Pauline Givord, division Emploi, Insee
Intérim, contrat à durée déterminée… ces contrats temporaires ont été les premiers touchés par le ralentissement économique entre 2002 et 2004. D’une part, dans un contexte économique difficile, les entreprises ont eu moins recours à ce type de contrat ; d’autre part, lorsqu’à l’issue de son contrat, un salarié s’est trouvé au chômage, il a rencontré plus de difficultés dans sa recherche d’un nouvel emploi. Les débuts de carrière, traditionnellement marqués par une succession de contrats courts, se trouvent encore plus perturbés. Plus d’un quart des jeunes qui étaient actifs en 2003 ont traversé au moins une période sans emploi au cours des quatre trimestres suivants, que ce soit au chômage ou dans l’inactivité, contre 17 % pour l’ensemble des actifs. Près d’un jeune actif sur dix n’a pas occupé d’emploi au cours de l’année. Même élevé, un diplôme n’est plus garant d’un emploi à durée indéterminée : parmi les diplômés de niveau bac + 2 qui travaillaient en 2003, 14 % ont été sans emploi au moins une fois au cours de l’année suivante.
Les intérimaires et les titulaires d’un contrat à durée déterminée du secteur privé ont été les premiers touchés par la dégradation de la conjoncture économique observée entre 2002 et 2004 : pour ces salariés, le risque d’être au chômage trois mois plus tard a augmenté de plus de deux points sur cette période, et atteint 16 % en 2004 (tableau 1). Alors qu’en 2004 comme en 2002, moins de 1 % des salariés occupant un emploi à durée indéterminée (CDI du secteur privé ou fonctionnaire du secteur public) se retrouvaient au chômage dans les trois mois.
Deux effets se conjuguent pour expliquer cette forte vulnérabilité de l’emploi intérimaire et à durée déterminée. D’une part, les entreprises prolongent plus rarement ces contrats lorsque le contexte économique est difficile. Ces types de contrat sont en effet utilisés par les entreprises pour amortir les aléas conjoncturels : une diminution du rythme de la production réduit donc d’abord le recours au travail temporaire. D’autre part, lorsqu’un salarié se retrouve au chômage à l’issue de son contrat, il trouve moins rapidement un nouvel emploi : en 2004, seulement un chômeur sur cinq avait trouvé un emploi le trimestre suivant en moyenne, soit un point de moins qu’en 2002. De plus, dans près de trois quarts des cas, il s’agissait d’un emploi temporaire (intérim, contrat à durée déterminée ainsi qu’emploi aidé).
Enfin, en 2004 comme en 2002, sortir du chômage prend du temps en France : près des deux tiers des personnes au chômage à un moment donné en 2004 y sont encore trois mois plus tard. En outre, au bout d’un trimestre, pratiquement un chômeur sur sept a renoncé à chercher un emploi (au moins temporairement) ou n’a pas effectué de recherches en ce sens.
| Champ : 15 à 64 ans. Les personnes en cours d’études initiales, les stagiaires et les apprentis sont exclus. | ||||||||||||||||||||||||
| Lecture : en moyenne sur 2002, 14,2 % des intérimaires ou salarié sous CDD dans le secteur privé était au chômage le trimestre suivant ; cette proportion est passée à 16,1% en 2004. 15,2 % des chômeurs en 2002 occupaient un emploi temporaire (intérim, contrat à durée déterminée, emploi aidé) le trimestre suivant ; cette proportion est passée à 14,6 % en 2004. | ||||||||||||||||||||||||
| Source : enquêtes Emploi, 2002 et 2004, Insee. | ||||||||||||||||||||||||
| en % | ||||||||||||||||||||||||
| 2002 | 2004 | |||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | Hommes | Femmes | Ensemble | Hommes | Femmes | |||||||||||||||||||
| CDD, intérim (secteur privé) - Chômage | 14,2 | 15,5 | 12,3 | 16,1 | 16,6 | 15,7 | ||||||||||||||||||
| CDD, intérim (secteur privé) - Emploi salarié à durée indéterminée | 9,8 | 10,6 | 8,9 | 10,2 | 10,6 | 9,7 | ||||||||||||||||||
| Chômage - Chômage | 63,7 | 66,0 | 61,6 | 65,0 | 66,6 | 63,6 | ||||||||||||||||||
| Chômage - Inactivité | 13,8 | 11,1 | 16,2 | 13,5 | 11,0 | 15,7 | ||||||||||||||||||
| Chômage - Emploi temporaire | 15,2 | 15,3 | 15,1 | 14,6 | 14,6 | 14,4 | ||||||||||||||||||
| Chômage - Emploi salarié à durée indéterminée | 6,4 | 6,3 | 6,5 | 5,9 | 6,4 | 5,5 | ||||||||||||||||||
| Emploi salarié à durée indéterminée - Chômage | 0,8 | 0,8 | 0,8 | 0,7 | 0,8 | 0,7 | ||||||||||||||||||
La sensibilité du volume d’emplois temporaires aux variations cycliques de l’économie a surtout un impact sur les actifs de moins de trente ans. Plus d’un jeune actif sur cinq occupe un emploi temporaire (tableau 2). Pour nombre d’entre eux, passer par un emploi temporaire constitue une étape incontournable de l’insertion professionnelle. Ces jeunes sont donc les plus touchés par la hausse du chômage observée entre 2002 et 2004 : le taux de chômage des actifs de moins de 30 ans atteint 18,1% en moyenne sur 2004, soit près de trois points de plus qu’en 2002.
Ils sont également plus nombreux à connaître des trajectoires d’emploi discontinues : 28 % des jeunes qui étaient actifs en 2003 ont traversé au moins une période sans emploi au cours de l’année, que ce soit au chômage ou dans l’inactivité (tableau 3). Pour l’ensemble des actifs, cette proportion n’est que de 17 %. Près d’un jeune actif sur dix n’a pas occupé d’emploi durant quatre trimestres successifs. Les moins de trente ans connaissent fréquemment une situation précaire… qui s’inscrit dans la durée : 10 % des jeunes actifs qui avaient un emploi en 2003 ont occupé un emploi temporaire quatre trimestres successifs ; ce n’est le cas que de 5 % pour l’ensemble des actifs occupés. Alterner emplois temporaires et emplois à durée indéterminée dans une même année est aussi plus fréquent avant trente ans : 4 % des jeunes actifs ayant un emploi en 2003 ont vécu ce type d’alternance au cours des quatre derniers trimestres, soit trois points de plus que l’ensemble des actifs occupés.
Seul point positif, sortir du chômage est un peu plus rapide pour eux que pour les plus âgés : parmi les moins de trente ans chômeurs en 2003, deux sur cinq étaient toujours sans emploi lors des quatre trimestres suivants. Sur l’ensemble des chômeurs, cette proportion est de plus d’un sur deux.
Au total, 58 % des jeunes actifs en 2003 ont occupé un emploi à durée indéterminée quatre trimestres de suite, alors que cette proportion atteint 77 % sur l’ensemble des actifs. Parmi les jeunes qui occupaient déjà un emploi en 2003, seulement 69 % ont occupé un emploi à durée indéterminée les quatre trimestres suivants.
| Champ : actifs âgés de 15 à 64 ans. Les personnes en cours d’études initiales, les stagiaires et les apprentis sont exclus. | ||||||||||||||||||||||||
| Lecture : parmi les actifs âgés de 15 à 29 ans, 59,0 % occupaient un emploi à durée indéterminée en moyenne en 2002 et 58,0 % en 2004. Le taux de chômage s’établissait à 8,9 % pour les hommes et 10,9 % pour les femmes en moyenne en 2004. | ||||||||||||||||||||||||
| Source : enquêtes Emploi, 2002 et 2004, Insee. | ||||||||||||||||||||||||
| en % | ||||||||||||||||||||||||
| 15-29 ans | 30-49 ans | 50-64 ans | Ensemble | 2004 | ||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2002 | 2004 | 2002 | 2004 | 2002 | 2004 | 2002 | 2004 | Hommes | Femmes | |||||||||||||||
| Non-salarié | 2,9 | 2,9 | 10,1 | 9,4 | 17,0 | 16,1 | 10,2 | 9,8 | 12,3 | 6,8 | ||||||||||||||
| Emploi salarié à durée indéterminée | 59,0 | 58,0 | 75,4 | 75,2 | 72,7 | 72,9 | 71,5 | 71,3 | 70,9 | 71,8 | ||||||||||||||
| Emploi temporaire | 22,7 | 21,0 | 7,1 | 7,2 | 4,0 | 4,0 | 9,5 | 9,1 | 7,9 | 10,5 | ||||||||||||||
| Chômage | 15,4 | 18,1 | 7,4 | 8,2 | 6,3 | 7,0 | 8,8 | 9,8 | 8,9 | 10,9 | ||||||||||||||
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | ||||||||||||||
| Champ : personnes de 15 à 64 ans, interrogées pour la première fois en 2003 et présentes lors des quatre trimestres suivants. Les personnes en cours d’études initiales, les stagiaires et les apprentis sont exclus. | ||||||||||||
| Lecture : 51,9 % des personnes au chômage un trimestre donné en 2003 n’ont jamais occupé d’emploi au cours des quatre trimestres suivants. 4,2 % d’entre eux ont occupé un emploi à durée indéterminée (salarié ou non salarié) les quatre trimestres suivants. | ||||||||||||
| Source : enquêtes Emploi 2003 et 2004, Insee. | ||||||||||||
| en % | ||||||||||||
| Situation en 2003 selon l’âge | Actifs | Chômeurs | Actifs occupés | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 15-29 | 30-49 | 50-64 | Ens. | 15-29 | 30-49 | 50-64 | Ens. | 15-29 | 30-49 | 50-64 | Ens. | |
| Uniquement emploi à durée indéterminée | 58,2 | 81,8 | 77,6 | 76,8 | 5,0 | 4,2 | 2,8 | 4,2 | 69,2 | 88,4 | 83,6 | 84,2 |
| Emploi à durée indéterminée et emploi temporaire | 4,2 | 1,2 | 0,4 | 1,5 | 3,7 | 1,5 | 0,2 | 2,0 | 4,4 | 1,2 | 0,4 | 1,5 |
| Uniquement emploi temporaire | 9,1 | 4,0 | 3,9 | 4,8 | 6,6 | 4,1 | 0,7 | 4,2 | 9,6 | 4,0 | 4,1 | 4,9 |
| Emploi et chômage ou inactivité | 19,3 | 8,3 | 10,1 | 10,6 | 41,0 | 43,4 | 18,1 | 37,7 | 14,8 | 5,3 | 9,5 | 7,8 |
| Uniquement chômage ou inactivité | 9,1 | 4,7 | 8,0 | 6,2 | 43,7 | 46,8 | 78,3 | 51,9 | 2,0 | 1,1 | 2,4 | 1,6 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
L’insertion des jeunes dans l’emploi est d’autant plus rapide qu’ils possèdent un diplôme élevé : 68 % des diplômés du supérieur de moins de trente ans qui travaillaient en 2003 ont toujours disposé d’un emploi à durée indéterminée les quatre trimestres suivants contre 43 % des non-diplômés (tableau 4). Parmi ces derniers, plus d’un quart a connu une alternance d’emploi et de non-emploi, et près d’un cinquième a toujours été sans emploi.
Cependant, même pour les jeunes très diplômés, occuper un emploi à durée indéterminée n’est pas assuré. Parmi les diplômés de niveau « bac + 2 » qui travaillaient en 2003, 14 % ont été sans emploi au moins une fois au cours de l’année suivante, cette proportion est de 20 % pour les jeunes actifs diplômés du supérieur long. Les jeunes actifs diplômés de l’enseignement supérieur court occupent également souvent des emplois temporaires : 10 % d’entre eux ont travaillé sous ce type de contrat tout au long de l’année.
Si 64 % des jeunes hommes titulaires du bac ont eu un emploi à durée indéterminée quatre trimestres successifs, seulement 55 % des jeunes filles de même niveau scolaire étaient dans ce cas en 2003.
| Champ : actifs occupés âgés de 15 à 29 ans, interrogés pour la première fois en 2003 et présents lors des quatre trimestres suivants. Les personnes en cours d’études initiales, les stagiaires et les apprentis sont exclus. | ||||||||||||||||||||||||
| Lecture : 5,9 % des actifs diplômés du supérieur n’ont jamais occupé d’emploi au cours des quatre trimestres suivants. 67,6 % d’entre eux ont occupé un emploi à durée indéterminée (salarié ou non salarié) les quatre trimestres suivants. | ||||||||||||||||||||||||
| Source : enquêtes Emploi 2003 et 2004, Insee. | ||||||||||||||||||||||||
| en % | ||||||||||||||||||||||||
| Situation en 2003 selon le diplôme | Diplôme du supérieur | Bac +2 | Bac ou équivalent | CAP ou BEP | BEPC seul | Aucun diplôme ou CEP | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Uniquement emploi à durée indéterminée | 67,6 | 72,2 | 59,9 | 56,0 | 40,0 | 42,7 | ||||||||||||||||||
| Emploi à durée indéterminée et emploi temporaire | 3,8 | 4,1 | 4,0 | 5,3 | 6,2 | 2,6 | ||||||||||||||||||
| Uniquement emploi temporaire | 8,8 | 10,1 | 8,4 | 9,2 | 12,2 | 7,7 | ||||||||||||||||||
| Emploi et chômage ou inactivité | 13,9 | 10,3 | 21,2 | 20,8 | 23,2 | 27,1 | ||||||||||||||||||
| Uniquement chômage ou inactivité | 5,9 | 3,3 | 6,5 | 8,7 | 18,2 | 19,9 | ||||||||||||||||||
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | ||||||||||||||||||
Les 30-49 ans sont moins directement exposés aux variations conjoncturelles de l’emploi. Entre 2002 et 2004, leur taux de chômage a augmenté de moins d’un point, pour atteindre 8,2 % en moyenne sur 2004. Quant aux seniors, les diffi- cultés qu’ils rencontrent sur le marché du travail se traduisent surtout par des sorties précoces vers l’inactivité : en 2004, « seulement » 7,0 % des actifs de 50 à 64 ans sont au chômage au sens du Bureau International du Travail, mais près d’un quinquagénaire sur quatre est inactif.
Les 30-49 ans sont également plus souvent dans des trajectoires d’emploi stable : 82 % d’entre eux ont occupé un emploi à durée indéterminée quatre trimestres successifs. Parmi les personnes qui avaient déjà un emploi lors de leur première interrogation en 2003, cette proportion s’élève à 88 %.
Un peu plus de trois quarts des personnes actives âgées de plus de 50 ans ont occupé un emploi stable quatre trimestres consécutifs. Près d’une sur cinq a connu au moins une période de non- emploi : pour les seniors, il peut s’agir d’un départ en retraite ou en préretraite. Les reprises d’emploi sont très difficiles après cinquante ans : plus des trois quart des seniors au chômage en 2003 n’ont pas retrouvé de travail les quatre trimestres suivants.
Près d’une femme active sur neuf occupe un emploi temporaire en 2004 contre moins d’un homme sur douze. Être à son compte est plutôt masculin : 12 % des hommes actifs sont non- salariés, contre seulement 7 % des femmes actives. Les femmes actives occupent aussi souvent que les hommes un emploi salarié à durée indéterminée : en 2004, sept actifs sur dix, hommes ou femmes, sont dans ce cas. En revanche, les femmes sont plus souvent au chômage que les hommes. En moyenne sur 2004, 11 % des femmes sont au chômage, contre 9 % des hommes.
Au cours de l’année, près d’une femme active sur cinq a connu au moins une période sans emploi, contre un actif sur sept. Et parmi ces femmes actives en 2003, 7 % ont occupé un emploi temporaire les quatre trimestres suivants, soit une proportion une fois et demi plus élevée que pour les hommes.
Passer d’un emploi temporaire à un emploi stable est également plus rare pour les femmes que pour les hommes. En moyenne sur 2004, 9,7 % des femmes qui occupaient un emploi intérimaire ou avait un CDD du secteur privé à un moment donné travaillaient sous CDI le trimestre suivant, contre 10,6 % des hommes.
Obtenir un emploi temporaire après une période de chômage est aussi fréquent pour les femmes que pour les hommes. En revanche, avec le ralentissement économique, les chômeuses ont encore plus de difficulté que les chômeurs à trouver un emploi stable : seulement 5,5 % des chômeuses en 2004 occupaient un emploi salarié à durée indéterminée le trimestre suivant, soit un point de moins que pour les hommes. Cette proportion était pourtant identique pour les hommes et pour les femmes en 2002.
Les femmes ont également une plus grande propension que les hommes à quitter le chômage pour l’inactivité. Au bout d’un trimestre, 16 % des chômeuses sont inactives au sens du Bureau International du Travail : elles n’effectuent plus de démarches de recherche d’emploi ou ne sont plus disponibles pour occuper un emploi dans les quinze jours. Pour les chômeurs, cette proportion est inférieure de près de 5 points.
Un intérimaire sur cinq et une personne en CDD sur sept sont au chômage le trimestre suivant. Au bout d’un an, un quart des intérimaires est au chômage (graphique 1 et 2). En revanche, si moins d’un titulaire d’un emploi aidé du privé sur dix est au chômage au bout d’un trimestre, au bout d’un an cette proportion est de presque un sur six. Les différences de nature entre les contrats, et en particulier leur durée, expliquent ces disparités. La moitié des missions d’intérim durent moins d’un mois, tandis que les trois quarts des contrats aidés ont une durée contractuelle de plus d’un an. Sur une période de temps plus courte, la fréquence des transitions entre emploi et chômage est donc plus élevée pour les missions d’intérim que pour les contrats aidés.
Ces disparités s’observent également dans les taux d’accès à un emploi sous contrat à durée indéterminée : au bout d’un an, près d’une personne en CDD sur quatre et un intérimaire sur six disposent d’un emploi stable. De leur côté, les bénéficiaires d’un contrat aidé ne sont pas plus nombreux que les chômeurs à décrocher un emploi sous contrat à durée indéterminée : guère plus d’un sur huit est dans ce cas.
Graphique 1 - Près d’un intérimaire sur quatre en 2003 était au chômage un an après tandis qu’un CDD sur quatre occupait un emploi salarié sous CDI : vers le chômage
Lecture : 19,3 % des intérimaires un trimestre donné en 2003 étaient au chômage trois mois plus tard. Cette proportion atteignait 25,8 % au bout de six mois, 26,1 % au bout de neuf mois et retombait à 24,9 % après un an.
Graphique 2 - Près d’un intérimaire sur quatre en 2003 était au chômage un an après tandis qu’un CDD sur quatre occupait un emploi salarié sous CDI : vers un CDI
Champ : actifs âgés de 15 à 64 ans, interrogés pour la première fois en 2003 et présents lors des quatre trimestres suivants. Les personnes en cours d’études initiales, les stagiaires non rémunérés et les apprentis sont exclus.
Lecture : 6,1 % des intérimaires un trimestre donné en 2003 occupaient un emploi salarié à durée indéterminée trois mois plus tard. Cette proportion atteignait 10,9 % au bout de six mois, 14,4 % au bout de neuf mois et 17,3 % après un an.
Source : enquêtes Emploi 2003 et 2004, Insee.

Insee Première N°1061 - janvier 2006
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