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Les déplacements domicile-travail en 2009 : résultats nationaux

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7 actifs sur 10 vont au travail en voiture

Parmi les 25 millions de personnes qui quittent leur domicile pour aller travailler, 18,6 millions utilisent principalement leur voiture, 3,8 millions les transports en commun, 2 millions la marche à pied et 1,1 million un deux-roues, motorisé ou non.

Cette répartition varie beaucoup selon le lieu de résidence des habitants, mais aussi selon la distance qui les sépare de leur lieu de travail.

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La spécificité francilienne du rôle des transports en commun

L’Île-de-France est la seule région où les transports en commun font jeu égal avec la voiture.

Si on se limite à Paris et aux trois départements de la petite couronne, sur 10 déplacements domicile-travail, 6 déplacements sur dix se font en métro, bus, train ou tramway, 2 seulement en voiture, et un à pied. Cette spécificité forte est évidemment due à la densité de l’habitat au sein de l’agglomération parisienne ainsi qu'à celle des réseaux de transport en commun.

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En province, la marche à pied est plus fréquente que les transports en commun

En dehors de l’Île-de-France, plus de 8 déplacements sur 10 se font en voiture, mais le second mode de déplacement est la marche à pied (7,9%), juste devant les transports en commun (7,5%), et loin devant les deux-roues (4,1%).

La part des transports en commun se situe le plus souvent entre 4 et 8% dans les régions de province, mais elle excède 10% en Alsace, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Rhône-Alpes.

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Des situations différentes en ville et à la campagne...

La place de la voiture dans les déplacements domicile-travail devient écrasante pour ceux qui résident à la campagne : elle y atteint 90%, du fait de distances souvent plus longues (seuls 5% des ruraux se déplacent à pied, et 3% en deux-roues), et de l’absence de système de transports en commun adapté (2% d’usagers seulement). On note cependant que, parmi les habitants des communes rurales qui travaillent près de chez eux, c’est à dire dans une commune de leur canton, plus d’une sur 6 se déplace à pied.

Le partage est un peu plus équilibré pour les résidents des villes, même hors de l’Île-de-France : les 3/4 de déplacent en voiture, mais 9% en transport en commun, autant à pied, et 5% en deux-roues.

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… et selon la distance entre le domicile et le lieu de travail

L’utilisation de la marche à pied et des deux-roues est limitée quand le lieu de travail est éloigné : quand il travaille dans l’agglomération où il habite, plus d’un actif sur 8 va travailler à pied, mais cette proportion descend à moins d’un pour cent quand il travaille ailleurs dans sa région. De même, l’usage du deux-roues est deux fois plus fréquent au sein d’une agglomération (5%) que quand il faut la quitter (2%).

Le cas des personnes, de plus en plus nombreuses, qui travaillent très loin de chez elles, dans une autre région, est un peu particulier, car toutes ne rentrent pas à leur domicile tous les jours. Ceci explique que certaines d’entre elles utilisent la marche à pied ou un deux roues pour se rendre quotidiennement au travail (4% au total). Le plus souvent, cependant, ces personnes utilisent leur voiture (78%, en particulier pour les déplacements entre deux régions de province) ou les transports en commun (17%, notamment les personnes venant travailler en Île-de-France depuis des régions limitrophes).

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En dix ans, la part de ceux qui doivent quitter leur agglomération, leur canton, ou même leur région de résidence pour travailler a augmenté.

En 2009, 1,2 millions de personnes ne travaillent pas dans leur région de résidence. Ce chiffre a augmenté de 27% en 10 ans, alors que le nombre de personnes qui se déplacent pour travailler n’a augmenté, dans le même temps, que de 15%.

Ces très longs déplacements concernent 8% des ruraux et 5% des habitants des villes de province, mais seulement 1% des franciliens. A titre d’exemple, près d’une personne sur cinq qui habite en Picardie travaille dans une autre région, le plus souvent l’Île-de-France.

La proportion d’actifs urbains qui travaillent dans l’agglomération où ils résident a diminué, passant de 71 à 68% entre 1999 et 2009, et celle des actifs ruraux qui travaillent dans leur canton de 38 à 33% sur la même période.

Il y a plusieurs explications à ce phénomène :

- Le choix des ménages d’habiter dans des communes souvent éloignées des centres-villes, ou même des agglomérations, pour améliorer leur cadre de vie et diminuer leur dépense en logement,

- La concentration des emplois dans les pôles urbains, et en particulier les plus grands d’entre eux,

- Le nombre croissant de couples dont les deux membres travaillent, ce qui rend difficile de trouver deux emplois situés dans des lieux proches et impose à l’un des deux conjoints des déplacements domicile-travail importants.

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Une illustration des usages du recensement : les déplacements domicile-travail - janvier 2013