 -0,5 0,2
Charente 0,1 -0,1 0,2
Charente-Maritime 0,6 -0,2 0,7
Cher -0,1 -0,1 0,0
Corrèze -0,1 -0,4 0,3
Côte-d'Or 0,3 0,3 0,1
Côtes-d'Armor 0,2 -0,1 0,4
Creuse -0,4 -0,8 0,4
Dordogne 0,1 -0,4 0,4
Doubs 0,3 0,5 -0,1
Drôme 0,8 0,3 0,5
Eure 0,5 0,4 0,1
Eure-et-Loir 0,2 0,4 -0,2
Finistère 0,2 0,0 0,3
Corse-du-Sud 1,2 0,0 1,3
Haute-Corse 1,0 0,0 1,0
Gard 0,8 0,2 0,6
Haute-Garonne 1,4 0,6 0,8
Gers 0,3 -0,3 0,6
Gironde 1,3 0,3 1,0
Hérault 1,4 0,3 1,1
Ille-et-Vilaine 1,1 0,5 0,6
Indre -0,6 -0,4 -0,2
Indre-et-Loire 0,5 0,3 0,2
Isère 0,7 0,6 0,1
Jura -0,1 0,0 -0,1
Landes 1,0 0,0 1,0
Loir-et-Cher 0,2 0,0 0,1
Loire 0,3 0,3 0,0
Haute-Loire 0,3 -0,1 0,4
Loire-Atlantique 1,3 0,5 0,8
Loiret 0,5 0,4 0,1
Lot -0,1 -0,4 0,2
Lot-et-Garonne 0,1 -0,1 0,2
Lozère -0,2 -0,3 0,1
Maine-et-Loire 0,6 0,5 0,1
Manche 0,0 0,0 0,1
Marne 0,2 0,4 -0,1
Haute-Marne -0,5 -0,1 -0,5
Mayenne 0,1 0,3 -0,2
Meurthe-et-Moselle 0,1 0,3 -0,2
Meuse -0,3 0,1 -0,4
Morbihan 0,6 0,0 0,6
Moselle 0,0 0,2 -0,2
Nièvre -0,7 -0,5 -0,2
Nord 0,2 0,6 -0,3
Oise 0,4 0,6 -0,1
Orne -0,3 -0,1 -0,3
Pas-de-Calais 0,2 0,3 -0,2
Puy-de-Dôme 0,5 0,1 0,3
Pyrénées-Atlantiques 0,5 0,0 0,5
Hautes-Pyrénées -0,1 -0,2 0,2
Pyrénées-Orientales 1,0 -0,1 1,0
Bas-Rhin 0,4 0,4 0,0
Haut-Rhin 0,3 0,4 0,0
Rhône 1,1 0,8 0,3
Haute-Saône -0,2 0,1 -0,3
Saône-et-Loire 0,0 -0,1 0,1
Sarthe 0,2 0,3 -0,1
Savoie 0,6 0,4 0,3
Haute-Savoie 1,5 0,6 0,8
Paris -0,3 0,7 -1,0
Seine-Maritime 0,1 0,4 -0,2
Seine-et-Marne 1,0 0,8 0,1
Yvelines 0,3 0,8 -0,5
Deux-Sèvres 0,3 0,1 0,2
Somme 0,0 0,2 -0,2
Tarn 0,6 0,0 0,6
Tarn-et-Garonne 1,1 0,2 0,9
Var 0,8 0,0 0,7
Vaucluse 0,5 0,4 0,1
Vendée 1,0 0,2 0,8
Vienne 0,4 0,2 0,2
Haute-Vienne 0,0 0,0 0,0
Vosges -0,4 -0,1 -0,4
Yonne -0,1 -0,1 0,0
Territoire de Belfort 0,2 0,4 -0,1
Essonne 1,0 0,9 0,1
Hauts-de-Seine 0,4 1,0 -0,6
Seine-Saint-Denis 0,9 1,3 -0,4
Val-de-Marne 0,7 1,0 -0,3
Val-d'Oise 0,7 1,1 -0,3
Guadeloupe -0,3 0,6 -0,8
Martinique -0,7 0,4 -1,1
Guyane 2,6 2,3 0,2
La Réunion 0,7 1,2 -0,5
  • Lecture : en Haute-Garonne, la population augmente annuellement de 1,4 % entre 2010 et 2015, le taux de variation annuel de la population dû au solde naturel est positif (0,6 %) ainsi que celui dû au solde migratoire (0,8 %). En Ardèche, la population augmente annuellement de 0,6 %, le taux de variation dû au solde naturel est nul (0,0 %) et celui dû au solde migratoire est positif (+ 0,6 %).
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2017.
  • Source : Insee, recensements de la population de 2010 et 2015, État civil.

Figure 4 - Taux de variation annuel de la population entre 2010 et 2015

Le nombre de départements où la population est stable ou en baisse augmente (27, soit 13 de plus qu’entre 1990 et 2010). Pour l’essentiel, ils sont localisés sur une diagonale allant des Ardennes au Massif central. Pour ceux situés au sud de la Loire, les excédents migratoires sont insuffisants pour compenser le solde naturel défavorable, héritage d’une structure démographique âgée. Au Nord-Est, les anciens bastions industriels souffrent, à l’inverse, d’un déficit migratoire de moins en moins atténué par leur excédent naturel. L’Orne, les Vosges, la Haute-Marne, l’Indre et la Nièvre cumulent déficits naturel et migratoire.

Encadrés

Une mesure du solde migratoire : le solde apparent des entrées-sorties

La publication des populations municipales légales et leur mise en relation avec les données de l’état civil, dénombrant naissances et décès, permettent d'analyser les dynamiques démographiques en cours. Le solde apparent des entrées-sorties est calculé par différence entre la variation de la population entre deux recensements et le solde naturel au cours de la même période. Pour un département, ce solde intègre le solde des migrations avec l’ensemble des autres départements français et le solde des migrations avec l’étranger. L’analyse menée ne permet pas de distinguer l’origine et la destination des flux d’entrée et de sortie des départements. Cependant, les données issues du recensement montrent qu’en 2014, les flux en provenance de l’étranger ne représentaient en moyenne que 12 % des flux démographiques entrant dans les départements français. Au niveau local, le solde apparent des entrées-sorties est une composante importante de l'évolution de la population.

La hausse démographique des grands pôles urbains est portée par les excédents naturels

Les déterminants de la croissance démographique varient selon le zonage en aires urbaines. Les pôles urbains poursuivent leur développement démographique grâce à un fort accroissement naturel, mais ont un solde migratoire déficitaire (figure 5). Les migrations révèlent l'attractivité des couronnes des pôles, montrant ainsi la poursuite des mouvements de périurbanisation. Les espaces isolés situés hors influence des pôles attirent aussi plus de personnes qu’il n’en part. Mais les excédents migratoires sont juste suffisants pour compenser le fort déficit naturel.

Figure 5 - Décomposition des facteurs de croissance de la population selon le zonage en aires urbaines entre 2010 et 2015

Figure 5 - Décomposition des facteurs de croissance de la population selon le zonage en aires urbaines entre 2010 et 2015
Zonage en aire urbaine Taux de variation annuel de la population dû au solde migratoire (solde apparent des entrées-sorties) entre 2010 et 2015 (en %) Taux de variation annuel de la population dû au solde naturel entre 2010 et 2015 (en %) Population 2015
Grands pôles (pôles urbains) -0,1 0,6 38 928 190
Couronnes des grands pôles 0,5 0,4 12 530 093
Communes multipolarisées des grands pôles 0,4 0,2 3 417 827
Pôles moyens 0,0 0,0 1 944 845
Couronnes des pôles moyens 0,1 0,2 357 509
Petits pôles 0,2 -0,3 2 443 472
Couronnes des petits pôles 0,1 0,0 165 778
Autres communes multipolarisées 0,3 0,1 3 389 568
Communes isolées hors influence des pôles 0,3 -0,5 3 012 998
  • Lecture : au 1ᵉʳ janvier 2015, 38 928 190 personnes résident dans une commune d'un grand pôle. Entre 2010 et 2015, dans ce type d'espace, le solde naturel positif induit une augmentation annuelle de la population de 0,6 %, le solde migratoire déficitaire entraîne une baisse de 0,1 %.
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2017.
  • Source : Insee, recensements de la population de 2010 et 2015, État civil.

Figure 5 - Décomposition des facteurs de croissance de la population selon le zonage en aires urbaines entre 2010 et 2015

Sources

Cette étude, portant sur la France hors Mayotte, est fondée sur les populations communales, dites « populations municipales légales », issues des recensements de la population réalisés par l’Insee, en partenariat avec les communes, en date de référence au 1er janvier 2015 et au 1er janvier 2010, ainsi que du recensement de 1990.

Les données de population au 1er janvier 2015 dans les limites territoriales des communes existant au 1er janvier 2017 seront officielles dès leur authentification par décret. Ces populations officielles entrent en vigueur au 1er janvier 2018.

Les statistiques de l’état civil sur les naissances et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee.

Pour en savoir plus

Lévy D., Dzikowski C., « En 2014, un quart de la population qui déménage change de département », Insee Première n° 1654, juin 2017.

Clanché F., « Trente ans de démographie des territoires », Insee Première n° 1483, janvier 2014.

Brutel C., « L’analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2015 », Insee Focus n° 78, mars 2017.

Des données complémentaires sont disponibles dans le fichier Excel joint à cette publication, en haut de page.