Insee Conjoncture Pays de la Loire ·
Janvier 2026 · n° 57
Une légère reprise d’activité sans croissance de l’emploi Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025
Au 3e trimestre 2025, l’activité économique des Pays de la Loire s’inscrit dans la légère reprise du niveau national, mais reste marquée par des signaux contrastés selon les secteurs. La valeur ajoutée régionale progresserait sur le trimestre, mais cette évolution ne se traduit pas par une croissance de l’emploi : l’activité salariée, mesurée par le volume d’heures rémunérées, recule sur un an et l’emploi salarié régional demeure stable sur le trimestre. Dans le tertiaire et la construction, l’emploi se stabilise. Il progresse dans l’intérim, mais recule encore dans l’industrie. Le taux de chômage est quasi stable et reste le plus bas de France. Sur un an, la fréquentation touristique progresse à un rythme proche du niveau national, principalement portée par l’hôtellerie de plein air, et s’accompagne d’une hausse de l’activité et de l’emploi dans l’hébergement-restauration.
- En France, une croissance ravivée mais peu créatrice d’emplois
- Une activité proche du national, mais contrastée selon les secteurs
- L’emploi salarié régional est stable au 3e trimestre 2025
- L’emploi se stabilise dans le tertiaire et la construction, progresse dans l’intérim, mais recule encore dans l’industrie
- Un taux de chômage quasi stable, des offres d’emploi en net recul
- Hausse de la fréquentation touristique, portée par les campings ligériens
En France, une croissance ravivée mais peu créatrice d’emplois
Au 3e trimestre 2025, la France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance du PIB de +0,5 %. Cette hausse s’appuie sur la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique qui a propulsé la production et les exportations manufacturières. L’activité ralentirait ensuite un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.
Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. L’amélioration de l’activité se traduirait surtout par un redressement de la productivité, tandis que les entreprises resteraient prudentes dans leurs intentions d’embauche. La baisse du nombre d’alternants entamée cet été se poursuivrait. Dans ce contexte, l’emploi salarié serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Le chômage s’élèverait un peu, à 7,8 % mi-2026.
Une activité proche du national, mais contrastée selon les secteurs
Sous l’hypothèse que l’évolution nationale se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée régionale progresserait de 0,6 % au 3e trimestre, comme au niveau national. Dans la région, cette hausse serait davantage portée par l’agriculture et l’industrie manufacturière (notamment la cokéfaction-raffinage et les matériels de transport), tandis que la contribution positive du tertiaire marchand serait légèrement réduite, en lien avec son moindre poids régional.
À l’horizon du 4e trimestre 2025 et du 1er trimestre 2026, la valeur ajoutée régionale évoluerait à un rythme proche du niveau national. Elle resterait principalement soutenue par les services, dans un contexte de timide accélération de la consommation des ménages, tandis que les autres secteurs contribueraient plus modestement à la croissance.
Toutefois, cette hausse de la valeur ajoutée ne se reflète pas dans l’activité salariée. Au 3e trimestre 2025, par rapport à la même période de 2024, le volume d’heures rémunérées aux salariés recule de 0,3 % dans les Pays de la Loire, comme au niveau national. Dans la région, l’activité salariée est stable dans le tertiaire marchand, alors qu’elle continue de diminuer en France (-0,4 %). Elle progresse plus modérément dans le tertiaire non marchand (+0,2 %, contre +0,5 % au niveau national) et reste en retrait dans la construction (-1,4 %, contre -1,0 %) et dans l’industrie (-0,9 %, contre -0,3 %). Dans ce secteur, le recul concerne principalement les autres branches industrielles (produits métalliques, plasturgie, textiles, meubles), les biens d’équipement (produits informatiques, électroniques et optiques) et, dans une moindre mesure, les matériels de transport (en particulier l’industrie automobile).
L’emploi salarié régional est stable au 3e trimestre 2025
Au 3e trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans les Pays de la Loire (0,0 %, -720 emplois), comme en France. Il reste toutefois 0,2 % en dessous de son niveau d’un an auparavant (-2 920 emplois). Dans le secteur privé, il est quasi stable (-0,1 %), et inférieur de 0,3 % à son niveau du 3e trimestre 2024. En revanche, dans la fonction publique, l’emploi progresse de 0,3 % sur le trimestre et de 0,5 % sur un an.
Depuis le deuxième trimestre 2023, l’Insee produit et met à disposition des indices de chiffre d’affaires (ICA) régionaux. Cette source, toujours en phase d’expertise, est à considérer avec prudence.
Ces indices permettent de mesurer mensuellement l'évolution de l'activité des entreprises. Ils sont élaborés chaque mois à partir des déclarations mensuelles de TVA faites par les entreprises mono et quasi-mono régionales relevant du régime fiscal réel normal pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les séries sont en valeur et corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier (cvs-cjo).
L’emploi se stabilise dans le tertiaire et la construction, progresse dans l’intérim, mais recule encore dans l’industrie
L’emploi salarié se stabilise dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (-0,1 %, -740 emplois). Cette stabilité masque des évolutions contrastées selon les activités : l’emploi progresse dans l’hébergement-restauration (+150 emplois), tandis que les services aux ménages tirent l’emploi vers le bas (-560 emplois). Sur un an, l’emploi du tertiaire marchand est quasi stable (-0,1 %, soit -390 emplois).
L’emploi intérimaire progresse pour le deuxième trimestre consécutif (+0,9 %, soit +520 emplois), après neuf trimestres de baisse, tandis qu’il continue de reculer au niveau national (-0,6 %). Il reste cependant en baisse sur un an (-2,1 %, -1 240 emplois) et demeure nettement inférieur à son niveau d’avant la crise sanitaire (-8,6 %, -5 510 emplois). Pour mémoire, les intérimaires sont comptabilisés dans le tertiaire marchand, secteur des agences d’intérim qui les rémunèrent.
Dans le tertiaire non marchand, l’emploi augmente de 0,2 % (+990 emplois), comme depuis le début de l’année, et de 0,3 % sur un an, des évolutions identiques au national.
En revanche, l’emploi industriel recule pour le quatrième trimestre consécutif et la baisse s’accentue (-0,5 %, -1 250 emplois). Au niveau national, il demeure quasi stable (-0,1 %). Dans la région, le recul provient essentiellement de la fabrication d’autres produits industriels (-0,9 %, -950 emplois), un secteur en diminution continue depuis cinq trimestres et qui a perdu 3 000 emplois en un an. Sur un an, l’emploi industriel se contracte de 1,0 % (-1 250 emplois), une baisse nettement plus marquée qu’au niveau national (-0,3 %).
Dans la construction, l’emploi se stabilise après dix trimestres de baisse, dans un contexte où les signaux conjoncturels s’améliorent : les permis de construire augmentent depuis six trimestres, tandis que mises en chantier et créations d’entreprises repartent à la hausse. Le chiffre d’affaires du secteur enregistre par ailleurs une légère hausse ce trimestre. Sur un an, l’emploi recule toutefois de 0,9 %, soit 880 emplois de moins dans la région.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 100,5 | 100,7 | 100,9 | 100,3 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 100,9 | 100,7 | 101,1 | 100,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 101,8 | 101,1 | 101,2 | 100,6 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 102,2 | 101,6 | 102,4 | 100,6 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 101,9 | 101,4 | 101,4 | 100,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 102,7 | 101,0 | 100,8 | 99,9 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 103,6 | 100,8 | 102,8 | 101,5 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 104,7 | 100,8 | 102,9 | 101,6 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 106,1 | 101,0 | 104,0 | 101,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 107,1 | 101,4 | 105,6 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 108,0 | 102,0 | 107,1 | 102,0 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 108,8 | 102,4 | 108,4 | 102,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 109,3 | 102,7 | 108,9 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 109,5 | 102,8 | 109,5 | 102,5 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 109,4 | 103,5 | 110,0 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 109,8 | 103,7 | 110,7 | 102,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 109,6 | 104,3 | 111,3 | 103,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 109,4 | 104,5 | 111,4 | 103,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 109,1 | 105,0 | 111,9 | 103,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 108,9 | 105,3 | 112,2 | 104,2 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 108,2 | 105,5 | 112,6 | 104,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 108,0 | 105,7 | 112,6 | 105,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 107,8 | 105,9 | 112,8 | 105,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 107,4 | 105,9 | 112,6 | 104,8 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 107,1 | 105,7 | 112,5 | 105,1 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 105,4 | 112,8 | 105,3 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 104,9 | 112,7 | 105,5 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Un taux de chômage quasi stable, des offres d’emploi en net recul
Au 3e trimestre 2025, le taux de chômage est quasi stable dans les Pays de la Loire par rapport au trimestre précédent (+0,1 point), comme au niveau national. Il s’établit à 6,2 %, contre 7,7 % en France (hors Mayotte), et demeure supérieur de 0,3 point à son niveau d’un an auparavant. Il reste toutefois le plus bas de France, juste devant la Bretagne.
Parallèlement, les offres d’emploi collectées par France Travail reculent nettement au 3e trimestre (-10,9 %, après -3,6 % au 2e trimestre), une baisse plus marquée qu’au niveau national (-7,0 %). Sur un an, elles diminuent de 22,3 % dans la région, contre -20,6 % en France.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Pays de la Loire | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 7,2 | 8,8 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 7,2 | 8,8 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,3 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 8,9 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,0 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,1 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 5,7 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 5,6 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 5,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 5,8 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,2 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Hausse de la fréquentation touristique, portée par les campings ligériens
Au 3e trimestre 2025, les hébergements collectifs de tourisme des Pays de la Loire totalisent 14,3 millions de nuitées. La fréquentation progresse de 2,8 % par rapport au troisième trimestre 2024, une hausse proche de la tendance métropolitaine (+2,9 %).
Dans la région, l’hôtellerie de plein air constitue le principal moteur de la hausse. Au 3e trimestre 2025, les campings ligériens totalisent 10,5 millions de nuitées, soit une fréquentation nettement supérieure à celle de la même période de 2024 (+4,4 %) et à la moyenne nationale (+2,2 %). Après un été 2024 en retrait, la fréquentation des campings ligériens retrouve son niveau record de l’été 2023. Cette reprise est portée à la fois par la clientèle française (+3,9 %) et par la clientèle étrangère (+7,3 %). Les campings 4 et 5 étoiles concentrent près de trois nuitées sur quatre et continuent d’attirer davantage de touristes (+6,2 %), alors que la fréquentation recule dans les établissements 1 et 2 étoiles (-5,1 %).
En revanche, la fréquentation hôtelière est stable au troisième trimestre 2025 (+0,1 % par rapport à l’été 2024), avec 2,3 millions de nuitées. Cette stabilité contraste avec la forte hausse observée au niveau national (+4,3 %). Cette dernière s’explique en partie par un rattrapage après un été 2024, où les comportements d’évitement liés aux Jeux Olympiques de Paris avaient limité la fréquentation. Dans la région, la baisse de la clientèle française (-0,7 %) est partiellement compensée par une hausse de la clientèle étrangère (+3,3 % par rapport à l’été 2024). Toutefois, le retour des non-résidents demeure nettement moins marqué qu’en France métropolitaine (+11,2 %). Comme au niveau national, la clientèle d’affaires continue de reculer depuis la crise sanitaire. Au 3e trimestre 2025, les hôtels ligériens perdent 105 000 nuitées d’affaires sur un an, soit une baisse de 12,5 %.
Les autres hébergements collectifs touristiques sont moins fréquentés qu’en 2024. Au 3e trimestre 2025, ils enregistrent 1,5 million de nuitées, en baisse de 3,0 % par rapport à l’été 2024, alors que leur fréquentation progresse en France métropolitaine (+2,7 %). Ce recul régional est lié à la diminution des nuitées de la clientèle française (-4,7 %). À l’inverse, la fréquentation de la clientèle étrangère augmente fortement (+8,2 %), mais demeure minoritaire, représentant seulement 14 % des nuitées.
Cette dynamique touristique soutient l’activité dans l’hébergement-restauration. Au 3e trimestre 2025, le volume d’heures rémunérées dans l’hébergement-restauration progresse de 1,3 % sur un an. L’emploi salarié augmente également (+0,7 %) et atteint un niveau record, avec 57 600 salariés. Le chiffre d’affaires du secteur est lui aussi en hausse sur un an, à un rythme proche de celui observé au niveau national.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel des Pays de la Loire sur insee.fr.
(3) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, décembre 2025.
(4) Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions, Informations Rapides no 3, janvier 2026.