Industrie, commerce, services
Franck Evain, division Salaires et revenus d’activité, Insee
En 2005, le revenu d’activité annuel brut des non-salariés de l’industrie, du commerce et des services est de 32 000 € en moyenne. Ce revenu est plus élevé dans le nord de la France, alors que les non-salariés sont davantage présents dans le sud. Les principaux déterminants traditionnels du revenu sont, notamment, le secteur d’activité et le statut éventuel d’employeur. Au-delà, les caractéristiques du territoire sur lequel est implantée l’entreprise, comme la richesse de la commune ou la concurrence, ont une influence non négligeable sur le revenu.
Au 31 décembre 2005, environ 1,4 million de non-salariés travaillent dans l’industrie, le commerce ou les services (ICS hors santé). C’est une population très hétérogène en termes de niveau de qualification, de secteur d’activité (encadré), de nombre de salariés, ou encore de revenus. Du fait de la petite taille de leurs entreprises, leur marché est le plus souvent un marché de proximité. D’où l’influence sur leurs revenus du territoire au sein duquel ils évoluent.
La part de l’emploi non-salarié dans l’emploi total du champ ICS par région (carte 1) fait apparaître de nettes disparités au sein de l’hexagone. En Île-de-France et dans le nord-est du pays, elle est inférieure à 9 % tandis qu’elle dépasse toujours 12 % dans le sud-ouest et les régions méditerranéennes.
À l’inverse, ce sont dans les régions du nord-ouest de la France que les non-salariés de ces secteurs sont les mieux rémunérés.
En 2005, parmi ceux qui dégagent des revenus positifs , le revenu annuel brut moyen d’un non-salarié du champ ICS est de 32 000 € en France métropolitaine. Les revenus moyens par région sont tous compris entre 25 800 € et 33 000 €, sauf pour l’Île-de-France qui est loin devant (43 900 €) et la Corse qui ferme la marche (21 800 €). Des effets de structure sectorielle expliquent en partie ces écarts. Les non-salariés franciliens sont par exemple plus nombreux en proportion dans les services aux entreprises, secteur rémunérateur, tandis que les Corses travaillent davantage dans la construction, secteur moins lucratif. À structure sectorielle identique, c’est-à-dire en pondérant les secteurs de chaque région de manière à reproduire la structure nationale, les écarts entre régions se réduisent (l’écart-type interrégional diminue d’un quart), mais l’opposition Nord-Sud reste toujours significative (carte 2).
Carte 1 - Part de l'emploi non salarié du champ ICS hors santé dans l'emploi total
Le champ (ICS hors santé) est le même pour les non-salariés et pour l'emploi total.
Source : fichier des non-salariés 2005, Acoss, calculs Insee.
Carte 2 - Revenu non salarié moyen à structure sectorielle constante
Le champ (ICS hors santé) est le même pour les non-salariés et pour l'emploi total.
Source : fichier des non-salariés 2005, Acoss, calculs Insee.
Le revenu moyen des non-salariés du champ ICS ne fluctue bien sûr pas seulement selon la région. Il est également très variable selon de multiples critères, notamment ceux propres à l’individu, à son entreprise, ou au territoire sur lequel il est installé. Un homme gagne par exemple beaucoup plus qu’une femme en moyenne (35 100 € contre 22 900 €) en valeur brute (tableau 1). Le revenu d’activité moyen s’accroît également avec l’âge des non-salariés, mais aussi avec l’âge de l’entreprise qu’ils dirigent : les entreprises les plus anciennes ont en effet déjà fait la preuve de leur viabilité, ce qui n’est pas toujours le cas des entreprises nouvellement créées.
De manière logique, les non-salariés employeurs sont également mieux rémunérés, tout comme les gérants de SARL, qui gagnent en moyenne 22 % de plus que les entrepreneurs individuels. Les professions libérales, assimilables aux professions intellectuelles, gagnent encore davantage, mais ne représentent que 14 % des non-salariés, essentiellement dans les services aux entreprises (avocats, architectes, conseillers d’affaires, auxiliaires d’assurance…). En ce qui concerne les revenus moyens par grands secteurs d’activité, les services aux entreprises, la finance et l’immobilier (avec un revenu d’activité moyen de 54 400 € par an) sont sans surprise loin devant l’industrie et la construction (30 000 €) qui distancent eux-mêmes le commerce, les services aux particuliers et les transports (21 000 €).
| Champ : non-salariés actifs au 31 décembre 2005 et ayant des revenus positifs, hors agriculture, éducation, santé, action sociale et administration. | ||||||||||||||
| Source : Acoss, calculs Insee. | ||||||||||||||
| en euros | ||||||||||||||
| Sexe | ||||||||||||||
| Homme | 35 100 | |||||||||||||
| Femme | 22 900 | |||||||||||||
| Tranche d'âge du non-salarié | ||||||||||||||
| Plus de 50 ans | 35 000 | |||||||||||||
| Entre 41 et 50 ans | 33 600 | |||||||||||||
| 40 ans et moins | 27 200 | |||||||||||||
| Âge de l'entreprise | ||||||||||||||
| 5 ans ou plus | 35 800 | |||||||||||||
| Moins de 5 ans | 23 800 | |||||||||||||
| Statut du dirigeant | ||||||||||||||
| Profession libérale | 58 600 | |||||||||||||
| Gérant de SARL | 31 800 | |||||||||||||
| Entrepreneur individuel | 26 100 | |||||||||||||
| Non-salarié employeur ou pas | ||||||||||||||
| Employeur | 38 300 | |||||||||||||
| Non-employeur | 29 300 | |||||||||||||
| Région | ||||||||||||||
| Île-de-France | 43 900 | |||||||||||||
| Province | 29 700 | |||||||||||||
| Secteur | ||||||||||||||
| Industrie | 30 500 | |||||||||||||
| Construction | 29 300 | |||||||||||||
| Commerce | 21 500 | |||||||||||||
| Services aux entreprises, finance et immobilier | 54 400 | |||||||||||||
| Services aux particuliers et transports | 20 400 | |||||||||||||
| Richesse de la commune | ||||||||||||||
| « Riche » | 37 900 | |||||||||||||
| « Moyenne » | 29 700 | |||||||||||||
| « Pauvre » | 27 800 | |||||||||||||
| Densité d'établissements du même secteur dans le département | ||||||||||||||
| Faible | 33 200 | |||||||||||||
| Moyenne | 30 900 | |||||||||||||
| Forte | 31 800 | |||||||||||||
| Ensemble | 32 000 | |||||||||||||
À côté de ces variables qui expliquent une partie des différences de revenu, d’autres, relatives au lieu d’implantation de l’entreprise, font également transparaître des disparités. À ce titre, s’il est notoire que le fait de travailler en Île-de-France a un effet positif sur le revenu (43 900 € contre 29 700 € en province), il est intéressant de regarder d’une part, l’influence de la richesse de la commune où opère le non-salarié, celle-ci étant calculée à partir du revenu médian par habitant, et d’autre part, celle de la concurrence qu’il doit affronter.
Les communes ont été classées selon leur revenu fiscal médian par habitant puis réparties en trois groupes (« pauvres », « moyennes », « riches »), de telle sorte que chaque groupe contienne environ un tiers des non-salariés . Le revenu fiscal médian par habitant est de 8 600 € dans les communes les plus pauvres (premier groupe), et de 13 400 € dans les communes les plus riches (troisième groupe), soit un écart de 55 %. Ces communes « riches » sont surreprésentées en Île-de-France puisqu’elles y constituent 77 % des communes contre seulement 16 % en province. Le revenu d’un non-salarié travaillant dans une commune dite riche s’élève à 37 900 € en moyenne contre 27 800 € pour celui exerçant dans une commune dite pauvre, soit un écart de 36 %.
La densité départementale en établissements dans un secteur donné peut être considérée comme un indicateur approchant l’intensité de la concurrence dans ce département. Elle est mesurée par le rapport entre le nombre d’établissements de ce secteur et la population totale. Des seuils sont ensuite choisis pour chaque secteur afin de définir trois modalités de densité (« forte », « moyenne », « faible » - définitions). Pour certains secteurs (services personnels, commerce automobile), la densité est très homogène sur l’ensemble du territoire tandis que pour d’autres (conseil et assistance, activités financières et immobilières) elle varie fortement d’un département à l’autre. De la même manière, dans certains départements, la concentration des établissements est forte pour dix secteurs sur les onze étudiés ici (Hautes-Alpes, Alpes- Maritimes, Savoie) tandis que dans d’autres, les onze secteurs sont classés en « densité faible » (Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Pas-de-Calais, Somme). En moyenne, il n’y a pas de gros écarts de revenus entre les différents niveaux de densité auxquels font face les non-salariés. Cela s’explique par le fait que, notamment en région parisienne, une forte densité peut être compensée par un niveau élevé du revenu des habitants (les deux variables agissant en sens contraire).
Dans le but de s’affranchir des effets de structure liés aux caractéristiques du non-salarié, de son entreprise et du territoire, on isole l’effet propre de chacune de ces variables sur le revenu. Ceci pour chacun des onze secteurs d’activité définis ici, de manière à tenir compte de l’hétérogénéité sectorielle inhérente à la population des non-salariés. Ces facteurs peuvent se répartir en deux groupes : d’une part, les caractéristiques du non-salarié et de son entreprise et d’autre part, les facteurs territoriaux liés à l’espace où le non-salarié est implanté. Ainsi, toutes choses mesurables étant égales par ailleurs, si le fait d’être un homme procure un revenu supérieur de 29 % en moyenne sur l’ensemble des non-salariés du champ ICS, cet avantage ne s’élève qu’à 10 % dans le commerce de détail hors magasin − éventaires et marchés − (tableau 2). En comparaison, l’impact de l’âge sur le revenu est relativement faible et devient même négatif dans la majorité des secteurs une fois passés 50 ans. En revanche, quel que soit le secteur d’activité, si l’ancienneté de l’entreprise est supérieure ou égale à 5 ans, l’effet sur le revenu est toujours positif, et l’ordre de grandeur est le même pour quasiment tous les secteurs (+ 40 % en moyenne). C’est donc l’ancienneté de l’ancrage de l’entreprise sur son territoire, davantage que l’expérience professionnelle totale de l’entrepreneur, qui influe sur le revenu. L’incidence du statut juridique est plus difficile à interpréter, tant le statut « profession libérale » est restreint à certains secteurs comme le conseil et l’assistance aux entreprises. Le fait d’être à la tête d’une SARL plutôt que d’une entreprise individuelle représente tout de même un atout indiscutable, avec un revenu supérieur de 44 % en moyenne. Cela signifie probablement que ce sont souvent des entrepreneurs plus dynamiques qui choisissent de se mettre en SARL. Toutefois, c’est le fait d’être employeur, c’est-à-dire d’avoir des salariés, qui constitue le critère le plus influant, avec une probabilité de gain moyen supérieur de 79 %. Dans ces entreprises souvent peu capitalistiques, passer de 0 à 1 salarié conduit à un doublement de la main- d’œuvre totale et donc à une forte croissance du potentiel productif.
| Lecture : dans le secteur du conseil et assistance aux entreprises, pour les non-salariés être un homme procure en moyenne, toutes choses égales par ailleurs (en termes d'âge, de secteur etc.), un revenu d'activité supérieur de 28 % à celui d'une femme. n.s. : non significatif au seuil de 5 %. | ||||||||||||||
| Champ : non-salariés actifs au 31 décembre 2005 et ayant des revenus positifs, hors agriculture, éducation, santé, action sociale et administration. | ||||||||||||||
| Source : Acoss, calculs Insee. | ||||||||||||||
| en % | ||||||||||||||
| Effet propre associé au fait d'être un homme | Effets propres associés à l'âge (référence : 40 ans et moins) | Effet propre associé au fait de diriger une entreprise ayant au moins 5 ans | Effet propre associé au statut (référence : entrepreneur individuel) | Effet propre associé au fait d'être employeur | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Plus de 50 ans | Entre 41 et 50 ans | Profession libérale | Gérant de SARL | |||||||||||
| Conseil et assistance aux entreprises | 28 | - 14 | n.s. | 81 | n.s. | - 4 | 67 | |||||||
| Activités financières et immobilières | 55 | - 11 | 12 | 54 | 17 | 21 | 118 | |||||||
| Métiers de bouche | 45 | - 3 | 5 | 32 | n.s. | 29 | 74 | |||||||
| BTP | 50 | - 3 | 6 | 27 | 20 | 49 | 62 | |||||||
| Commerce et réparation automobile | 26 | n.s. | 9 | 29 | n.s. | 59 | 81 | |||||||
| Services opérationnels aux entreprises | 37 | n.s. | 12 | 44 | 28 | 95 | 113 | |||||||
| Commerce de détail en magasin spécialisé | 36 | n.s. | 9 | 35 | 25 | 50 | 89 | |||||||
| Hôtels et restaurants | 24 | - 5 | 8 | 29 | 27 | 33 | 68 | |||||||
| Transports | 28 | - 7 | 4 | 13 | - 34 | 48 | 56 | |||||||
| Services personnels | 27 | - 17 | - 3 | 29 | - 18 | 60 | 76 | |||||||
| Commerce de détail hors magasin | 10 | 9 | 16 | 40 | n.s. | 253 | 219 | |||||||
| Modèle tous secteurs confondus | 29 | - 7 | 5 | 40 | 26 | 44 | 79 | |||||||
Si les facteurs liés à l’entrepreneur et à son entreprise sont premiers, la localisation de l’entreprise influence également le niveau des revenus. Ainsi, le niveau de richesse de la commune influence le revenu dans quasiment tous les secteurs d’activité : un non-salarié a des chances de gagner davantage quand il travaille dans une commune plus riche (tableau 3). Cet effet est particulièrement fort dans le secteur des hôtels et restaurants (+ 24 %), secteur composé d’entreprises qui se définissent d’abord par leur standing et dont la localisation dépend du niveau de vie de leur clientèle potentielle : à clientèle aisée, revenus de l’entrepreneur élevés. A contrario, l’effet « richesse » de la commune est non significatif ou faible dans le secteur des transports et le conseil aux entreprises car leur zone de chalandise s’étend au-delà des limites de leur commune. Dans les autres secteurs, le fait de travailler dans une commune « riche » entraîne une probabilité de revenu supérieur de 8 à 18 % par rapport à une commune « pauvre ».
La densité départementale en établissements, autre variable territoriale, influe aussi sur le revenu : un boulanger gagnera davantage dans une commune où il est seul à faire ce métier que dans une commune de même taille où exercent plusieurs confrères. Mais cet indicateur est imparfait car il considère le nombre d’établissements sur un territoire sans prendre en compte leur importance. Si bien que dans le commerce par exemple, une grande surface et un commerce de proximité auront le même poids en termes de concurrence. Toutefois, malgré cette imprécision de l’indicateur, il ressort qu’à caractéristiques identiques, un non-salarié a, tous secteurs confondus, un revenu potentiellement plus élevé (+ 8,1 %) dans les départements où la densité d’établissements du même secteur d’activité par habitant est faible que dans ceux où elle est forte. Cependant, bien que l’effet « densité faible » soit positif pour la majorité des secteurs (notamment les métiers de bouche et le transport), il est négatif pour certains comme, par exemple, le commerce de détail hors magasin : la diversité des commerces, et donc le nombre de commerçants, sont en effet indispensables pour attirer les clients.
| Lecture : dans le secteur du conseil et assistance aux entreprises, être installé dans une commune « riche » procure en moyenne, toutes choses égales par ailleurs (en termes d'âge, de secteur etc.), un revenu d'activité supérieur de 6 % à celui d'un non-salarié installé dans une commune « pauvre ». n.s. : non-significatif au seuil de 5 %. | ||||||||||||||
| Champ : non-salariés actifs au 31 décembre 2005 et ayant des revenus positifs, hors agriculture, éducation, santé, action sociale et administration. | ||||||||||||||
| Source : Acoss, calculs Insee. | ||||||||||||||
| en % | ||||||||||||||
| Effet propre associé au niveau de richesse de la commune de travail (référence : commune « pauvre ») | Effet propre associé à la densité en établissements du secteur dans le département (référence : densité forte) | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Commune « riche » | Commune « moyenne » | Densité faible | Densité moyenne | |||||||||||
| Conseil et assistance aux entreprises | 6 | - 2 | - 9 | - 17 | ||||||||||
| Activités financières et immobilières | 11 | 3 | 3 | 3 | ||||||||||
| Métiers de bouche | 15 | 4 | 22 | 7 | ||||||||||
| BTP | 11 | 5 | 16 | 11 | ||||||||||
| Commerce et réparation automobile | 8 | 5 | 14 | 8 | ||||||||||
| Services opérationnels aux entreprises | 18 | n.s. | - 13 | - 7 | ||||||||||
| Commerce de détail en magasin spécialisé | 11 | 6 | 10 | 7 | ||||||||||
| Hôtels et restaurants | 24 | 11 | 10 | n.s. | ||||||||||
| Transports | n.s. | 4 | 25 | 17 | ||||||||||
| Services personnels | 8 | 5 | 11 | 9 | ||||||||||
| Commerce de détail hors magasin | 13 | n.s. | - 3 | - 11 | ||||||||||
| Modèle tous secteurs confondus | 14 | 5 | 8 | 2 | ||||||||||
Conseil et assistance aux entreprises : activités juridiques (32 %), conseil pour les affaires et la gestion (18 %), activités d’architecture (14 %), ingénierie, études techniques (9 %)…
Activités financières et immobilières : auxiliaires d’assurance (30 %), agences immobilières (25 %), location d’autres biens immobiliers (23 %)…
Métiers de bouche : boulangerie et pâtisserie (59 %), boucherie (23 %), charcuterie (10 %)…
BTP : maçonnerie (19 %), peinture (15 %), électricité (13 %), menuiserie (12 %), plomberie (10 %)…
Commerce et réparation automobile : entretien et réparation (52 %), commerce (28 %)…
Services opérationnels aux entreprises : secrétariat et traduction (24 %), activités de nettoyage (23 %), services annexes à la production (21 %)…
Commerce de détail en magasin spécialisé : habillement (17 %), librairie - papeterie (12 %), fleuristes (9 %)…
Hôtels et restaurants : restauration de type traditionnel (45 %), débits de boissons (16 %), restauration de type rapide (12 %), hôtels touristiques avec restaurant (10 %)…
Transports : taxis (54 %), transports routiers de marchandises de proximité (24 %)…
Services personnels : coiffure (63 %), soins de beauté (14 %), blanchisserie - teinturerie (7 %)…
Commerce de détail hors magasin : alimentaire ou non sur éventaires et marchés (95 %)…

Insee Première N°1185 - avril 2008
Insee Première : Présentation de la collection et liste des numéros parus
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